Fonctionnaires : le gouvernement fait un pas vers les organisations syndicales

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Olivier Dussop, secrétaire d'Etat à la fonction publique,
Olivier Dussop, secrétaire d'Etat à la fonction publique, (Crédits : Reuters)
Le secrétaire d'Etat à la fonction publique, Olivier Dussopt, a fait un pas vers les organisations syndicales en acceptant d'intégrer certaines de leurs demandes au document cadre de la concertation, ouverte officiellement jeudi.

Le gouvernement a accepté de faire un pas en direction des organisations syndicales de la fonction publique lors du lancement jeudi de la concertation portant notamment sur l'extension du recours aux contractuels et la mise en place de plans de départs volontaires.

Ouverte dans un contexte tendu, une semaine après la journée d'action du 22 mars, cette concertation, destinée à "refonder le contrat social avec les agents publics", doit courir jusqu'en octobre. Le gouvernement se fixe comme objectif d'aboutir à un projet de loi "en mars 2019", a indiqué Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique.

Modernisation du statut

Lors de la réunion d'ouverture, le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, et Olivier Dussopt ont réaffirmé leur souhait de "moderniser le statut de la fonction publique et d'apporter des souplesses nécessaires", selon un communiqué commun.

Une "ultime version" du document cadre de la concertation, qui cristallise les tensions, sera rédigée. Celui-ci a déjà été réécrit une fois, à la demande des organisations syndicales. le gouvernement a fait un pas supplémentaire en acceptant d'intégrer certaines de leurs demandes.

Le premier des quatre chantiers, portant sur la simplification du dialogue social, sera ensuite lancé le 9 avril. Les trois autres sujets seront abordés respectivement à partir de la fin avril, fin mai puis fin juin: recours accru aux contractuels, rémunération plus individualisée et accompagnement renforcé des évolutions de carrière. Ce dernier thème comprend des plans de départs volontaires inédits dans la fonction publique.

Ainsi, Olivier Dussopt a indiqué avoir "accepté" la proposition de la CFDT (2e syndicat représentatif) d'intégrer à l'un des quatre chantiers "les conditions de recrutement des titulaires, d'organisation des concours, d'attractivité des concours". Il s'est dit aussi "ouvert" à ce que la discussion sur certains sujets, "puisse continuer après les élections professionnelles" dans la fonction publique, prévues le 6 décembre. "Si certains débats ne sont pas clos, on les achèvera", a dit le secrétaire d'Etat.

"Quelques frémissements"

Par ailleurs, la CGT s'était félicitée que le gouvernement ait acté l'abandon de "l'hypothèse" un temps envisagée selon elle "de décorréler la valeur du point selon les versants de la fonction publique". Le point d'indice sert au calcul de la rémunération des fonctionnaires, et est actuellement commun aux trois versants (Etat, territoriale et hospitalière).

"J'ai indiqué qu'en l'état des discussions, (...) dans la mesure où le collège des employeurs ne le demande pas, la question me semble assez bien avancée", a confirmé le secrétaire d'Etat.

Il s'est félicité du climat dans laquelle s'est déroulé jeudi le lancement de la concertation, une semaine après une journée de mobilisation des fonctionnaires :

"Les neuf organisations syndicales ont participé aux travaux du début à la fin", a-t-il fait valoir.

Un nouveau "document d'orientation" sera communiqué aux syndicats vendredi, et Olivier Dussopt les recevra à nouveau "en fin de semaine prochaine".

Une semaine après la journée de mobilisation du 22 mars, ayant réuni des centaines de milliers de manifestants à l'appel de la CGT, FO, FSU, CFTC, Solidaires, FA-FP et CFE-CGC, l'intersyndicale -qui avait menacé de claquer la porte mais s'est finalement abstenue- a qualifié les orientations du gouvernement de "néfastes pour la Fonction publique".

Le gouvernement "est obligé de dire qu'il va revoir sa copie", s'est félicitée Bernadette Groison (FSU, 5e syndicat). La CGT (1er), voyant "quelques frémissements" de la part du gouvernement, les met "au compte des mobilisations qui ont déjà eu lieu", a expliqué Jean-Marc Canon. "Evidemment, il y aura des nouvelles dates", a-t-il lancé.

Les sept organisations syndicales ont prévu de se revoir le 3 avril.

(avec l'AFP)

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Commentaires
a écrit le 01/04/2018 à 9:53 :
bien fait friquer porcs de bourgeois il faudrait peut etre repartir les richesses norvege suede finlande lexemple et non brexit allemagne
a écrit le 31/03/2018 à 10:56 :
En France , il y a eu toujours des «  intouchables «  qui sont assistés avec «  des logiciels «  ( même avec ça ils se plantent certains) incapables de calculer 1+1= 2
Le plus juste serait de faire «  des bilans de compétences «  pour les fonctionnaires et d’indexer le salaire par rapport à leur productivité ( et les compétences)pour la masse économique Française
Les fonctionnaires doivent être un plus pas un poids dans l’économie d’un pays.
a écrit le 30/03/2018 à 18:49 :
En accordant la possibilité de revenir au bout de 5 ans dans la fonction publique après un passage dans le privé le gouvernement démontre encore que les fonctionnaires sont des privilégiés et on un traitement de faveur royal au détriment de la majorité des français du privé. Pourtant l'ocde et le fmi dénoncent depuis des années cette attitude inégalitaire et injustifiée entre français par les pouvoirs politiques de notre pays. La République bananiere est toujours en marche.
a écrit le 30/03/2018 à 13:12 :
Je n'attends rien d'un ancien socialiste comme lui, surtout lui qui est le seul à n'avoir pas voté la confiance du gouvernement.
De toute façon la communication a réussit : les français ont cru qu'ils votaient pour le renouvellement alors qu'en fait on a recyclé pour l'essentiel des anciens PS !

On va encore perdre 5 ans, comme en Italie, pendant que les USA marchent du feu de dieu, que la Chine carbure au maximum, comme l'Inde, toute l'Asie du Sud Est, le Japon qui redémarre, la Corée du Sud en plein boom, sans parler des pays d'Europe du Nord.

Note au remainers : le BREXTI n'est pas du tout la catastrophe annoncée, la GB a fait 1,8 % de croissance, presque autant que la France, oui mais nous on avait entre 0 et 1 sous Hollande quand eux faisaient entre 2 et 3 pc de croissance sous CAMERON !
Donc partent de bien plus haut que nous !
Réponse de le 30/03/2018 à 14:24 :
"les français ont cru qu'ils votaient pour le renouvellement alors qu'en fait on a recyclé pour l'essentiel des anciens PS !"

Il s'agit de l'aile droite du PS en l'occurence ceux qui ne voulaient déja pas de frondeur à l'époque.Sinon, tu oublies à droite Darmanin ,Lemaire , arthuis, Dutreil ,aurore Bergé etc..
Réponse de le 30/03/2018 à 14:43 :
Darmanin ? Il ne connaît rien à l'économie.
Aurore Bergé c'est la droite molle, elle n'a rien de droite d'ailleurs pour moi.
Le Maire est un mou de droite molle énarque et étatiste, comme Philippe.
Aucun vrai homme ou femme de droite avec des convictions fortes et ancrées n'a été rejoindre cette galère, à juste titre d'ailleurs quand on voit le faible résultat presque une année après...

La révolution macron ?! Bof, le fils spirituel d'Hollande, en pire sur le plan sociétal, la laicité et la lutte contre l'islamisme !
a écrit le 30/03/2018 à 11:36 :
Ancien chef d'entreprise d'une PME de 75 salariés, je ne conseillerais pas d'embaucher un fonctionnaire dans le privé plus habitué de la chaise longue pendant leurs heures de travail et de même pour leur absentéisme récurent. Ce n'est pas pour rien que depuis 70 ans on traite les hauts-fonctionnaires de pantouflage une fois à leur poste...
Réponse de le 30/03/2018 à 14:21 :
Complètement stupide votre réflexion, mon fils ancien fonctionnaire travaiille dans le privé et son responsable ne s'en plaint pas, au contraire. Heureusement, mon fils est tombé sur un chef d'entreprise intelligent et je ne vais pas faire comme vous je ne vais pas globaliser et je pense que tous les chefs d'entreprise sont intelligents, non?
Réponse de le 30/03/2018 à 14:44 :
Cher Monsieur, en qualité de chef d'entreprise dans bonne moyenne française vous avez dû avoir quelques soucis avec les impôts...l'Urssaf et j'en passe....je comprends votre aigreur d'avoir dû régler des droits et des pénalités....😎😁 Preuve que les fonctionnaires ont bien fait leur travail non? 😉
a écrit le 30/03/2018 à 10:14 :
Ils ont de la chance les fonctionnaires de pouvoir faire pression. C'est tant mieux pour eux, les retraités n'ont pas le même pouvoir, résultat, ils vont subir cette CSG confiscatoire à partir de 1300 e de revenus par mois.
Réponse de le 30/03/2018 à 17:35 :
VoUS OUBLIEZ UN PEU RAPIDEMENT LES MILLIARDS DE DETTES sociales, étatiques, QU ON LAISSE CES FAMEUX RETRAITES AUX AUTRES.....PARCE QU ILS NE VOULAIENT PAS FAIRE D EFFORTS A CES EPOQUES.....JE PENSE QUE MACRON ESSAIT DE REQUILIBERE LES CHOSES ET CA NE FAIT QUE DE COMMENCER TOUT LE MONDE NE PARTIRA PAS A LA RETRAITE A 60 ANS avec une carrière complète, une complémentaire (qui disparaitra sans doute)...même les fonctionnaires et assimilés (cheminots compris) nés apres 1962 sont mis a contribution...vous avez payé votre crédit immo avec de l' inflation et des prix relativement bas (les accédants d ' aujourdhui ont perdu 15-20% EN UNE -DEUX GENERATION ) toujours ronchon alors???

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