Geoffroy Roux de Bézieux (Medef) : la fin d'une présidence « peinarde »
Bruno Jeudy
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Geoffroy Roux de Bézieux va quitter la présidence du Medef
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Geoffroy Roux de Bézieux va quitter la présidence du Medef
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« La quille, c'est le 17 juillet ! » L'ancien commando marine compte les jours qu'il lui reste à la tête du Medef. D'ici le jour de son départ effectif de la tête de l'organisation patronale, Geoffroy Roux de Bézieux aura passé le flambeau à son ou sa successeure (Patrick Martin ou Dominique Carlac'h) dont le nom sera connu le 6 juillet. Dans son vaste bureau de président du Medef, ses photos de champions sportifs (Jimmy Connors, Jacques Fouroux et d'autres) ornent toujours les murs ainsi qu'une affiche de l'Appel du 18 juin. Jusqu'au bout, il remplit sa mission. Le week-end dernier, il était au Québec pour présider une rencontre des entrepreneurs francophones. Il conservera d'ailleurs jusqu'en 2024 son mandat de président de l'Alliance du patronat francophone. L'intéressé y tient : « Je garderai un pied dans l'intérêt général. »
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Après dix années à la tête du Medef - cinq comme vice-président aux côtés de Pierre Gattaz et cinq en tant que président - le dixième « patron des patrons » depuis l'après-guerre s'apprête à quitter la scène sociale. Avec le sentiment du travail accompli à l'entendre. A 61 ans, le fondateur de The Phone House (société qu'il a revendue en 2000 avant de se diversifier dans des sociétés internet) a adoré son mandat. Un mandat sans clash avec le pouvoir. Il est vrai que sa tâche était sûrement plus facile sous Emmanuel Macron que ferrailler avec l'exécutif socialiste de François Hollande. Il admet lui-même que son mandat fut « peinard », lâche-t-il avec le sourire. Avec le maintien d'une politique de l'offre, initiée en milieu de mandat sous François Hollande, l'exécutif macroniste a été plutôt aux petits soins pour les patrons. « En contrepartie, on a fait le boulot. On a créé 1,3 million d'emplois depuis 2019 », rappelle le chef de file du patronat tricolore.
Bruno Jeudy
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