Espérance de vie : des écarts considérables entre les riches et les pauvres

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En France, selon le seuil de pauvreté adopté, un individu est considéré comme pauvre quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 846 euros (seuil à 50 % du revenu médian) ou 1.015 euros (seuil à 60 %).
En France, selon le seuil de pauvreté adopté, un individu est considéré comme pauvre quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 846 euros (seuil à 50 % du revenu médian) ou 1.015 euros (seuil à 60 %). (Crédits : Reuters/Charles Platiau)
Les écarts de niveaux de vie au sein de la population française peuvent avoir un impact très visible sur l'espérance de vie des femmes et des hommes.

Les inégalités touchent également l'espérance de vie. Selon la dernière étude de l'Insee publiée ce mardi 6 février, les écarts d'espérance de vie en fonction des niveaux de vie (*) présentent de très fortes disparités. Ainsi, selon les résultats obtenus par les experts, les hommes les plus aisés vivent en moyenne 13 ans de plus que les hommes plus modestes. Et si l'espérance de vie à la naissance continue d'augmenter régulièrement, les différentes moyennes masquent souvent des écarts très marqués

| Lire aussi : Le FMI alerte sur l'explosion des inégalités

Des inégalités criantes

Les résultats de l'enquête de l'Insee sont particulièrement accablants. Parmi les personnes les plus aisées dont les revenus sont supérieurs à 5.800 euros par mois, les hommes ont une espérance de vie à la naissance de 84,4 ans. A l'inverse, les hommes qui font partie des 5% de personnes les plus modestes (niveau de vie moyen situé à 470 euros par mois sachant que le seuil de pauvreté se situe à 1.015 euros en France mesuré à 60% du niveau de vie médian, selon l'observatoire des inégalités ) ont une espérance de vie de 71,7 ans. Chez les femmes, l'écart est plus réduit. L'espérance de vie des femmes parmi les 5% de personnes les plus aisées atteint 88,3 ans contre 80 ans parmi les 5% les plus modestes, soit 8 ans d'écart.

Un meilleur état de santé

L'auteure de l'étude, Nathalie Blanpain, souligne dans le document que "le niveau de vie peut être la cause directe d'un état de santé plus ou moins bon, et donc d'une durée de vie plus ou moins longue". Les difficultés financières peuvent représenter un véritable frein pour l'accès aux soins. Le niveau d'études, le lieu de résidence et la catégorie socioprofessionnelle peuvent également jouer sur l'évolution de l'espérance de vie.

"Les cadres ont un niveau de vie élevé et sont moins soumis aux risques professionnels (accidents, maladies, exposition à des produits toxiques) que les ouvriers."

Les comportements à risques, en termes de santé, sont également plus fréquents chez les diplômés que chez les non-diplômés. D'après les résultats du baromètre santé 2016, 39 % des personnes âgées de 15 à 64 ans sans diplôme fument quotidiennement, contre seulement 21 % des diplômés du supérieur.

Enfin, l'étude rappelle qu'un mauvais état de santé peut entraîner un affaiblissement du niveau de vie. Une santé défaillante peut freiner la poursuite d'études, l'exercice d'un emploi, ou l'accès aux emplois les plus qualifiés.

| Lire aussi : L'inégalité d'accès aux soins, la première crainte des Français

Une espérance de vie supérieure en Occitanie

Là encore, il existe des disparités en fonction des régions. L'Occitanie et les Pays de la Loire se situent en tête du palmarès. En revanche, les Hauts-de-France, la Normandie et la région Grand-Est arrivent en bas de classement. L'organisme public explique que des différences culturelles (habitudes alimentaires), comportementales (consommation d'alcool, tabagisme...), environnementales (pollution...) ou encore des écarts liés aux offres de soins plus ou moins denses peuvent également jouer.

________

(*) Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation. Ce nombre dépend de la taille du ménage, ainsi que de l'âge des personnes qui le composent : il faut compter une unité pour le premier adulte, 0,5 unité pour chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus et 0,3 unité pour chaque enfant de moins de 14 ans. Pour calculer l'espérance de vie par niveau de vie, on a classé au préalable l'ensemble des personnes résidant en France, à un âge donné, de la plus pauvre à la plus aisée.

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Commentaires
a écrit le 07/02/2018 à 20:36 :
La discrimination par l'argent est la seule tacitement autorisée dans cette société. Rien n'a changé depuis l'invention de la monnaie.
Dans Timon d’Athènes de Shakespeare, ce passage puissant :
« Ce peu d’or suffirait à rendre blanc le noir, beau le laid, juste l’injuste, noble l’infâme, jeune le vieux, vaillant le lâche... Cet or écartera de vos autels vos prêtres et vos serviteurs ; il arrachera l’oreiller de dessous la tête des mourants ; cet esclave jaune garantira et rompra les serments, bénira les maudits, fera adorer la lèpre livide, donnera aux voleurs place, titre, hommage et louange sur le banc des sénateurs ; c’est lui qui pousse à se remarier la veuve éplorée. Celle qui ferait lever la gorge à un hôpital de plaies hideuses, l’or l’embaume, la parfume, en fait de nouveau un jour d’avril. Allons, métal maudit, ... “ et plus loin : « O toi, doux régicide, cher agent de divorce entre le fils et le père, brillant profanateur du lit le plus pur d’Hymen, vaillant Mars, séduc­teur toujours jeune, frais, délicat et aimé, toi dont la splendeur fait fondre la neige sacrée qui couvre le giron de Diane, toi dieu visible, et qui soudes ensemble les incompatibles... , toi qui parles par toutes les bouches et dans tous les sens, pierre de touche des cours, traite en rebelle l’humanité, ton esclave, et par ta vertu jette-la en des querelles qui la détruisent afin que les bêtes aient l’empire du monde. »
Réponse de le 08/02/2018 à 5:34 :
Merci, c'est beau comme de l'Antique. Vivent les Lettres.
Réponse de le 08/02/2018 à 20:56 :
@matins calmes
De rien très cher. Votre remarque me va droit au cœur. A la prochaine pour d'autres citations !
a écrit le 07/02/2018 à 17:26 :
Autre angle de vue.
En dehors de l’écart entre riches et pauvres qui est incontestable, il faut aussi noter une forme de double peine, puisque les conditions de travail comptent pour beaucoup dans l’état de santé et l’espérance de vie.

Que de progrès accomplis depuis le 19 e siècle ?
Un inventaire et comparatif des accidents : http://risquesprofessionnels2016.fr/
Rapport annuel : http://www.risquesprofessionnels.ameli.fr/fileadmin/user_upload/document_PDF_a_telecharger/brochures/Rapport%20annuel%20interactif%202016.pdf

- En 2016 une légère baisse des sinistres : 626227 accidents et 514 décès.
Page 73 l’évolution sur 2 décennies, page 74 les stats par région..
- Les progrès les plus importants, entre 1955 et 2005 les accidents sont passés de 1 Million à moins de 700000 par an, surtout entre 1975 et 1985.

Le secteur d’activités est bien sur primordial : le secteur le moins sinistré étant celui des CTN H
Activités de services 1, administrations, banques, assurances (11 AT pour 1 000 salariés) et le pire celui du Bâtiment CTN B avec 60 AT pour 1000 salariés.

De fait il y a des disparités, mais en France on ne craint rien puisque nous avons des politiques et organismes de protection qui étudient et mènent des actions. Pour preuve il suffit d’aller consulter les : HAS, DGS, CNAMTS, CARSAT, DARES, CGSS, DIRECCTE, DREAL, ANSES, ANACT, ARACT, INRS, IRSN , ANSP -INVS, Cire, ARS, CCMSA, DG, Irstea, AT-MP, CCTIRS, CATMP, CRPRP, DRRP, DPP, CTP, CTR, CTN-a,b,i, GAST, ACTA, ANCT, CNESST , RNV3P, RNV3P, SST, CCPP, DIRPHASS, DPP, INCA, SiST, CPPT, SCAAP, ADEREST, INSERM, OnapII, INPES, les branches professionnelles MSA, OPPBTP et annexes, RSI, les OPCA… Ce ne sont pas les études, les plans, les programmes, les commissions, les statistiques, les prospectives, les directives, PNST, PST, PAR, PRST, CNO,COG, CPOM, Fact, PSCAC, CPG, EvRP, ESPrI, Matgéné, les évaluations des maladies ou risques : MP, MCV, MP, TMS, RPS, BQA,… qui manquent.
S’il y a des redondances c’est normal, j’avoue m’être perdu dans la liste. Il semblerait qu’il n’y ait pas que moi.
Tous ces organismes produisent des statistiques et études, avec un bilan et des orientations (plus de 500 pages).

Certes on pourrait tout aussi bien demander leur avis aux quelques malheureux inspecteurs du travail ou aux préventeurs qui veillent au respect des lois et dispositifs et qui font ce qu’ils peuvent. Parfois, une simple directive européenne et le respect des normes internationales suffiraient et tout cet argent pourrait être restitué aux entreprises et aux salariés afin qu’ils puissent investir dans des formations et des moyens de protection.
Pour le moment, l’impression générale me fait encore penser à un sketch de Coluche « dites nous de quoi vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer ».
Ce qui nous renvoie quelque part à la notion de responsabilité et de qui l'assume ? pour éviter que ce soit la collectivité qui paye, ou parfois personne car à défaut de responsabilité des institutions les victimes sont parfois renvoyées par les «irresponsables» au vide sidéral (en physique quantique et astrophysique on peut éventuellement en espérer la naissance d’une étoile), ce qui fausse les stats.

Changement de méthode : dans le PRST3, il y a des objectifs et actions fort raisonnables qui « visent à développer la prévention ». (après tout ce temps on en est enfin arrivés à la conclusion que les mauvaises conditions de travail et la pénibilité peuvent tuer ou influer sur la santé et qu’il faudrait mieux éviter les risques. Que de progrès accomplis depuis le 19 e siècle !)
« Le second axe stratégique étant de favoriser une approche positive du travail et d’en faire un facteur de santé ». Cela relève un peu de la méthode Coué, pourquoi pas, cela peut réussir si le premier objectif est atteint.
Troisième axe, dénommé « axe support : renforcer les acteurs et les ressources et structurer le système d’acteurs pour une action plus efficace ». Ce qui consiste à créer des comités de pilotage (COPIL ), en lien avec les DIRECCTE, les MIRT, UDES, partenaires sociaux, etc… afin de mettre en application les orientations définies dans les COCT et CROCT.
A noter l’objectif N° 9 : la simplification ! (voir aussi Décret n °2016-1834)
a écrit le 07/02/2018 à 15:17 :
Tout ce verbiage pour nous démontrer qu'il faut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade.
a écrit le 07/02/2018 à 14:07 :
les riches comme les autres certains ils se sont noyés dans le pastis a 59 ans du vécu
a écrit le 07/02/2018 à 14:07 :
les riches comme les autres certains ils se sont noyés dans le pastis a 59 ans du vécu
a écrit le 07/02/2018 à 9:39 :
Comme cela on va stigmatiser certains " seniors" - A priori je devrai être mort. Donc maintenant les gens vont me classer dans les riches.....
a écrit le 07/02/2018 à 9:12 :
100 personnes détiennent la moité des richesses du globe, tant que nos politiciens appartiendront à ces gens là totalement déshumanisés il est évident que non seulement les conséquences seront toujours aussi dramatiques mais en plus ne pouvant qu'aller vers le pire comme on le constate tous les jours.

Merci pour cet article.
Réponse de le 07/02/2018 à 13:40 :
Non.Les 100 personnes les plus riches détiennent autant que les 50% les plus pauvres. Enfin si vous pensez que ça correspond à la moitié des richesses du globe c'est inquiétant.
Réponse de le 08/02/2018 à 13:36 :
Non plus pas de bol: "Huit hommes possèdent autant que la moitié de la population mondiale" https://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2017-01-16/huit-hommes-possedent-autant-que-la-moitie-de-la-population

Mon doigt est beau sinon ?
a écrit le 07/02/2018 à 7:33 :
Rien de bien , tous les monde sais que lorsque vous faite partis de la classe médian ou pauvre, votre espérance de vie est moindre, car le travail est differants ( souvent plus dure) , les conditions de vie sont plus difficile, donc au bout de compte vous vivez moins longtemps.....
a écrit le 07/02/2018 à 7:16 :
L’accès aux soins moindre ?Mais tout le monde en France actuellement à droit à la sécu et une complementaire gratuite !Ca signifie que en ce qui concerne les generalistes ,les specialistes ,les médicaments et toutes les analyses médicales ,la chirurgie ,le pauvre a les memes accés aux soins que le riche !C'est donc essentiellement un probleme d'hygienne de vie et de conduites à risques ............
a écrit le 06/02/2018 à 22:30 :
ma grand mère des gens ( modeste ) agriculteur elle vécu jusqu;à 104 ans très équilibrer
sans argent
Réponse de le 07/02/2018 à 0:20 :
Oui bien sûr...
La fameuse exception qui confirme la règle.
Argument implacable s’il en est.

Permettez moi donc d’avancer le mien, il est fort probable que votre grand mère eu atteint les 140 ans avec quelques sous de fortune.
Réponse de le 07/02/2018 à 11:52 :
mais leur nourriture était bien meilleure (anglais naturels)- l'air plus pur aussi etc....
a écrit le 06/02/2018 à 22:25 :
il faudrait aussi prendre en compte le "poids volumetrique" comme on dit dans le transport. La, on verrait bien que dans les regions de gros, l'esperance de vie est moindre. riche ou pauvre, le prix du pot de Nutella est le meme pour tous, celui des legumes aussi (et c'est meme beaucoup moins cher!!) Apres, chacun ses priorites...
a écrit le 06/02/2018 à 21:05 :
Merci Macron !
La suppression de l'ISF n'était certainement pas la priorité des priorités, pas plus que cirer les pompes à l'investissement étranger. C'est effectivement pas cette mesure qui va permette aux plus pauvres de mieux se soigner, de mieux manger, de mieux se chauffer, de pendre des vacances, ou le plus basique, de simplement retrouver un emploi !
Mais c'est une bénédiction pour les extrémistes, tous les extrémistes !
Accélérer la baisse du cout du travail enclenchée 2017 (hors CICE) par le gouvernement Hollande, était la priorité des priorités.
Parce que la priorité n'est plus d'appeler des investissements étrangers, depuis que la reprise est bien enclenchée (avant l'arrivé de Macron), mais plutôt de faciliter l'investissement des entreprises françaises. Et donc, pour cet effet, il fallait choisir d'abaisser le cout du travail le plus vite possible, puisque le cash arrivait plus vite que prévu (par Hollande et par Macron)
L'arnaque des "il manque 5 milliards dans la caisse n'aura pas tenu plus de 3 semaines, mais elle aura permise de bien se fâcher avec les armées. Belle réussite !
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La baisse du cout du travail est bien programmée, avec les 3 milliard par an de l'ISF qui vont manquer cruellement au budget, la baisse du cout de travail aurait pu être bien plus boostée, et donc l'investissement de nos entreprises facilité, et les exportations de nos facilitées, le plus vite possible.
La suppression de l'ISF, choix plus idéologique et que technique, même si ce gouvernement s'en défend, ne facilitera pas l'exportation de nos PME et ETI, n'empêchera pas que nos brevets soient industrialisés à l'étranger, pas plus les possibles défaillances de PME borderline, qui ne font pas, ou pas assez de bénéfices, et cette mesure n'aura aucun impact sur les modernisations et investissements nécessaires dans l'agriculture ou la filière bois, etc.
Le temps c'est de l'argent, c'est aussi des entreprises qui capotent ou qui souffrent, des chômeurs qui désespèrent, et une prochaine crise financière qui finira à arriver.
Et à ce moment là, les PME qui ne seront pas assez solides trinqueront.
L'ISF n'était donc pas une mesure prioritaire, elle n'apportera rien à court terme en terme d'emploi et de richesse, et rien ne prouve qu'à long terme ces milliards de cadeau donneront des résultats meilleurs pour notre économie qu'une accélération de 3 milliards par an en faveur de la réduction du cout du travail, le nerf de la guerre !
Mais ce gouvernement commence à payer l'addition de son mépris, pourvu que cela dure !
On peut dire qu'il apporter sa pierre sans détour à l'édifice "des écarts considérables entre les riches et les pauvres"
a écrit le 06/02/2018 à 19:55 :
... Et c'est préférable.
En effet, les pauvres ayant une plus faible contribution au pib que les riches, c'est d'un point de vue économique moins anxiogène si leur espérance de vie est moindre alors que les riches se démènent pour soutenir le cours du CAC 40.
De même , une mortalité accrue chez les personnes non qualifiée rend mécaniquement ce type de profil plus rare, ce qui provoque une pression à la hausse sur les salaires.
Il est temps que les pauvres laissent les élites décider pour eux, en effet ils manquent de recul face à des questions qui les dépassent,le fait qu'ils se focalisent sur la baisse de leur espérance de vie sans tenir compte des effets macro-économiques en témoigne.
Réponse de le 06/02/2018 à 21:01 :
L'espérance de vie des plus pauvres est-elle due au fait qu'ils ont une moindre contribution au PIB ou est-ce parce qu'ils sont pauvres que leur espérance de vie est moindre entraînant aussi une moindre contribution au PIB ? Logique imparable qui n'est pas sans rappeler le film de Charlie Chaplin "Les temps modernes" où règne un monde effrayant, mécanique, sans âme, reposant uniquement sur des considérations économiques ou boursières.
Réponse de le 06/02/2018 à 22:20 :
@X-File
Je vais tacher de répondre à votre question en adoptant un point de vue humain car l'économie doit être au service de l'homme et non pas l'inverse.
Certaines catégories de la population effectuent des métiers pénibles, qui à partir de 50 ans deviennent très éprouvants pour la santé. Ils se trouvent que ces métiers sont peu valorisés d'un point de vue salarial. Or il me semble que le bon sens voudrait qu'à partir de cet âge, on fasse jouer sa fibre entrepreneuriale, qu'on effectue une formation sur le numérique afin par exemple de monter une start-up sur les crypto-monnaies ou la voiture connectée.
Peut-être que ces gens pourraient également monter des algorithmes de trading haute fréquence pour optimiser leurs gains à la bourse.
Mais il ne le font pas. Pourquoi?
Il se trouve que les cadences tayloriennes des usines, les gestes répétitifs qui suivent un process bien pensé par les cols-blancs fournissent un cadre structurant pour ces ouvrier consciencieux.
Il ne faut pas croire que les process ne servent qu'à optimiser les cadences de production, elles permettent également de ritualiser et d'apporter un cadre sécurisant à la classe ouvrière ainsi que, n'ayons pas peur des mots, d'un certain confort intellectuel.
Les multinationales qui ont la bienveillance d'offrir un emploi, un toit à la France d'en bas travaillent durs pour limiter les effets secondaires de ces pratiques comme l'impact sur l’espérance de vie.
Ces mêmes multinationales doivent souvent verser dans l'optimisation fiscale, afin que l'Etat ne leur prive pas des moyens qui leurs permettraient de prendre soin de leurs salariés.
Réponse de le 07/02/2018 à 1:33 :
"car l'économie doit être au service de l'homme et non pas l'inverse." .. Je me suis étranglé de rire. MERCI à vous pour cet humour.
a écrit le 06/02/2018 à 19:50 :
Cela me semble être une constante....il n'y a rien de bien nouveau dans cette étude... c'était déjà le cas dans l'antiquité, au Moyen-âge, etc...il vrai que pour faire moins pauvre on permet aujourd'hui aux gueux des temps modernes d'avoir un smartphone...😂😁
a écrit le 06/02/2018 à 19:46 :
Et ce n'est pas le pouvoir actuel que va améliorer les choses...
a écrit le 06/02/2018 à 18:21 :
L’analyse de l’insee Est «  fausse »
Car le panel des données n’est pas variée mais ciblée par rapport aux résultats voulus.

Autour de moi ces 5 dernières années , il y a des hommes décédés de 40 à 55 ans

Votre courbe prend en compte que les gens en bonne santé

Quand on regarde le site de biotechnologie , on voit que la case 30 à 40 , hommes , il y a plus de morts.

A mon sens tout n’est pas noir ou tout n’est pas blanc , votre analyse manque de «  nuances » et de facteurs plus déterminants du «  vrai cliché de la France »


Mais ne vous inquiétez pas avant l’Insee il y a eu des études pour les assurances et la sécurité sociale d’ou Les décrets qu’in A eu droit en 2004

Les fameux outils predilectives
« ciblées « 

Les personnes qui travaillent au bâtiment et qui sont issus de la première vague d’immigration après 1968 ne dépassent pas 60 ans pour le reste les 45 ans ...

Votre analyse est «  incomplète « 

A moins que apporter pendant 30 ans des ressources à la France «  compte pour du beurre »?
Réponse de le 06/02/2018 à 18:53 :
Tres Belle analyse ok avec vous !!
a écrit le 06/02/2018 à 18:16 :
Oui, mais les riches avaient ce formidable traumatisme de devoir payer l'ISF.
Cette écrasante injustice est Dieu merci maintenant corrigée.
Réponse de le 06/02/2018 à 19:26 :
au venezuela, le probleme de l'isf ne se pose effectivement pas......... les gens sont des bons pauvres, bien socialistes, comme le preconisait lenine.............
dieu merci ca ne traumatise ni maduro, ni ses soutiens francais ( melanchon et hamon et tete)
la pauvrete pour tous, c'est maintenant, et c'est au venezuela!
a écrit le 06/02/2018 à 18:16 :
Oui, mais les riches avaient ce formidable traumatisme de devoir payer l'ISF.
Cette écrasante injustice est Dieu merci maintenant corrigé.
Réponse de le 07/02/2018 à 17:27 :
L isf etait un impot sur le mode de vie. Tu claque tout dns des vacances somptueuses a l etranger et tu evites l isf et les francais ta tva. Tu economise l argent sur lequel tu as déjà payé un impot sur le revenu et tu peux te retrouver à payer cet impot debile qui t incite à aller vivre ailleurs. Et le contribuable français sera encore perdnt.

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