Éric Woerth : « Impôts, ne touchons surtout à rien »

Nicolas Prissette
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Le 8 juillet à Paris.
LTD/ JOLY VICTOR/ABACA

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Le 8 juillet à Paris.
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LA TRIBUNE DIMANCHE - Le gouvernement Barnier s'apprête à rompre avec la politique fiscale d'Emmanuel Macron, en augmentant certains impôts. Est-ce un mal nécessaire pour redresser les comptes publics ?
ÉRIC WOERTH - La politique de l'offre a montré son efficacité. Notre majorité a baissé les prélèvements obligatoires de 60 milliards d'euros depuis 2017. Cela a contribué à réduire le chômage et à recréer des emplois notamment dans l'industrie. Qui peut vouloir casser cela ? Nous avons supprimé la taxe d'habitation et nous accepterions d'augmenter l'impôt sur le revenu ? C'est incohérent. Une telle contradiction ruinerait notre crédit aux yeux des Français. Et cela serait délétère aux yeux de nos partenaires européens comme de nos créanciers sur les marchés financiers. Il faut restaurer la confiance, c'est l'objectif le plus important. La stabilité nourrit la confiance.
Vous vous opposerez à toute hausse d'impôts ?
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N'ajoutons pas de l'agitation fiscale à la situation actuelle. Malgré les efforts menés, la France a toujours le taux d'impôts, de taxes et de cotisations le plus élevé au monde en pourcentage du PIB. Je préconise de ne surtout plus toucher à rien. Le mouvement de baisse des impôts peut être temporairement mis sur pause, on peut maintenir la dernière tranche de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, par exemple. Mais j'espère que la partie fiscale du projet de loi de finances sera la plus réduite possible.
Nicolas Prissette