Le FMI alerte sur l'explosion des inégalités

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Si certaines inégalités sont inéluctables dans un système économique fondé sur le jeu du marché, des inégalités trop fortes peuvent fragiliser la cohésion sociale, créer des clivages politiques et, à terme, freiner la croissance économique rappelle le FMI.
"Si certaines inégalités sont inéluctables dans un système économique fondé sur le jeu du marché, des inégalités trop fortes peuvent fragiliser la cohésion sociale, créer des clivages politiques et, à terme, freiner la croissance économique" rappelle le FMI. (Crédits : Reuters/Jas Lehal)
Lors d'une rencontre organisée le 2 février 2018 dans les locaux de France Stratégie, l'économiste du FMI Delphine Prady est venue dresser un constat alarmant sur l'évolution des inégalités dans le monde.

Les inégalités inquiètent les économistes du Fonds monétaire international (FMI). Lors d'une présentation du rapport intitulé "Fiscal monitor : tackling inequality" dans les nouveaux locaux de France Stratégie vendredi dernier, l'économiste Delphine Prady est revenue en détail sur l'évolution des inégalités dans le monde rappelant que leur creusement pouvait freiner la croissance économique. Ces inégalités se sont accompagnées "d'une plus forte concentration des richesses dans le top des revenus".

À l'heure où un collectif de vingt-quatre responsables d'ONG et d'économistes lance un appel ce lundi à Emmanuel Macron, au gouvernement et aux parlementaires pour qu'ils adoptent une loi contre les inégalités, au service de l'intérêt général, les moyens de lutter contre ces écarts de revenus sont plus que jamais d'actualité. 

Un accroissement des inégalités entre les pays

L'ancienne conseillère de François Hollande à l'Élysée a tenté de dresser un tableau nuancé de la situation. Elle a expliqué en préambule que si les inégalités mondiales, sans tenir compte des frontières nationales, ont tendance à baisser, elles se creusent dans la plupart des pays là où il existe des données robustes (94 pays pris en compte). Cette réduction au niveau global peut s'expliquer par un effet de rattrapage de grands pays émergents comme la Chine ou l'Inde. Mais l'experte souligne que les pays développés sont loin d'être épargnés par ce phénomène comme le soulignait il y a quelques mois l'OCDE. Au final, l'économiste explique que "le bilan est plutôt négatif".

> Lire aussi : Les inégalités de revenus à des niveaux records dans les pays développés

Le rôle des politiques de redistribution

Pour mieux appréhender l'évolution de ces inégalités, Delphine Prady a tenu à souligner le rôle essentiel des politiques publiques comme l'illustre le document de l'institution basée à Washington.

"Les écarts d'inégalités entre les groupes économiques et dans le temps sont en grande partie imputables aux différences de politiques budgétaires de redistribution".

Dans la plupart des pays développés, les politiques de redistribution via la fiscalité et les transferts sociaux peuvent diminuer les inégalités de revenu d'un tiers en moyenne, "les trois quarts de cette réduction provenant des transferts". Les innovations technologiques qui favorisent souvent les plus qualifiés peuvent être un facteur prépondérant ajoute Gaël Giraud, chef économiste à l'agence française de développement (AFD) également présent lors de la présentation.

Dans les économies émergentes ou à faible revenu, la redistribution budgétaire est nettement plus limitée en raison d'une économie informelle plus présente et une structure administrative parfois absente pour lever l'impôt. Par ailleurs, la spécialiste signale que "la progressivité de l'impôt est en baisse parce qu'il y a une baisse des taux marginaux sur les revenus supérieurs". Mais ce n'est pas le seul indicateur à prendre compte, "on a constaté dans le même temps, une baisse de l'impôt sur les sociétés". Pour M.Giraud, "le rôle de la redistribution fiscale s'est affaibli".

Par ailleurs, si certaines voix expliquent que la progressivité de l'impôt pourrait constituer une entrave à la croissance économique, Delphine Prady répond que "la recherche conduite au sein du Fonds montre qu'il n'y pas de lien entre un impôt plus progressif et une moindre croissance".

Relever les taux marginaux sur les hauts revenus

Parmi les propositions exprimées par les équipes de l'organisation internationale figure entre autres une hausse des taux marginaux sur les hauts revenus.

"Les pays développés dont l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) est relativement peu progressif ont peut-être la possibilité de relever les taux marginaux d'imposition supérieurs sans entraver la croissance économique. Différents types d'impôts sur la fortune peuvent aussi être envisagés."

Une suggestion qui va à l'encontre de l'actuelle politique fiscale d'Emmanuel Macron. En effet, les économistes de l'Observatoire des conjonctures économiques (OFCE) ont indiqué dans une récente étude que les mesures fiscales et budgétaires décidées par l'exécutif devraient "être en 2018 largement au bénéfice des 2% de ménages du haut de la distribution des revenus qui sont ceux qui détiennent l'essentiel du capital mobilier".

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> Lire aussi : Budget 2018 : les mesures profiteront davantage aux riches, selon l'OFCE

 Les chercheurs déplorent également le manque à gagner que représentent l'évasion fiscale et la fraude pour les finances publiques. "De nombreux pays devraient s'attacher à réduire les possibilités de fraude et d'évasion fiscales." Ils recommandent également de recourir à une fiscalité plus importante sur le capital.

"Les revenus du capital sont répartis de manière plus inégale que ceux du travail. Leur part dans le total des revenus a augmenté au cours des dernières décennies. Ils sont souvent taxés à un taux plus bas (et en recul) que les revenus du travail. Une taxation suffisante des revenus du capital s'impose pour protéger la progressivité globale du système de l'impôt sur le revenu,"

Lire aussi : 1000 milliards d'euros : le coût de l'évasion fiscale dans l'Union européenne

Le revenu universel en débat

Face à la menace des inégalités, les économistes de l'institution internationale ont également mené des réflexions sur le revenu universel de base non sans difficulté.

"Il y a beaucoup de débats au FMI, nourris par un manque de cadrage conceptuel" rappelle Delphine Prady.

Elle a ainsi évoqué quelques arguments des partisans et opposants de ce dispositif.

"Les avocats du revenu universel indiquent que c'est un meilleur outil que les transferts sociaux mis en place".

Elle évoque ainsi le cas des taux de non-recours parfois élevés de dispositifs d'aide. A cet égard, "l'expérimentation du RSA est en partie un échec" ajoute M.Giraud. L'argument de la dignité est également un facteur moins évoqué, mais que l'on doit prendre en compte pour comprendre ce faible recours selon l'économiste. Les partisans du revenu universel font également valoir que face à l'automatisation du travail et la perte de revenus qui en découle, le revenu de base pourrait être un instrument efficace pour lutter contre la paupérisation des actifs.

> Lire aussi : Le revenu de base (3/3) : une utopie réaliste ?

Pour les opposants, le coût élevé du revenu universel pourrait remettre en cause la faisabilité du projet. "Les adversaires du revenu universel jugent aussi problématique la déconnexion du revenu et de l'activité". Enfin, cet outil pourrait représenter une désincitation au travail selon les contempteurs du projet.

Des efforts sur les politiques de santé et d'éducation

Les autres leviers mis en avant par le FMI concernent les investissements dans l'éducation et la santé qui peuvent contribuer à baisser les inégalités de revenus à moyen terme.

"Pour autant, les services d'éducation et de santé de nombreux pays présentent encore de grosses lacunes".

L'étude du FMI souligne que des écarts de scolarisation considérables subsistent entre les différentes catégories socioprofessionnelles dans la plupart des pays en développement.

Au niveau de la santé, le constat est également accablant. Dans les pays développés, des écarts significatifs d'espérance de vie apparaissent entre ceux qui font des études supérieures et ceux qui ont fait des études secondaires ou inférieures. Gaël Giraud explique à ce sujet que 'les sociétés inégalitaires sont des sociétés où tout le monde est malade". Face à ce constat, les chantiers pour réduire les inégalités paraissent immenses.

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Commentaires
a écrit le 08/02/2018 à 0:39 :
En Grèce du moins, le FMI fait de son mieux pour que les inégalités et pa pauperisation atteignent leur maximum
a écrit le 07/02/2018 à 12:43 :
C'est l'arroseur arrosé. Le FMI dénonce ce dont il est en grande partie, responsable...
a écrit le 06/02/2018 à 20:18 :
La société malade ça arrange qui ?
Ça fait du travail pour tous :
Société numérique , fmi( les economimistes)

S’il n’y avait pas d’inégalité , il n’y aurait pas de «  croissance » pour les riches.


Ce n’est pas «  aujourd’hui «  qu’on va refaire le monde.

Il n’y a aucune solution à la misère et les inégalités

La preuve c’est la France.
a écrit le 06/02/2018 à 19:00 :
Le FMI fere biens d emparler a macron le president de la distribution pour les riches pris aux classes laborieuse et retraitees Avec macron là future misère plus grave j au votez macron je Me suis trompe ?
Réponse de le 06/02/2018 à 21:00 :
C'est quoi comme verbe "fere et emparler".
a écrit le 06/02/2018 à 13:56 :
La politique de redistribution, ça marche, la preuve, 1% de la population possède 80 % de la richesse mondiale. De notre coté Macron donne 5 milliards aux actionnaires et tape sur les retraités et autres catégories de salariés. Le monde ne tourne pas rond, et ça s'aggrave de plus en plus.
a écrit le 06/02/2018 à 12:59 :
Assez phénoménal... "alerter" sur le principe même du capitalisme (concentration du capital, donc, du pouvoir) ALORS que l'on en est en grande partie responsable, moi, je dis : "bravo".
a écrit le 06/02/2018 à 12:25 :
"leur creusement pouvait freiner la croissance économique" Ouh, j'ai eu peur, les inégalités allaient elles être un probleme pour la survie des plus pauvres, point du tout bonnes gens, rassurez vous, c'est la croissance qui est à risque. Les sans dents peuvent bien crever si la croissance continue. Formidable. A gerber....
a écrit le 06/02/2018 à 11:10 :
Le FMI, cette institution financière publique/privée qui impose des plans d'austérités aux citoyens du monde, qui menace les politiques sociales, je repense aux annonces du gouvernement de relever les minima sociaux et le lendemain le FMI de prévenir la France qu'elle "ne doit pas se perdre" et voilà maintenant qu'elle nous fait croire s'intéresser aux inégalités de ce monde.

Quel naïf pour y croire ?

Le revenu universel est loin d'être une panacée, on peut s'amuser à en compter les effets néfastes néanmoins, au sein de notre système économique encore plus absurde, encore plus inhumain, binaire, il est la seule solution pour que les financiers continuent de piller les états étant donné que sans ça ils sont perdus.

Mais bon si ces gens avaient la moindre once d'intelligence ça se saurait hein...
Réponse de le 06/02/2018 à 16:42 :
Non parce que je ne pense pas que le revenu universel doit être versé à tout le monde, c'est complètement stupide, seulement à ceux qui touchent moins par mois.

Vous êtes tellement approximatif que vous permettez un grand nombre de réponses possibles, vous ne pouvez pas avoir que des défauts non plus.

Bon je vous ai signalé par principe sinon hein...
a écrit le 06/02/2018 à 11:10 :
Le FMI, cette institution financière publique/privée qui impose des plans d'austérités aux citoyens du monde, qui menace les politiques sociales, je repense aux annonces du gouvernement de relever les minima sociaux et le lendemain le FMI de prévenir la France qu'elle "ne doit pas se perdre" et voilà maintenant qu'elle nous fait croire s'intéresser aux inégalités de ce monde.

Quel naïf pour y croire ?

Le revenu universel est loin d'être une panacée, on peut s'amuser à en compter les effets néfastes néanmoins, au sein de notre système économique encore plus absurde, encore plus inhumain, binaire, il est la seule solution pour que les financiers continuent de piller les états étant donné que sans ça ils sont perdus.

Mais bon si ces gens avaient la moindre once d'intelligence ça se saurait hein...
a écrit le 06/02/2018 à 11:03 :
Les inégalités sont voulus par tous les gouvernements du monde.

Ils veulent se débarrasser des «  indésirables , des misérables « ...
a écrit le 06/02/2018 à 10:21 :
J'observe qu'un député marcheur considéré qu'être SDF et dormir dehors en hivers est un choix, donc tout va bien. Personnellement, je considère que ces SDF sont un marqueur de la pauvreté d'un pays, faudrait-il que je mette des lunettes Monsieur le Député?
Réponse de le 07/02/2018 à 1:05 :
Le premier ministre a fait une maraude auprès des SDF avec le samu social parisien la nuit dernière.

Faute de mieux, il leur a recommandé de bien se couvrir pour ne pas prendre froid...

C'est 'y pas chou de sa part?
a écrit le 06/02/2018 à 9:59 :
"Elle évoque ainsi le cas des taux de non-recours parfois élevés de dispositifs d'aide. A cet égard, "l'expérimentation du RSA est en partie un échec" ajoute M.Giraud".

La raison :

Novembre 2009 :

Un vent de panique est en train de souffler sur le Revenu de solidarité active (RSA) avec l’arrivée récente, selon les départements, des déclarations trimestrielles permettant de toucher ce revenu. Quelques personnes éligibles au RSA m’ont envoyé leur déclaration et, vérification faite, une subtile taxe a été mise en place, qui concerne tous les éligibles au RSA, qu’ils soient d’ex-RMistes, allocataires de l’allocation de parent isolé (API) ainsi que des salariés pauvres touchant une partie du RSA. En fait, ce mode de financement masque une taxation que le site Internet du Haut commissariat aux solidarités actives contre la pauvreté a été récemment contraint de mettre au jour. Le Haut commissariat a en effet été obligé de mettre en ligne, le 2 octobre, une réponse aux « inquiétudes [qui] se sont récemment manifestées sur le formulaire de demande du RSA à propos de la déclaration des revenus d’épargne » . La confirmation des inquiétudes des allocataires du RSA , une information qui a peu circulé ces dernières semaines, suscite quelques remous dans les CAF : « Oui les revenus de l’épargne quelle que soit la forme de cette épargne sont pris en compte au même titre que les autres revenus perçus par le foyer (salaires, pensions, retraites, etc.) » , avoue le Haut commissariat (voir aussi l'encadré ci-dessous). Cette disposition, qui ne figure pas sur le formulaire de demande RSA, et qui est inscrite dans la rubrique 041 (autres revenus) des déclarations trimestrielles, concerne tous les livrets, y compris le livret A, et donc la petite épargne utilisée par les personnes les plus précaires qui ne peuvent avoir accès au système bancaire classique.

Cette taxation des ressources des allocataires au RSA est très perverse : Par exemple, elle consiste à déduire du RSA 3 % du montant de l’indemnité de licenciement que vient de percevoir une personne au chômage. Et si cette somme a été déposé, par exemple sur un livret A, 4 % seront déduit du RSA.Explication : une personne au chômage éligible au RSA vient de percevoir une indemnité de licenciement s’élevant à 10 000 euros. La caisse d’allocations familiales déduira du RSA 3 % des 10 000 euros, soit 300 euros, soit 25 euros mensuels. Ôtez ces 25 euros sur les 447 euros (maximum) que peut percevoir une personne seule sans emploi alors que le seuil de pauvreté est évalué à 817 euros, et vous avez une (petite) idée de la situation de grande pauvreté qu’est en train de provoquer cette discrète taxation des revenus des pauvres qui sert finalement à financer… le RSA. On peut rappeler que ce principe s'applique dorenavant à l'APL.Pour calculer le montant des APL, les seuls revenus ne suffiront bientôt plus. Les résidences secondaires, livrets d’épargne et autres produits financiers pourraient être inclus dans la base de calcul dès le 1er octobre 2016.
a écrit le 06/02/2018 à 9:30 :
regardons en france la nouvelle CSG 1,7% ne s'adresse qu'aux petits revenus
ex un contribuable a 40% ne paie que 1.02 de csg ,,,????? deputes LREM j'espere que dans vos permanences vous allez vous faire secouer
a écrit le 06/02/2018 à 8:22 :
France stratégie, eux qui voulaient faire payer une taxe aux propriétaires de leur habitation et qui ont trouvé une autre astuce. Supprimer la taxe d'habitation et augmenter de ce fait la taxe Foncière payer par les propriétaires.
Réponse de le 06/02/2018 à 9:10 :
en quoi taxer les proprietaires est un mal ? la Suisse le fait, et c est pas vraiment un pays communiste (et le niveau de vie ou la perf economique y est nettement superieur a la france)


Si vous achetez pour 200 000 € un logement, vous ne payez pas d impots. si par contre vous achetez d actions, vous vous faites taxer sur les dividendes qui paierons le loyer. Pourtant quelle est la meilleure option pour la france ? investir dans le parpaing des annees 60 ou dans l industrie ??
Réponse de le 06/02/2018 à 10:49 :
si vous achetez un appart de 200k€ vous payez avant même d'avoir pu mettre un pied dans votre appart 16k€ de frais de notaire qui vont pour 90% dans la poche de l'état ;)
Réponse de le 06/02/2018 à 11:13 :
@cd: quand vous investissez 200000€, ces revenus ont déjà été imposés. Pourquoi payer encore un impôt sur le seul critère de la propriété?
Quand les actionnaires perçoivent des dividendes, ce sont de nouveaux revenus supplèmentaires qui doivent être assujettis à l'impôt .
Réponse de le 07/02/2018 à 8:46 :
J'ai entendu parler plutot d'une taxe inondation a payer en fonction du nombre de personnes du foyer.Mais nous aurons probablament les deux sinon plus.
a écrit le 06/02/2018 à 7:33 :
J'ai arrêté de lire l'article à partir de :"L'ancienne conseillère de François Hollande à l'Élysée". Si c'est sa seule gloire, il n'y a pas de quoi être fière. Le point de vue de cette personne est sans intérêt. Hollande avec sa bande d'hystériques des impôts, on a vu le résultat.
Réponse de le 06/02/2018 à 7:59 :
Calmez-vous ! Cette personne, objet de votre colère, n’est que porteuse d’un groupe de pensée , Elle parle au nom du FMI, et non pas en son nom propre .. D’ailleurs , on peut se demander si vous avez plus un problème personnel avec cette dame, ou si vous pensez que l’accroissement infini des inégalités constitue la planche de salut de l’économie mondiale ? Et quel que soit le qualificatif dont vous l’affubleriez, cela ne démontrera pas l’ineptie éventuelle de ses analyses . Tous les gens porteurs d’idées contraires à votre opinion, ne seraient que des imbéciles ?
a écrit le 06/02/2018 à 7:27 :
Mais pourquoi toujours stigmatiser ceux qui gagnent de l'argent ?
Même avec 6,000€ net par mois, cela ne fera pas de vous quelqu'un de riche (du moins pas à pzris) avec un prix de 12;000€ le m2, il faut près d'un million pour un appartement (150 mois de ce "salaire de riche")

bref les riches actuels sont ceux qui possèdent la rente immobilière. Il faut d'urgence sortir de cette bulle (prix a diviser par deux à minima)
pour cela contrôle airbnb, taxe, limite d'endettement (minimum 30% d'apport, 20 ans maximum)
Réponse de le 06/02/2018 à 9:16 :
a 6000 €/ mois vous devez etre dans les 2-3 % de francais les mieux payé. apres c est evident que ca ne fait pas de vous un riche si vous avez pas la chance d etre un heritier. Ce qui montre d ailleurs l impact pervers de l heritage : votre niveau de vie depend plus de ce qu etait papa que de votre merite propre

En ce qui concerne l immobilier, il faudrait surtout arreter le robinet a subvention : Pinel, PTZ et a terme APL. Ca va deja pas mal refroidir la bulle. apres on peut evidement limiter la duree des credits (20 ans est deja beaucoup) et responsabiliser les banques en faisant comme aux USA: si l empreunteur rend la maison, le credit est considere comme remboursé. du coup aucune banque va preter sans prendr eune bonne marge (le CA considerait le marche francais comme surrevalue d au moins 20 %). Et il reste le plus dur: tant que le francais moyen revera d etre proprietaire et verra ca comme l alpha et l omerga de sa vie, on aura un comportement nefaste economiquement
Réponse de le 06/02/2018 à 13:18 :
Néfaste économiquement, mais réaliste au plan stratégique : l’Etat peut prendre 5% de tous les comptes bancaires du jour au lendemain. Pour les appartements ou maisons ce sera plus difficile...
Réponse de le 07/02/2018 à 1:32 :
Les riches, c'est très bien quand ils payent des impôts à hauteur de leurs revenus, de tous leurs revenus cumulés.

Il n'est pas utile de les imposer sur leur capital immobilier, tant qu'il ne leur rapporte rien, mais s'il leur rapporte un revenu, il doit être inclu dans le revenu imposable.

Le cancer de nos finances publiques c'est un taux marginal d'imposition qui s'est effondre pour les plus haut revenus. Pendant les 30 glorieuses il n'est jamais descendu en dessous de 60%, avec une pointe à 81% en 1967 , alors qu’aujourd’hui il est de 45%.
Pas étonnant que l'état soit déficitaire et endetté.

D'autre part, on a pu mettre en évidence que le taux réel d'imposition actuel s'effondre de plus de 10% pour les 5% les plus riches.

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