Fin de la Sécurité sociale étudiante : un gain de pouvoir d'achat "à nuancer"
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Bientot une carte vitale a vie
© Regis Duvignau / Reuters
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Bientot une carte vitale a vie
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Les étudiants vont voir leur pouvoir d'achat augmenter (un peu). A compter du 1er septembre, les étudiants seront désormais rattachés au régime général de la Sécurité sociale, conformément à la loi sur l'orientation et la réussite des étudiants (ORE). Autrement dit, ils n'auront plus à s'acquitter de la cotisation annuelle de 217 euros à une Sécurité sociale étudiante. Dans un premier, cela concernera d'abord les nouveaux arrivants, avant une généralisation en 2019 à l'ensemble des étudiants.
Ce régime, mis en place après guerre alors que la France ne comptait que 150.000 étudiants, n'était tout simplement plus adapté à la situation actuelle : en cette rentrée, ils sont près de 2,7 millions à être inscrits dans l'enseignement supérieur. Sur l'antenne de France Info dimanche, Jimmy Losfeld, le président de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), a parlé d'un "choc de simplification".
D'après les estimations de la Fage, le rattachement des étudiants au régime général de la Caisse nationale d'assurance maladie représente un pouvoir d'achat supplémentaire de 100 millions d'euros pour près d'un million d'étudiants. Pour autant, les étudiants non-boursiers vont devoir s'acquitter de la redevance de 90 euros au titre de la Contribution vie étudiante et de campus (CVEC), collectée par les Crous, servant à financer des politiques de prévention et d'éducation à la santé, entre autres.
Malgré cette bonne nouvelle, la rentrée 2018 coûtera tout de même 1,31% plus cher que celle de l'année dernière, qui était déjà en hausse (+2,09%), rappelle le syndicat étudiant Unef. En cause : l'augmentation de frais de scolarité dans de nombreux établissements de l'enseignement supérieur et la hausse des loyers dans de grandes villes universitaires comme Paris (+0,73%), Lyon (+2,85%) ou Poitiers (+2,5%).
Après avoir perçu l'ensemble des aides (bourses, APL, etc.), le reste à charge mensuel moyen pour un étudiant est de 837,72 euros, en hausse de 129,59 euros, a calculé l'Unef.
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Le régime de Sécurité sociale des étudiants, délégué en 1948 à la Mnef, devenue la LMDE, puis, à partir de 1972, à une dizaines de mutuelles régionales, proposaient par ailleurs des offres de complémentaires santé. Mais ces dernières années, le Sénat, la Cour des comptes ainsi que l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir ont pointé du doigt les nombreuses défaillances des mutuelles étudiantes.
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En 2015, le Défenseur des droits avait notamment mis en avant dans son rapport les délais déraisonnables de remboursement des mutuelles étudiantes, les retards conséquents dans l'envoi des cartes vitales (sans parler des doublons), ainsi qu'une communication lacunaire des mutuelles, laissant "la moitié des démarches entreprises par les étudiants sans réponse". Conséquence : de nombreux étudiants ont tout simplement renoncé à se soigner, faute de moyens financiers.
(avec AFP)
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