Le coût de la vie étudiante toujours plus élevé (Unef)

 |   |  409  mots
La rentrée 2018 coûtera 1,31% plus cher que celle de l'année dernière, qui était déjà en hausse (+2,09%), selon l'enquête annuelle de l'Unef.
La rentrée 2018 coûtera 1,31% plus cher que celle de l'année dernière, qui était déjà en hausse (+2,09%), selon l'enquête annuelle de l'Unef. (Crédits : Reuters)
Loyers trop élevés, transports en commun onéreux : le coût de la vie continue d'augmenter pour les étudiants à quelques semaines de la rentrée universitaire, s'inquiète le syndicat étudiant dans un rapport publié ce lundi 20 août 2018.

La rentrée 2018 coûtera 1,31% plus cher que celle de l'année dernière, qui était déjà en hausse (+2,09%), selon l'enquête annuelle de l'Unef. Pour plus de la moitié des étudiants (56%), cette hausse dépasse le niveau de l'inflation, estimée en juin à 2% sur un an, souligne le rapport dévoilé par RTL. [à retrouver dans son intégralité en bas de l'article]

Après avoir perçu l'ensemble des aides (bourses, APL, etc...), le reste à charge mensuel moyen pour un étudiant est de 837,72 euros, en hausse de 129,59 euros, a calculé l'Unef.

Pour améliorer les conditions de vie des étudiants, le syndicat réclame notamment la revalorisation de 20% des bourses et des APL - gelées en 2018 - et l'élargissement du système d'aides alors que 73,5% des étudiants en sont exclus.

Le loyer, 54 % du budget

Les deux principaux facteurs de la hausse sont l'augmentation des prix des loyers - 54% du budget étudiant - et des transports en commun. Huit villes universitaires cumulent les deux phénomènes: Lille, Nantes, Toulouse, Lyon, Saint-Etienne, Nancy, Angers et Rouen.

Paris reste la ville qui présente des loyers étudiants aux tarifs les plus prohibitifs (830 euros mensuels en moyenne pour la rentrée 2018/2019) mais la hausse est plus contenue dans la capitale (+0,73%) que dans d'autres villes comme Nanterre (+4,90%), Le Havre (+3,07%) Lyon (+2,85%) ou Poitiers (+2,50%).

Aussi l'Unef réclame le retour de l'encadrement des loyers à Lille, annulé en octobre 2017 par le tribunal administratif, et son extension à toutes les villes universitaires.

46 % des étudiants contraints de travailler en parallèle

A Paris, où l'encadrement des loyers a également été annulé par la justice, la municipalité a déjà annoncé son souhait de le rétablir dans le cadre de la loi logement dite Elan, portée par le gouvernement et qui prévoit de laisser la possibilité aux collectivités d'expérimenter la mesure pendant cinq ans.

Côté transports, dix agglomérations (incluant l'Île-de-France) pratiquent des tarifs supérieurs à la moyenne nationale de 269,49 euros. A Tours, Rennes, Lyon, Dijon et Lille, l'abonnement avoisine ou dépasse les 300 euros. Le syndicat étudiant demande la mise en place dans ces villes de demi-tarifs étudiants "plus conséquents".

Près de la moitié des étudiants (46%) sont contraints de travailler en parallèle de leurs études, ce qui est la première cause d'échec à l'université, rappelle aussi l'Unef.

--

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/08/2018 à 20:37 :
Perso quand j'ai fais mes études de gestion en 2005-2008, j'ai eu une bourse annuelle de 2000€, avec un père petit artisans qui touchait les alloc handicapé faute d'activité suffisantes et une mère femme de ménage dans les écoles. Classe pauvre quoi, juste 2000 l'an, tout ça payait une seule chose, les frais de scolarité du CNED et qqe heures de soutien sur certaines matières. Les bourses une fois payées les frais de scolarité dans le publique, elles fondent vite, dans le privé il n'y en a pas, du moins pas à mon époque, mon papier disait que non.
Par contre le plus gros pb, ça a été les paiements, tj en retards de 1-2 mois, parfois en paiements partiels, aujourd'hui ils parlent de pb informatique (tous les ans comme même) à mon époque, ils nous avaient dit qu'ils n'avaient pas les fonds, car la dette était trop importante... à la même époque, pour l'équivalent du trou manquant dans le budget des bourses, on a restaurés nous même angkor vat... les paiements des frais de scolarité mensuels eux étaient toujours prélevés, tranquille, vive les agios... Une année la commissaire européenne leur a donnée un ultimatum, soit payer les 40Me manquant dans le budget des bourses ou payer une amende de 40Me, devinez ce que le gouvernement à préférer faire, l'amende, payée en 1 semaine... Merci BFM radio, quel plaisir fut l'émission avec cette commissaire... N'avoir confiance en personne et surtout de son propre pays, la plus grande leçon de mes études.
Réponse de le 21/08/2018 à 6:53 :
C'est bien d'ouvrir les yeux.
On nomme cela le principe de realite.
Perso, lors d'une visite obligatoire des charniers de 1914/18, a l'age de 16 ans m'etait venu une question: Comment un pays peut-il envoyer a la casse toute sa jeunesse? Et avant le napo qui a reduit la populationdu pays a son tiers.
Ne jamais croire les politiques. Si vous voulez du changement, faites le vous meme.
Bonne chance.
a écrit le 20/08/2018 à 19:25 :
L'allocation de rentrée scolaire est bien trop importante pour les familles. Pour la deuxième année on voit dans un reportage télévisé une mère de famille avoir un excédent d'argent et de déclarer, qu'elle s'en servira soit pour acheter des vêtements, ou pour inscrire son enfant dans un club de sport. Donc elle utilise cette allocation scolaire a des fins extra scolaire . C'est impensable une telle situation sachant que ces familles ne payent aucun impôt.
Réponse de le 20/08/2018 à 20:13 :
payent comme même la tva, 1er ressources fiscale de l'Etat et possiblement les impôts locaux, équivalent quand j'en payaient aux impôts directs.
Donc ces gens payent des impôts.
Réponse de le 21/08/2018 à 8:55 :
Soyons clair, ces familles paient certes des impots mais recoivent de l etat nettement plus que ce qu elle paient (ce qui est en soi logique).
Le probleme n est pas la. Cette allocation de rentree ne sert pas a eduquer les enfants mais a tout autre chose (achat de maillot de foot ou de TV).
Il serait plus logique de la supprimer et d utiliser l argent pour offrir des cours aux enfants. Cerise sur le gateau, ca eviterai d inciter les gens a avoir des gosses pour toucher les allocs (allocation braguette)
a écrit le 20/08/2018 à 17:38 :
"et l'élargissement du système d'aides alors que 73,5% des étudiants en sont exclus".

Et la raison ?
Réponse de le 20/08/2018 à 20:10 :
ces chiffres et faits sont repris à la chaine par les journaux, pas vu un seul expliquer de quoi ils parlaient. Si ça se trouve, c'est le chiffre des APL comparé au total des étudiants, hors tous les étudiants ne partent pas de chez leurs parents pendant leurs études, ça relativiserait les choses ou pas.
a écrit le 20/08/2018 à 17:36 :
il faut garder les ressources pour des gens qui se forment pour avoir un travail, pas pour des gauchistes qui veulent aller faire la revolution dans des facs d'ultra neo gauche, genre histoire, philo, socio, sciences de l'education, avant de devenir syndicaliste, de manifester, et pour les chefs, de devenir politiciens dans des partis d'ultra gauche qui assureront leur rente ' ad vitam eternam' avec l'argent public
a écrit le 20/08/2018 à 15:55 :
Au contraire, ils devraient demander l arret des APL et du Pinel qui ne font que faire monter les prix (si je suis proprio et que je sias que mon locataire recupere 100 € de plus, je vais pas me gener pour augmenter mon loyer de 100 e)
L argent economise par l arret des subvention de l immobilier soit investi dans la creation de cite universitaire ou encore plus revolutionnaire par la delocalisation des universites hors de paris et autres villes hors de prix. Je sais qu on a essaye avec l ENA et que les pauvres enarques ont hurle a la deportation quand on leur a demande d aller a Strasbourg .... Mias avec un peu de volonte on doit pouvoir y arriver. Qu on laisse Paris a Air B&B et aux JO
a écrit le 20/08/2018 à 13:45 :
L'UNEF!!!!!! quel blague de la part des islamogauchistes

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :