Les entreprises savent enfin à quelle sauce elles vont être mangées. Le gouvernement a présenté ce jeudi le projet de loi de finances (PLF) et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour l'année 2025.
Le 22 septembre dernier, le Premier Michel Barnier avait prévenu que « certaines grosses entreprises » seraient appelées à « contribuer à l'effort national de redressement » des finances publiques. Ce jeudi, le ministre du Budget, Laurent-Saint-Martin, a confirmé, devant la presse, que serait demandé « un effort de justice et de solidarité porté par des contributions exceptionnelles, temporaires et ciblées sur les ménages et les entreprises qui le peuvent ». Se voulant néanmoins rassurant, il a assuré que cette hausse d'impôts « touchera[it] quelques centaines de groupes sur les quelque 4,5 millions d'entreprises en France ».
Il s'agit donc d'une contribution exceptionnelle qui « ciblera les entreprises réalisant un chiffre d'affaires supérieur ou égal à 1 milliard d'euros, soit environ 400 entreprises », précise le projet de loi de finances. Le Premier ministre avait pourtant déclaré jeudi dernier qu'elle ne concernerait que quelque « 300 entreprises ».
Cette hausse d'impôts s'appliquera sur les bénéfices réalisés en France en 2024 et 2025, « avec un taux réduit de moitié à mesure que des mesures structurelles d'économies prendront le relais ». Deux niveaux d'imposition sont prévus : « 20,6 % de l'impôt sur les sociétés dû au titre de 2024 pour les entreprises dont le chiffre d'affaires est supérieur ou égal à 1 milliard d'euros et inférieur à 3 milliards d'euros et 41,2% pour celles qui atteignent au moins 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires ».