Finances locales: les collectivités sont-elles vraiment épargnées par l'effort de 10 milliards d'euros ?
César Armand
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... toriales, Caroline Cayeux, est moins affirmatif... Explications.
En pleine campagne, les annonces du président-candidat et de son équipe avaient pris de court les élus locaux. Après avoir baissé les impôts de production de 10 milliards d'euros fin 2020 puis fin 2021, Emmanuel Macron avait annoncé vouloir les réduire encore. Comment ? En supprimant la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour toutes les sociétés concernées.
La CVAE est due par toute personne physique ou morale qui réalise plus de 500.000 euros de chiffre d'affaires hors taxe. Tout associé d'une société civile professionnelle et de moyens ou tout membre d'un groupement de professions libérales dont le chiffre d'affaires est supérieur à 152.500 euros est également redevable. Une annonce confirmée par la Première ministre Elisabeth Borne lors de son discours de politique générale du 6 juillet dernier.
Et ce alors que la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises rapporte 7 milliards d'euros aux blocs local - communes et intercommunalités - et départemental. « Ils seront compensés à l'euro près », assurait, à l'époque, Laurent Saint-Martin, alors député (LREM) du Val-de-Marne, rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale, « relais » fiscalité locale de l'équipe de campagne, avant d'être battu aux élections législatives.
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De la même façon qu'à défaut d'une grande loi sur la refonte de la fiscalité locale, telle qu'annoncée par le gouvernement Philippe au début du premier quinquennat, « le chantier de la contractualisation sera rouvert par le prochain gouvernement si le président de la République est réélu », avait alors fait savoir, début mars, Olivier Dussopt, ministre des Comptes publics, dans La Gazette des Communes.
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