"Gilets jaunes" : "La suppression de l'ISF a desservi le gouvernement"

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Olivier Galland, sociologue et directeur de recherche au CNRS, dirige le Groupe des méthodes de l’analyse sociologique de la Sorbonne.
Olivier Galland, sociologue et directeur de recherche au CNRS, dirige le Groupe des méthodes de l’analyse sociologique de la Sorbonne. (Crédits : DR)
INTERVIEW. Dans un entretien accordé à La Tribune, le sociologue Olivier Galland, co-auteur d'un ouvrage sur les inégalités et d'une enquête sur la radicalité chez des lycéens, explique que les dépenses contraintes des ménages ont augmenté alors que les niveaux de vie des ménages modestes ont stagné depuis 2008. Il revient également sur les risques d'embrasement de la jeunesse à quelques heures d'un week-end qui s'annonce très tendu.

À la veille d'une mobilisation qui fait craindre une explosion de violence, le gouvernement assure qu'il a entendu et compris la "colère insaisissable et incontrôlable" des "Gilets jaunes". En attendant, des dizaines d'appels à manifester à Paris se concurrencent sur les réseaux sociaux, donnant pour la plupart rendez-vous sur les Champs-Élysées, qui a déjà été le théâtre de scènes d'émeutes samedi dernier.

Sociologue et directeur de recherche au CNRS, Olivier Galland a co-rédigé l'ouvrage "Sociologie des inégalités" dans lequel il s'intéresse notamment à la genèse de la notion d'inégalité. Plus récemment, il a co-dirigé avec la sociologue et politiste au Cevipof, Anne Muxel, l'ouvrage "La tentation radicale, Enquête auprès des lycéens". Pour La Tribune, il revient sur les facteurs qui peuvent expliquer la colère des "Gilets jaunes" et les dangers de contagion relatifs à la jeunesse.

LA TRIBUNE - Quelle est votre analyse du mouvement des "Gilets jaunes" en tant que sociologue ?

OLIVIER GALLAND - Il est difficile d'avoir une analyse définitive sur ce mouvement très éruptif, et difficile à comprendre. Tout le monde a été surpris par ce mouvement. Il faut éviter d'avoir des interprétations trop catégoriques. On n'a pas de sociographie exacte du mouvement. Avec les bribes d'information qui nous parviennent, on peut penser qu'il ne s'agit pas des très pauvres qui sont à la pointe du mouvement. Ce sont les catégories moyennes et modestes qui semblent insérées dans la vie active. Le profil des personnes arrêtées ne correspond pas à celui des chômeurs de longue durée ou des SDF. Ce ne sont pas non plus des cadres supérieurs.

Dans tous ces débats, il ne faudrait pas oublier les pauvres. Les intérêts des plus pauvres ne sont pas forcément convergents avec les intérêts des "Gilets jaunes". C'est quand même un mouvement antifiscal. Les prélèvements obligatoires financent les prestations sociales et ces dernières constituent une part importante des revenus des plus pauvres. Dans certaines revendications des "Gilets jaunes", on retrouve des critiques liées à "l'assistanat" mais je pense qu'il faut faire attention à cette rhétorique.

Quels sont les facteurs qui peuvent expliquer cette colère ?

Les niveaux de vie de ces catégories mobilisées ont stagné depuis 10 ans. Il y a eu un coup d'arrêt en 2008 à la suite de la crise contrairement aux années 90 et le début des années 2000. Beaucoup de gens en France ont le sentiment que les chances d'ascension sociale sont devenues limitées et que la situation de leurs enfants ne va pas s'améliorer par rapport à la leur. C'est le sentiment que, dans cette société, les chances d'évolution sont devenues extrêmement faibles.

L'autre facteur important à observer est celui des dépenses pré-engagées. C'est-à-dire les dépenses qui sont contraintes comme le logement, les assurances, les abonnements et qui représentent une part importante du budget des ménages. La part de ces dépenses contraintes dans le budget des ménages a tendance à augmenter pour les foyers au revenu modeste. Les gens peuvent avoir le sentiment d'avoir un contrôle de plus en plus faible sur leur choix personnel. La hausse des taxes sur l'essence et le fioul a eu un effet dévastateur. Cette fiscalité n'est pas statistiquement comprise dans les dépenses contraintes. Mais pour beaucoup de personnes, elles sont perçues comme des dépenses pré-engagées. Cela peut engendrer de la frustration et de la colère.

Est-ce un mouvement social inédit ?

Oui, ce mouvement me semble totalement inédit. C'est un mouvement non-institutionnel et anti-institutionnel. Il n'est pas incarné par une institution représentative de la société. C'est un mouvement spontané qui s'est diffusé par le biais des réseaux sociaux. C'est à la fois une force du mouvement parce qu'il y a ce côté spontané de l'expression directe qui ne transite pas par des représentants.

En revanche, ce mouvement peine à dresser un catalogue de revendications homogènes qui puissent être négociées avec les pouvoirs publics et ils peinent également à désigner des représentants légitimes. C'est une faiblesse particulière de ce mouvement. Il est dans l'incapacité de négocier et la construction d'un débouché politique devient très compliqué. Le gouvernement ne sait d'ailleurs pas comment négocier avec les "Gilets jaunes" qui ont un catalogue de demandes hétéroclites, parfois irréalistes et n'ont pas de représentants légitimes.

Des lycéens ont procédé à des blocages d'établissements ce matin, pensez-vous que la contagion peut encore s'accentuer?

Il ne faut pas généraliser ces blocages à l'ensemble des lycéens. Il y a eu une centaine d'établissements qui ont été bloqués. Ce qui reste pour l'instant minoritaire. Est-ce que le mouvement peut s'étendre ? Il est difficile de répondre pour le moment. Je ne vois pas de solidarité massive et spontanée entre les lycéens et les "Gilets jaunes". A priori, il n'y pas de convergence évidente de leurs intérêts.

En revanche, le grand danger pour le gouvernement est qu'il arrive un accident grave à un jeune. Cela peut embraser la situation. Il y a dans une partie de la jeunesse un potentiel de violence et de radicalité. Dans une récente enquête sur les lycéens, on avait vu qu'il y avait une partie de lycéens, certes minoritaire, qui n'arrivent pas à justifier des comportements violents pour défendre des idées. Il y a une autre minorité qui trouve acceptable de bloquer les lycées.

Pour le moment, la jeunesse des cités est à l'écart de ce mouvement comme la partie la plus pauvre de la population. Les cartes indiquent qu'il y a, par exemple, eu très peu de barrages en Seine-Saint-Denis alors que c'est le département le plus pauvre de France métropolitaine. Il y a chez les lycéens et les étudiants une minorité politique radicale qui cherche à lancer des mouvements, à les fédérer et à entraîner le plus grand nombre dans ce type de contestation. C'est assez facile de bloquer un établissement. Ce sont souvent des minorités qui le font.

Les réponses du gouvernement, notamment celle sur la fiscalité carbone, vous paraissent-elles suffisantes pour apaiser la colère des "Gilets jaunes" ?

Le recul du gouvernement est relativement fort avec un manque à gagner de plusieurs milliards pour les finances publiques. Cette décision de l'exécutif peut entraîner deux réactions. D'un côté, il peut y avoir un apaisement, voire un arrêt des mobilisations. D'un autre côté, ce premier pas peut inciter les manifestants à vouloir poursuivre pour en obtenir plus.

La revalorisation du Smic et le rétablissement de l'impôt sur la fortune (ISF) pourraient-ils contribuer à apaiser les tensions ?

Si le gouvernement revalorise le salaire minimum et rétablit l'ISF, il renonce à sa politique. La hausse du Smic peut représenter un risque sur le plan économique. Le comité d'experts sur le Smic répète que cette augmentation pourra créer du chômage supplémentaire pour les jeunes peu qualifiés, par exemple. Je ne vois pas le gouvernement s'engager dans cette voie.

Quant à l'ISF, Emmanuel Macron a annoncé qu'il ne voulait pas renoncer. C'est un symbole de la politique de l'offre du macronisme. S'il renonce à cette mesure, ce serait un revirement politique et économique important. Cette décision de supprimer l'ISF a eu un impact psychologique énorme et a beaucoup desservi le gouvernement. Cela a alimenté le thème du "président des riches". Surtout que cette suppression s'est faite au même moment que l'augmentation de la CSG pour les retraités alors qu'ils faisaient partie de son électorat. Même s'il y a eu des exonérations, des retraités au niveau de revenu modeste ont été pénalisés.

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Commentaires
a écrit le 11/12/2018 à 20:40 :
Je viens de lire les arguments des partisans et des opposants au rétablissement de l’ISF qui concernait jadis des personnes dont le patrimoine excédait 1,3 million d’euros (biens mobiliers et immobiliers) et, en particulier, un argument des opposants à son rétablissement évoquant des cas où, suite à la flambée de l’immobilier, des personnes aux revenus modestes mais propriétaires de terrains ou d’appartements s’étaient retrouvés assujettis à l’ISF. Cela m’a fait penser que modifier simplement le seuil à partir duquel les contribuables seraient assujettis à l’ISF (par exemple 2 millions, 2,6 millions ou un peu plus) permettrait de rétablir l’ISF tout en ménageant un peu les actuels opposants car il y aurait moins de chances d’être assujetti quand on a des revenus modestes et, concernant l’exil fiscal toujours possible, je pense que plus le capital que l’on possède est élevé moins l’on est tenté de s’établir dans un pays étranger pour ne pas payer l’impôt.
Il faut donc rétablir l’ISF, c’est, me semble-t-il, un symbole de justice fiscale, mais en faisant en sorte que celui-ci ne concerne désormais que les « très riches » et non plus, comme avant, les personnes seulement riches. Qu’en pensez-vous et qu'en pense MACRON ?
a écrit le 10/12/2018 à 20:01 :
Le problème c'est que l'ISF tel qu'il était à un coût économique énorme et sa suppression un coût politique très important .
Macron a cru habile de ne pas supprimer l'ISF mais d'en changer la base...Cela frappe toujours les ménages ayant plus de 1300 000 euros de patrimoine non professionnel MAIS SEULS les biens immobiliers sont touchés ...Donc mécaniquement cela fait diminuer le nombre d'assujettis ...Mais sans grande casse pour les finances publiques parce que l'appartement Avenue Foch on ne peut pas le délocaliser ...On peut le vendre ….Pas grave pour l'économie : cela peut contribuer à faire baisser le prix du foncier trop élevé en France .
En revanche les titres de société c'est autre chose ! Un impot sur ce genre de choses est une "Incitation à sortir de France "....Il n y a qu'à voir où habitent les grandes fortunes françaises et même les (assez ) petites ...Ils payent leur IRPP dans le Valais , à Genève , en GB , un peu partout ….Sauf en France ...Au total c'est une perte …
Macron aurait peut être du se contenter de garder le nom et d'enlever assurance vie en euro (utile pour financer le déficit ) et les titres vifs ...Mais je crois que cela n'aurait rien changé ...Il y a une haine irrationnelle contre le Président ...C'est une révolte du type fronde avec ses rumeurs "les fakes " ses grands qui agitent la masse (Mélenchon dans le rôle de Condé , MLP dans celui de la Grande Mademoiselle ) ...Les réseaux sociaux nous ont fait régresser de 3 siècles de la Démocratie à l'Ochlocratie
a écrit le 08/12/2018 à 17:53 :
Je comprends le désarroi des politiciens, eux si souvent habitués à acheter des voix .
Le fait d'avoir à faire à des "gens normaux" perdants de la mondialisation inexistants dans les médias depuis 40 ans et qui ne se revendiquent d'aucun parti doit un petit peu les gêner aux entournures.
a écrit le 07/12/2018 à 12:19 :
Les retraités modestes ont été pénalisé.
Pire que cela ils ont été sacrifié car depuis SARKOZY les retraites n'ont quasiment pas été revalorisées.
Ce qui marque une baisse du pouvoir d'achat des retraités de manière constante depuis plusieurs années.
Prenons l'exemple d'un retraité qui a pris sa retraite à 60 ans au taux plein de 50℅ avec 156 trimestres de validation (sur 160).
En raison d'un parcours professionnel difficile et chaotique (à 59 ans il est déclaré invalide à 100℅ par la sécurité sociale) en 2011 il touche 930 euros de retraite et en 2018 il touche 945 euros de retraite.
Soit une progression ridiculement faible de 15 euros en 8 ans.
Compte tenu de l'inflation cumulée sur 8 ans combien croyez-vous que ce pauvre retraité a perdu d'argent (en pouvoir d'achat) ?
Je vous laisse deviner...
Réponse de le 07/12/2018 à 12:46 :
D'un autre coté, ils sont les principaux bénéficiaires du remboursement à 100% par la sécurité sociale des affections de longue durée.

Un remboursement qui coûte chaque année de plus en plus cher, soit 94,5 milliards d'euros pour l'année 2015.
Réponse de le 07/12/2018 à 15:27 :
Je pense que la vraie question sur la hausse de la CSG pour les retraités c’est de savoir si le seuil a été bien placé. Au niveau macro, les études montrent que la génération des retraités est une de celles qui s’en sortent le mieux. Aussi, considérer que pour beaucoup si les revenus sont moindres, ils ont un patrimoine, en ont finit avec les emprunts immobiliers, ont bénéficié d’un immobilier bien moins cher, d’un marché de l’emploi plus favorable, et n’ont plus d’enfants à charge... le principe de cette solidarité intergénérationelle ne me choque pas. Et il est préférable que ce soit l’état qui s’en charge pour des raisons de redistribution.
a écrit le 07/12/2018 à 12:19 :
Bien sûr que la communication a son importance, on le voit avec cette question de l'ISF, mais plus que la com. ce sont les décisions et leurs applications qui sont importantes, car elles impactent le futur. Sans elles, on sent bien que nos modèles sont à bout de souffle. Et la difficulté, c'est le retour sur terre, après des décennies à avoir dépensé plus que de raison, avec une dette qui ne cesse d'augmenter: La difficulté, c'est le déclassement inexorable d'une partie de la population, qu'il va falloir gérer mais dans un environnement très français où les impôts sont au maximum, et la dépense publique bien trop forte, bien trop inefficace, donc offrant peu de marges de manœuvres pour de nouvelles aides sociales déjà portée à un record mondial. La difficulté, c'est le prix de l'énergie qui sera à la hausse pour les prochaines années, c'est la réindusrialisation incompatible (?) avec nos attentes environnementales, c'est le maintien d'une agriculture efficace quand nos citoyens n'entendent pas un seul instant, en dépit de ce qui est dit, mettre un euro de plus dans l'alimentation (15% du revenu des ménages et qui ne cesse de baisser).. toutes les décisions à prendre vont être très largement impopulaires; la tache est immense.
a écrit le 07/12/2018 à 12:14 :
Ce sociologue a raison quand il dit que les salaires et les points de retraites ont stagné
depuis 2008, donc le pouvoir d'achat des gens n'a fait que s'aggraver...car le coût de la vie n'a fait qu'augmenter (surtout les loyers, les taxes de l'Etat, etc....).
La différence de salaires entre certains et d'autres est de plus en plus importante et pas toujours justifiée.
Il suffit de regarder combien sont rémunérés ces gens des administrations privilégiés et on comprend tout de suite pourquoi ils ne se mettent pas à la place des gens du peuple qui eux n'ont pas toujours un salaire à la hauteur de leur travail et pour lesquels il n'y a jamais d'effort... Trop c'est trop la coupe est pleine...
Ce gouvernement devrait de temps en temps aller sur le terrain voir certains reportages (comme celui de Elise LUCET hier soir...) pour comprendre ce que vivent réellement les gens.
a écrit le 07/12/2018 à 10:48 :
Il y a de la jalousie dans le totem ISF.
Il y a une anomalie flagrante en exonérant d'impôts 58% des français.
Ce sont ce là qui demande de faire cracher encore plus les autres, c'est plus facile que de se poser la bonne question sur soit.
Réponse de le 07/12/2018 à 12:41 :
La réalité des faits c'est que 100 % des français payent la TVA qui représente plus de 50% des prélèvements non sociaux. Quasiment personne n’échappe non plus à la CSG et à la TICPE.

L'ISF était en réalité un impôt hyper doux.
Son seuil d'application a été doublé sous Sarkozy, il est très facile d'y échapper parce qu'il y a des dizaines d'exonération possibles (oeuvres d'art, actions dans les pme) , et le taux d'imposition marginal est de 1.5%.

Personnellement je partage votre sentiment sur l'IR.
Je pense que la plupart des taxes et cotisations devraient êtres rebasculées sur l'IR dont le montant total serait ainsi quadruplé avec une taxation PROGRESSIVE .

Je vous laisse cogiter sur ce que ça voudrait dire pour les hauts revenus...
et pourquoi Bercy qui les représente préfère les taxes à taux fixe à l'IR progressif.
Réponse de le 07/12/2018 à 16:13 :
Faux! La TVA ne représente pas plus de 50% des prélèvements non sociaux.. mais 25%

En 2017, la TVA a rapporté 162 milliards d'euros.

La même année, l'ensemble des impôts et des taxes ont rapporté 650 milliards d'euros.

Source INSEE Impôts en 2017
a écrit le 07/12/2018 à 9:13 :
En réalité, il n'y a pas de baisse de la taxation du capital en France.

Car la baisse de l'ISF est plus que compensé par la hausse des recettes de la taxation de héritage, c'est « une hausse de près de 60 % depuis 2012 », constate Joël Giraud (LREM), rapporteur du Budget à l'Assemblée nationale

La taxation de héritage est passé de 9,1 milliards d'euros en 2012 à 12,9 milliards d'euros en 2017 et devrait atteindre 15,9 milliards d'euros en 2018. Soit une hausse de 7 milliards d'euros.

Or, contrairement à l'ISF, la taxation de héritage, détail surprenant, n'est pas comptablisé avec les impôts sur le revenu et le patrimoine.
Réponse de le 07/12/2018 à 13:07 :
Une petite explication.
La différence entre 2012 et maintenant c'est le seuil forfaitaire abattement qui est passé de 159 000€ par part en 2012, à 100 000€ actuellement.

Comme ce seuil n'est plus réactualisé, sa valeur s'abaisse mécaniquement sous l'effet de l'inflation.

Première remarque: l'effet de seuil pénalise surtout et de plus en plus, les patrimoines moyens.

Second remarque: sans redistribution, il n'y a pas d'état, pas de république, pas de "civilisation". Il faut donc "taxer" et finalement taxer les morts ne les met pas à la rue et ne remet pas en cause leur niveau de vie.

C'est pourquoi on peut s'étonner que le taux marginal (45%) soit inférieur aux charges qui pèsent sur les salaires des vivants. C'est contraire à la méritocratie.
a écrit le 07/12/2018 à 9:07 :
Directeur de recherche au CNRS , que peut il même comprendre de la vie des autres ? Le contrôle technique drastique , les 80 km / h , les amendes majorées en ville, les radars à tous les coins de rue , l'interdiction des vieux véhciules dans certaines zones, le prix des clopes , le prix du caddie chez lidl, ... ont fait bien plus pour lancer le mouvement qu'une discussion philosphique sur l'ISF!
a écrit le 07/12/2018 à 9:05 :
Quel discours creux et mélange des genres!
C'est vraiment un sociologue cet interviewé? ou bien un expert-économiste-supporter-du macronisme?
a écrit le 07/12/2018 à 8:44 :
"Quand il pleut, si vous sortez vous pouvez être mouillés"

Ok génial et... merci bien hein !
a écrit le 07/12/2018 à 8:31 :
TOUTES les injustices desservent un gouvernement : pas besoin d'etre sociologue pour le savoir !
a écrit le 07/12/2018 à 7:42 :
Ces "sociologues" ne savent qu'ergoter. Pas besoin d'etre devin pour se rendre compte de ras la casquette de la classe moyenne et cela bien avant la crise de 2008.
Dans les campagnes du Sud-Ouest, la moyenne montagne, il suffit d'aller voir les gens qui y vivent pour se rendre compte qu'il vaut mieux etre citadin.
Tous les revenus sont tires par le bas depuis le changement de monnaie. C'est simple a constater.
a écrit le 07/12/2018 à 7:39 :
On nous agite l'ISF comme un chiffon rouge pour qu'on ne regarde pas la montagne d'argent que l'optimisation fiscale nous coûte. Quatre petits miliards d'euro d'ISF seulement contre des dizaines pour les sociétés, et pas seulement les GAFA pointés du doigt.
a écrit le 07/12/2018 à 5:52 :
"Sociologie des inégalités" ,félicitations , même les socialistes avec leurs novlangue et leurs meilleurs slogans , n'avaient pas trouvé cette formule surréaliste …!
a écrit le 07/12/2018 à 4:53 :
A présent il peut s'en aller !
a écrit le 06/12/2018 à 23:53 :
"Il est difficile d'avoir une analyse définitive sur ce mouvement très éruptif, et difficile à comprendre."
Ça n'empêche pas de pérorer encore quelques paragraphes pour ne rien dire que les autres n'ont déjà répété des dizaines de fois. À lire les différents "experts", on a l'impression qu'une agence de presse a écrit la trame et les formules de base, et qu'il n'y a plus qu'à faire quelques phrases de liaison.
Mais il est possible que tous ces beaux parleurs aient l'impression d'avoir eu une idée originale.
Quand on entend les mêmes banalités au bistrot, au moins on a le plaisir du beaujolais en cette saison.
Réponse de le 07/12/2018 à 7:22 :
@peze: excellent, j'ai pensé écrire la même chose mais sans le beaujolais en conclusion. A la votre
a écrit le 06/12/2018 à 23:21 :
Je suis probablement un riche. J'ai vote pour macron en 2017. Pourtant, si c'etait a refaire, je choisirai sans doute le pen ou melenchon. L'un des defis les plus critiques de notre societe est de controler les prolos. Avec Macron, ca couterait sans doute plusieurs centaines d'euros par mois d'augmentation des minimas sociaux et du smic. Je pense qu'avec l'election de Melenchon on pourrait obtenir le meme resultat gratuitement. Et je doute qu'il puisse installer sa societe totalitaire en moins d'un quinquenat. Les contre pouvoirs dans l'administration, et en europe sont suffisamment bien installes pour nous proteger, et meme si JLM lui-meme n'est pas sensible a l'argent (quoique...), il y aura des parlementaires LFI et RN prets a retourner leur veste moyennant finances : il aura ses propres frondeurs pour tout bloquer.
L'erreur des gens "non-populistes" a ete de vouloir garder a la fois le pouvoir et l'illusion du pouvoir. Il faut savoir conceder le second a la classe populaire pour garder le premier.
Réponse de le 07/12/2018 à 7:45 :
A Nicolas.
En 1789 on vous aurait "raccourci" pour de tels propos.
Les "prolos", non mais on reve, monsieur le bourgeois.
a écrit le 06/12/2018 à 20:12 :
"des dizaines d'appels à manifester à Paris se concurrencent sur les réseaux sociaux" les gens obéissent aux appels comme ça ? On leur suggère un truc, ils le font, en disant que c'est écrit sur leur écran sans savoir qui le fait, ses motivations, ses accointances ?
Tout est symbolique, l'ISF 2017 réparti sur les retraités (y en a énormément), ça ferait 28€ de plus par mois, la "fortune" assurée, 2-3 paquets de cigarettes (parait que ce sont les pauvres les plus impactés par les hausses du tabac(Lapalisse), 50% des fumeurs en meurent, drogue dure).
Le SMIC fait un plancher, souvent un plafond mais quid de ceux étant sous le Smic, au niveau revenus mensuels, peut-être ça à regarder de près (au chèque énergie près qui n'est qu'un rustine).
a écrit le 06/12/2018 à 18:35 :
Le sociologue nous dit que l'ascenseur social est cassé. Il y a cependant toujours l'escalier, mais ça c'est trop pénible. Il vaut mieux rester au rez de jardin et continuer à rêver au père noël et à revendiquer.
Réponse de le 06/12/2018 à 20:14 :
Il n'y a plus d'escalier non plus.

Il reste tout au plus quelques échelles, que les premiers de cordée sont en train de retirer pour éviter d'avoir à partager.
a écrit le 06/12/2018 à 18:34 :
Le monde développé entier a supprimé l'ISF, et se régale de sa réinstauration en FR.
Cet impot Imbécile, Jalousie-convoitise, a couté 10000 fois plus en dégats sur l'économie smicards et classes moyennes qu'il n'a rapporté. Sa déclaration-controle-collecte coute plus cher ! que les miettes rapportées.
a écrit le 06/12/2018 à 18:09 :
RAS LE BOL DE CES SOCIOLOGUES, ils détiennent la vérité, ils savent tout sur tout, ils blablatent sur tout, parasitent les médias et ne servent à .RIEN, du vent.
Réponse de le 06/12/2018 à 19:43 :
Un peu comme votre message
a écrit le 06/12/2018 à 17:51 :
l'ultra neo gauche a toujours ses interpretations; au venezuela y a plus que des pauvres donc y a plus d'inegalites; bon par contre ils ont 2 euros par jour pour vivre......
ce qui ulcere les gilets jaunes c'est de ne pas etre assez riches pour q'une hausse du carburant soit ' pas trop dolore', et pas assez pauvres pour avoir un logement gratuit le telephone gratuit le gaz gratuit l'electricite gratuit, des tickets chauffage, pas de cmu donc de gros restes a charge sante, etc etc etc
les gens sont ulceres de cet assistanat d'ultragauche
avant tout le monde s'en foutait vu qu'on pensait refiler la patate chaude ' aux riches ' ( aux autres donc)
mais comme y a plus assez de riches, la facture descend! et c'est pas fini, vu l'arriere boutique........
reste les jeunes.... oui tout le monde a le bac avec mention tres bien sans savoir lire ecrire ou compter; les profs expliquent quels seront leurs droits a la sortie des etudes, surttout en matiere de salaire
la realite est beaucoup moins rose et ne correspond pas aux promesses
a priori on n'a pas fait de la sociologie au meme endroit!

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