Fitch : les principales réactions à la dégradation de la France
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L’agence de notation Fitch a dégradé, vendredi 12 septembre, la note de la France.
Reuters
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L’agence de notation Fitch a dégradé, vendredi 12 septembre, la note de la France.
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La mauvaise nouvelle est arrivée vendredi 12 septembre dans la soirée. L'agence de notation Fitch a choisi de dégrader la note souveraine de la France de AA- à A+. Plusieurs éléments ont motivé les analystes de l'agence américaine à prendre une telle décision : « un ratio d'endettement élevé et en hausse », « une fragmentation politique [qui] freine la consolidation », « un bilan budgétaire fragile » ou encore « un déficit élevé en 2025 ».
Ministre démissionnaire de l'Économie, Éric Lombard, a immédiatement réagi par communiqué : « Je prends acte de la décision de Fitch de changer la note de la France de AA- à A+, décision motivée par la situation de nos finances publiques et l'incertitude politique, malgré la solidité de l'économie française. » Avant d'ajouter : « Le nouveau Premier ministre a d'ores et déjà engagé la consultation des forces politiques représentées au Parlement, en vue d'adopter un budget pour la Nation et de poursuivre les efforts de rétablissement de nos finances publiques. »
Renversé lundi 8 septembre par l'Assemblée nationale, faute d'avoir réussi à obtenir la confiance des députés, l'ancien Premier ministre François Bayrou à lui aussi réagi. « Un pays que ses élites conduisent à refuser la vérité est condamné à en payer le prix », a taclé le président du MoDem sur le réseau social X.
De son côté, la ministre démissionnaire du Commerce, Véronique Louwagie, a indiqué : « La dégradation de la note doit nous réunir pour, ensemble, réagir et corriger durablement la trajectoire budgétaire de la France. »
Dans l'opposition aussi, les réactions ne sont pas faites attendre. Président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale, le député La France insoumise (LFI) Éric Coquerel a vivement critiqué l'ex-gouvernement Bayrou : « Les seuls responsables de cette évaluation sont ceux qui ont dramatisé l'état des finances publiques pour le bénéfice unique de leur agenda politique », indiquant que la « dette française reste sûre et recherchée. » Et de prévenir : « Si le prochain gouvernement choisit lui aussi de s'appuyer sur les marchés pour imposer l'austérité, il court à la catastrophe annoncée par lui-même et conduira le pays toujours plus loin dans la crise économique, sociale et écologique. »
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Une position, logiquement, partagée par Jean-Luc Mélenchon. Le leader de la France Insoumise a attribué la dégradation à François Bayrou, jugeant qu'il avait « dévalorisé la France comme Premier ministre pendant quinze jours », où il avait multiplié les discours alarmistes sur l'état des finances publiques et sur les dangers que l'endettement fait peser selon lui sur l'avenir du pays.
Députée Rassemblement national (RN) de la Gironde, Edwige Diaz, a réagi sur BFM TV : « Si notre note vient d'être dégradée, c'est aussi parce que nos politiques ont menti. Bruno Le Maire quand il était ministre de l'Économie n'a cessé de sous-estimer le déficit et de surestimer la croissance (...). »
« Il ne faut pas changer de méthode mais rompre avec le macronisme », a réagi Marine Le Pen. La cheffe de file du Rassemblement national estime sur X que la France « n'a plus de temps à perdre avec des politiciens prisonniers de leur propre lâcheté, qui n'ont rien à proposer d'autre que le matraquage fiscal, le sacrifice des acquis sociaux et les coups de rabot pour éponger leur incurie budgétaire ».
Elle a également déploré « l'incompétence toxique » du macronisme, qui « a été soigneusement maquillée par le Système sous les apparences d'une arrogante expertise pour mieux ruiner la France et empêcher le Rassemblement national de redresser notre pays ».
« La dégradation de la note de la France vient sanctionner non seulement l'instabilité chronique voulue par les ingénieurs du chaos mais aussi des décennies d'errance budgétaire et de politiques social-étatistes », a déclaré le ministre démissionnaire de l'Intérieur, Bruno Retailleau ce samedi. « Il est plus que temps de redresser la barre. Ce que proposent les socialistes ne fera que tout aggraver », a-t-il ajouté alors que le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu espère un terrain d'entente avec le PS pour faire passer le budget 2026 à l'Assemblée nationale, où il n'a pas de majorité.
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Au sein de la sphère économique, la Fédération bancaire française (FBF) a pointé « la responsabilité politique » dans la dégradation de Fitch. « C'est d'abord une responsabilité politique. Ce n'est certainement pas une responsabilité des entreprises », a appuyé le président de la FBF Daniel Baal. « C'est juste le résultat de politiques, notamment de politiques budgétaires menées depuis très longtemps dans ce pays qui nous conduisent dans cette situation extrêmement complexe », a-t-il dénoncé.
(Avec AFP)
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