Grand débat : le pari risqué d'Emmanuel Macron

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Le président a lancé le Grand débat mardi 15 janvier à Grand Bourgtheroulde (Eure).
Le président a lancé le Grand débat mardi 15 janvier à Grand Bourgtheroulde (Eure). (Crédits : Reuters)
En proposant sa "Lettre aux Français", le président invite les citoyens à participer activement à l'élaboration d'un nouveau « pacte social ». Il compte sur le succès de cette initiative pour relancer son programme de réformes.

C'est parti ! À Grand Bourgtheroulde, dans l'Eure, le président de la République a lancé cette semaine son opération Grand débat pour tenter de renouer le dialogue face à la crise des "Gilets jaunes". En adressant sa Lettre aux Français, il cherche d'abord à reprendre la main. Le mouvement des "Gilets jaunes" n'en finit pas de secouer la France et son gouvernement depuis plusieurs semaines, jusqu'à fragiliser la cohésion du pays. C'est pourquoi le président invite les Français à rien de moins que refonder un « pacte social ».

L'ambition est louable, mais la procédure est inédite et n'est pas sans danger, car elle acte en creux le fait que nos institutions sont en crise. Avant même de savoir - même si la participation est ouverte à tous -, si les dizaines de milliers de citoyens, majoritairement issus de la France périphérique, qui ont manifesté et tenu les ronds-points depuis le 17 novembre, vont jouer le jeu, les modalités de cette consultation peuvent légitimement interroger sur sa rigueur et faire naître des soupçons de démagogie.

Le président décidera, en effet, seul de ce qui sera appliqué in fine. Mais évitons le procès d'intention à l'encontre d'une démarche qui va se construire au fil des deux prochains mois. En prenant au mot les revendications spontanées des "Gilets jaunes", Emmanuel Macron veut « transformer les colères en solutions ». Stratégiquement, c'est habile. Même si le nombre de participants sera décisif pour légitimer le processus, comme dans les manifestations, la proposition va diviser les contestataires entre ceux qui rejettent la « lettre tendue » et ceux qui saisissent l'opportunité de cet « écrit de rattrapage » comme l'a écrit Libération. De la même façon, les 10 milliards d'euros concédés en décembre par le pouvoir avaient dissuadé une importante partie des "Gilets jaunes" de poursuivre le mouvement.

Un débat en quatre thèmes

Au-delà des formules « performatives » - « la France n'est pas un pays comme les autres », ce qui peut s'appliquer à n'importe quel autre pays -, le texte cadre le débat en quatre thèmes.

  • La fiscalité, qui pose l'équation de l'équilibre entre recettes et dépenses publiques, et les choix politiques que cela implique. Autrement dit, il faut faire des choix cohérents ;
  • L'organisation de l'État et des services publics. Nul doute que la réflexion devra aussi inclure un bilan de la décentralisation. Le « mille feuilles » est de plus en plus coûteux et de moins en moins efficace. L'aménagement du territoire, qui a conduit à un déséquilibre au profit des métropoles, est l'une des causes de la colère des "Gilets jaunes" ;
  • La transition écologique est un défi. La nécessité d'évoluer vers un modèle de développement plus respectueux de l'environnement et générant moins de pollution doit se conjuguer avec le développement économique. Le chantier est immense mais, à la condition d'investir, il pourrait contribuer à améliorer le pouvoir d'achat des ménages ;
  • La démocratie et la citoyenneté. Les "Gilets jaunes" ont montré qu'une partie de la population ne se retrouvait pas dans l'offre politique. Emmanuel Macron en a été d'ailleurs le premier bénéficiaire - élu par « effraction » selon ses propres termes -, mais aujourd'hui son impopularité révèle que l'insatisfaction persiste. Le président a ajouté deux autres points, qui font l'objet de vifs débats dans la société : l'accueil et l'intégration des exilés (le mot « d'immigrés » est évité) et la laïcité, dont il faut « renforcer les principes ».

Le cadre exclut donc toute remise en cause des réformes menées par Emmanuel Macron, notamment celle de l'ISF, supprimé pour les détenteurs de valeurs mobilières, mais pas sur l'immobilier. Comme il l'explique, fort de sa légitimité présidentielle, il compte non seulement tenir le cap initial fixé dans son programme pour « rendre à la France sa prospérité », mais se servir de cette grande consultation comme d'un levier pour relancer son projet.

Le président est persuadé qu'un débat sérieux permettra d'avoir « les idées claires » et de favoriser « une clarification de notre projet national et européen ». Le propos de la lettre se veut pédagogique ; il explique par exemple que, si l'on s'en tient aux faits, la France dispose d'un système social parmi les plus redistributifs au monde, ce que ne semble pas savoir une majorité des "Gilets jaunes".

Emmanuel Macron espère ainsi qu'une majorité de Français se résoudront à revenir dans un « cercle de la raison » dont il occupera le centre. Le pari est audacieux mais le président dispose de deux atouts non négligeables : l'absence d'alternative politique crédible au sein de l'opposition parlementaire et, en guise de repoussoir, la montée du populisme en Europe, dont chacun peut constater les effets jusque dans une démocratie proche, l'Italie.

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Retrouvez les autres articles de notre Dossier spécial "Grand débat national" dans La Tribune Hebdo n°276 daté du 18 janvier 2019 :

Hebdo H276

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Commentaires
a écrit le 21/01/2019 à 13:14 :
André Laignel, vice-président de la puissante « Association des maires de France » (AMF) et maire PS d’Issoudun, n’a pas mâché ses mots sur France Info pour envoyer une nouvelle gifle monumentale à Macron. Interrogé sur la volonté du gouvernement de demander aux maires de France de coorganiser le fameux « Grand débat national » censé résoudre le soulèvement populaire des « gilets jaunes », André Laignel a répondu textuellement : « les maires de France ne se sentent en aucun cas engagés par ce débat et ne sauraient être, à quelque niveau que ce soit, coorganisateurs » .

Et puis, il a enfoncé le clou : « Nous n’avons aucune information mais surtout, ce débat est celui de l’État avec les citoyens et nous ne voyons pas en quoi les maires pourraient être engagés dans ce débat qui, en définitive, aurait plutôt pour visée d’associer les élus locaux à l’échec gouvernemental. »
Source : https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/grand-debat-les-maires-de-france-ne-se-sentent-en-aucun-cas-engages-et-ne-sauraient-etre-co-organisateurs_3137899.html
https://www.upr.fr/actualite/france/nouveau-desastre-pour-le-grand-debat-national-de-macron-lassociation-des-maires-de-france-lui-fait-un-bras-dhonneur/

Maintenant que Macron, aux abois, appelle au secours les maires de France pour tenter de sauver son poste contre un soulèvement populaire qui risque à tout moment de se muer en phénomène révolutionnaire, les élus locaux lui font un bras d’honneur.
a écrit le 21/01/2019 à 12:35 :
pour sortir de cette crise en France
il faut que les anciens dirigeants de gauche et de droite
fasse leur contrition de mauvaise gestion a la television
messieurs les politiques en cause un peu de courage .et accepte vos erreurs
a écrit le 21/01/2019 à 11:40 :
le dialogue et toujours nesessaire,:: mais macron a un projet, il ne veut pas en change le cap, les maires comme le peuples vont encore se faire avoir, car comme le dissent certains /ILS EST REPARTIE EN CAMPAGNE AUX FRAIS DE L ETAT AVEC L ARGENT DE VOS IMPOTS,? moi je le REDITtous personne vie aux depend de ceux qui l ecoute; :c est une fable de la fontaine/// le corbeau et le renard/// ???
a écrit le 19/01/2019 à 12:09 :
En s'adressant aux maires et non aux députés Macron est conscient que la démocratie française joue son dernier atout pour protéger la République contre le déferlement démagogique de ceux qui au nom de la démocratie directe veulent imposer un kaiser au nom du populisme.
Réponse de le 19/01/2019 à 15:31 :
Il est pour le moins surprenant d'écrire que par le dialogue avec les maires, la démocratie joue son dernier atout pour protéger la République...
Je m'explique : le principe de notre république - c'est la constitution qui le précise - c'est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.
On peut constater que ce principe n'est pas respecté (et ça ne date pas d'aujourd'hui) puisque seuls 40 députés actuels sur 577 ont été élus dans un scrutin où il y avait plus de votants que d'abstentions.
Et le président de la république lui-même sait que ces députés ne sont pas représentatifs puisqu'il n'engage pas un dialogue avec eux mais avec les maires...
Si l'on veut vraiment sauver notre république, il y a un moyen très simple : revenir à l'application de la constitution c'est-à-dire :
- le président ne gouverne pas, mais veille au respect de la constitution ;
- le gouvernement définit et met en œuvre la politique de la France ;
- et les députés, représentants du peuple - et donc relais des préoccupations de la population - décident en leur âme et conscience avant de voter des lois et font un travail d'étude et de concertation dans leurs circonscriptions avant de revenir à Paris pour voter.
A défaut, on va faire perdurer une "classe politico-médiatique" qui s'est appropriée la souveraineté du peuple, et on arrive à un point où ceux qui ne le supportent plus vont devenir de plus en plus violents puisqu'ils sont dépossédés de leurs droits de citoyens, leurs votes ne servant à rien.
Réponse de le 21/01/2019 à 12:49 :
que ceux qui ont mis le pays dans cette situation
presente leurs regrets et surtout abandonne leur droit a la retaite
a écrit le 19/01/2019 à 0:22 :
Simple. On veut (1) le RIC et on veut que (2) Macron dégage.

Avec le RIC il n’y aura plus jamais à aller quémander comme des gueux pour faire appliquer quelquechose de voulu par la majorité, (et qui sera toujours totalement ignoré tant que les oligarchies ne se sentent pas suffisamment en danger).
a écrit le 18/01/2019 à 20:55 :
Même les habitants ne peuvent aller chercher des oeufs ou du pain ....
Les désordres provoqués par les visites de notre Président coûtent beaucoup plus chers aux contribuables et nuisent beaucoup plus à la population et aux commerçants locaux que les gilets aunes.
ATTILA PRESIDENT EST PASSE PAR LA !
a écrit le 18/01/2019 à 18:25 :
Quand on est dans l'impasse inventons un ennemi à moins que celui-ci soit à notre portée. Il est tout trouvé : ce sont les GILETS JAUNES.
La France est divisée " MOI,je vais vous rassembler."
Et c'est ainsi que ces braves maires,qui ne représentent rien tombent dans le panneau...
Le cheval mange dans la main pour avoir sa gourmandise.
a écrit le 18/01/2019 à 16:53 :
nos VRP de la politique n ont pas été élus pour cela ! une vidéo conférence permettrait des économies . ce nest pas la campagne électorale !
Réponse de le 19/01/2019 à 12:18 :
A Derniere carte.
Je viens de voir deux trois video du bout du monde ou j'habite et je suis sidere par ce qui en transpire.
Tous ces maires lechants les bottes du prince qui fait sa pub a leurs frais.
Mais que se passe t-il au pays de Descartes ?
Reveillez-vous.
a écrit le 18/01/2019 à 16:52 :
nos VRP de la politique n ont pas été élus pour cela ! une vidéo conférence permettrait des économies .
a écrit le 18/01/2019 à 15:57 :
Aux maires et mairesses : vous devriez ajouter une question à ce grand débat, l'utilisation d'armes dangereuses lors des manifestations en France et contre des français.
a écrit le 18/01/2019 à 15:11 :
Le cap sera maintenu. La démarche de cohérence du gouvernement s’inscrit dans un souci d’apaisement et par la volonté de traduire par des solutions concrètes et durables les revendications exprimés par l’immense majorité lors des élections de mai et juin 2017.
Le gouvernement mettra sur place d’ici la fin de juin un comité de suivi chargé de piloter les actions décidées dans le cadre du grand débat auquel chaque française et chaque français peut....Bla-bla-bla .....(250 lignes suivantes)....pour relancer l’attractivité et doper la compétitivité de l’économie française dans une démarche citoyenne de justice sociale.
a écrit le 18/01/2019 à 13:18 :
La révolte en cours est un cri d’adieu face à un système a bout de souffle.
Emmanuel Macron a déclenché ses réformes en annonçant taxes sur taxes, ils ont eu l’impression d’avoir affaire non plus à un être humain mais à une machine. Ils ont vu en lui une machine à réformer aussi mécanique que le système dans lequel ils vont être broyés. L’individu fragile a aujourd'hui le sentiment que dans le système qui se prépare, il n’aura pas sa place. Il ne pourra pas vivre. Il sera broyé par la grande machine consumériste mondiale, la grande machine technocratique mondiale, la grande machine bancaire mondiale, la grande machine informatique mondiale, la grande machine médiatique mondiale. Les Gilets Jaunes savent que bientôt ils vont être mis au chômage et être remplacé par des machines. Le président n’innove pas suffisamment et est soumis a Bruxelles: pour lui, être pauvre est une affaire individuelle, résultat d’un calcul rationnel d’un individu, sa situation n’est explicable que par un défaut de volonté. La pauvreté serait un choix, une responsabilité individuelle, en rien un risque selon ce gouvernement. Il y a deux millions de travailleurs qui sont pauvres, le travail est en réalité loin de protéger de la pauvreté. Emmanuel Macron considère qu'il y a des pauvres "légitimes" et d’autres "illégitimes". Or, dans une certaine mesure, nous sommes tous responsables de la pauvreté dans notre pays, qui est la conséquence d’un système qui creuse les inégalités. Dans un pays aussi riche que le nôtre, il n'est pas acceptable que près de 14% de la population soit pauvre. La classe moyenne est en train de disparaître et les inégalités entre riches et pauvres se creusent de manière inquiétante. Le monde qui se prépare va être de plus en plus dur, de plus en plus en froid, de plus en plus glacial. Les durs s’en tireront. Les petits, les fragiles seront broyés. Ils auront droit au revenu universel inconditionnel et cumulable avec leur petit salaire.
a écrit le 18/01/2019 à 13:12 :
André Laignel, vice-président de la puissante « Association des maires de France » (AMF) et maire PS d’Issoudun, n’a pas mâché ses mots sur France Info pour envoyer une nouvelle gifle monumentale à Macron. Interrogé sur la volonté du gouvernement de demander aux maires de France de coorganiser le fameux « Grand débat national » censé résoudre le soulèvement populaire des « gilets jaunes », André Laignel a répondu textuellement : « les maires de France ne se sentent en aucun cas engagés par ce débat et ne sauraient être, à quelque niveau que ce soit, coorganisateurs » .

Et puis, il a enfoncé le clou : « Nous n’avons aucune information mais surtout, ce débat est celui de l’État avec les citoyens et nous ne voyons pas en quoi les maires pourraient être engagés dans ce débat qui, en définitive, aurait plutôt pour visée d’associer les élus locaux à l’échec gouvernemental. »
Source : https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/grand-debat-les-maires-de-france-ne-se-sentent-en-aucun-cas-engages-et-ne-sauraient-etre-co-organisateurs_3137899.html
https://www.upr.fr/actualite/france/nouveau-desastre-pour-le-grand-debat-national-de-macron-lassociation-des-maires-de-france-lui-fait-un-bras-dhonneur/
Comment d’ailleurs aurait-il pu en être autrement ?
a écrit le 18/01/2019 à 13:03 :
Micron fait mine d'en être l'organisateur mais n'oublions pas l'essentiel, ce grand débat il y a été acculé cet acculé !
a écrit le 18/01/2019 à 13:01 :
Les élections françaises 2017 étaient truquées !
a écrit le 18/01/2019 à 12:59 :
Ces maires normands niaiseux choisis à dessein sont une disgrâce, une honte, ridicules!
Ca leur à fait voir du monde ils étaient content... les %ons !
a écrit le 18/01/2019 à 12:34 :
Pour s'attaquer aux inégalités sociales , il faut remettre à plat les aides sociales : s'assurer que l'on verse des aides sociales à ceux qui en ont besoin et non favoriser une classe émergente subventionnée avec un pouvoir d'achat supérieur à ceux qui n'en bénéficient pas . De plus ils sont favorisés dans l'emploi alors qu'ils touchent ses aides par rapport à des personnes seules aux revenus très bas . On marche sur la tête . Ce que l'on peut constater
que des couples payant 2600 euros paient des impôts pour d'autres qui ont des revnus des3500 à 4500 euros et n'en paient pas .
a écrit le 18/01/2019 à 12:31 :
Les français veulent obtenir de Macron ce qu'ils demandent depuis des années.
Une baisse des impôts et des charges. En finir avec cette administration envahissante .
Redonner un nouveau souffle à notre démocratie , ne plus subir le diktat des énarques
et l'omniprésence des politiciens show business qui palabrent dans les médias.
Les français ne supportent plus ces monarques républicains qui depuis 40 ans ont endetté le pays, désindustrialisé nos régions, provoqué un chômage de masse etc...
Macron n'est pas le seul responsable mais il doit bien faire attention dans les mois à venir, à ne pas décevoir.
a écrit le 18/01/2019 à 11:29 :
A l'évidence Macron se sent obligé de refaire une campagne quasi électorale afin de tenter de se relégitimer auprès du peuple français. C'est dire où il en est.

C'est une première en Veme république après seulement 18 mois de mandat. Et contrairement aux élus LREM on peut trouver que c'est plus inquiétant qu'enthousiasmant.

L'exercice est d'autant plus artificiel que le candidat opère dans des villages Potemkine transformés en camp retranché, devant des panels de maires uniquement sur invitation de son propre parti.
Le candidat n'accepte pas de contradicteur, il ne tiendra pas de débat public avec les gilets jaunes (qu'il refuse de rencontrer, même les plus raisonnables), et le tout avec un budget illimité, celui de l'état.

Si malgré tout ça, il n'arrive pas à convaincre les français que sa politique n'est pas catastrophique, c'est la démission obligatoire.
Réponse de le 18/01/2019 à 13:02 :
Il ne choisit pas les maires comme vous le dites. Si vous avez suivi un tant soit peu le débat il y avait des maires communistes, socialistes, du LR.
Par ailleurs ceux des gilets jauens qui voudraient discuter reçoivent des menaces de mort. Que les GJ s'organisent pour élire des représentants intelligents.
Réponse de le 18/01/2019 à 13:25 :
Il n'y a que des maires européistes qui ne risquent pas de remettre en cause les véritables circonstances des conséquences subis par les français!
Réponse de le 18/01/2019 à 15:22 :
Les maires ne sont acceptés dans la salle que sur invitation, invitation qu'ils doivent montrer pour pouvoir rentrer dans le village (puisque les non-résidents en sont bannis le temps du spectacle).

Qui délivre cette invitation?... Mr Lecornu, membre du gouvernement qui, en foulant allègrement la séparation des pouvoirs, travaille pour la communication de l"'Elysée.

Macron n'a même pas essayé de rencontrer des GJ, et cette (vieille) histoire de menaces de mort n'est qu'un prétexte pour esquiver les questions gênantes et les paires de claques.
a écrit le 18/01/2019 à 10:53 :
Ferez un don pour les victimes des gilets jaunes leS mètres chez un huissier pour distribue aux victimes une Bonne idée 👍
a écrit le 18/01/2019 à 10:32 :
Macron ou le premier président de la république française masochiste. Nickel pour ses patrons actionnaires milliardaires de pouvoir bénéficier d'un employé qui aime se faire haïr, par contre mortel pour nous autres.

Ce que ne comprennent pas nos riches français en aidant la dictature allemande c'est que ces derniers quand ils n'auront plus besoin de ces premiers les absorberont.

Mais bon vu que notre pays se donne déjà à l'allemagne c'est peut-être déjà fait.
a écrit le 18/01/2019 à 10:31 :
combien ce cirque va couter aux contribuables ???? hier bel enfumage avec les autoroutes ;ILS augmentent les peages beaucoup plus que l'inflation et en meme temps pour tromper il font un cadeau à SEULEMENT 1 000 000 d'utilisateurs !!!!!!!
hier encore les révélations sur les revenus du sois disant sage MR TOUBON 30 000€ ?

Combien vont etre payes les ( GARANTS) du simulacre de debat ?
a écrit le 18/01/2019 à 9:45 :
j'ai perdu7h la première fois j'ai surtout vue un comique endormir la salle et a la fin du spectacle on applaudi le comique c'est des gilets jaunes que j'aurais voulu voir dans la salle' Macron a mepriisé les maires ils sont maso pour aller l'applaudir c'est pas la peine de pleurer ensuite
Réponse de le 18/01/2019 à 13:03 :
On voit que çà vous chagrine que Macron ait coinvaincu les maires.
a écrit le 18/01/2019 à 9:26 :
En constatant encore hier soir que le premier média des Français n’arrêtait pas de bassiner les téléspectateurs avec des pubs sur le loto, les voitures, des sommes d'argents,des prêts bancaires etc... uniquement des préoccupations immatures, ça ne peut aller mieux, il faudrait pour cela une société responsable et adultes.
Pas mieux non plus sur internet avec le foot, les frasques de Pogba sous toutes les coutures, des montagnes de nullité à longueur d'information.
a écrit le 18/01/2019 à 7:15 :
Si il faut froler l'insurrection pour pouvoir debattre en france, c'est qu'il y a un furieux probleme de fond. On a une republique jupiterienne alors qu'on aurai besoin d'une democratie parlementaire. Erdogan s'est largement inspiré du modele presidentiel français pour sa reforme. Depuis l'on peut dire que l'on a des institutions a la turque, ça fait rever. Les institutions a la turque sont une invention française, les turcs ont juste recupéré l'idée et ajouté un trou au fond (joke).
La grande reforme a faire ce serait que les deputés controlent vraiment le gouvernement en non l'inverse. Suppression de l'inutile cese, on garde le senat, les deputés elus au moins aux 2/3 a la proportionnelle l'autre tiers pour garder du "circonsriptionalisme", avec des mandats de 5 ans renouvelables par moitié tous les 2 ans et demi pour avoir des elections de mid term le president ne pouvant dissoudre que la prochaine moitié a renouveller (cela prolongeant le mandat de l'autre moitié pour garder le rythme). Haute fonction publique sous contrat de 5 ou 10 ans, pas forcement renouvelable, creation d'une motion de censure personnelle des ministres si le parlement ne veut en ejecter qu'un ou deux. Bref, en finir avec cette absolutiste et godillote Veme, on est en 2019 pas en 1958 et sarko hollande et macron ne sont pas des de gaule.
Réponse de le 18/01/2019 à 7:46 :
pardon, diminuerait le mandat de l'autre moitié, ils n'auraient plus que 2.5 ans a faire a la nouvelle election
Réponse de le 18/01/2019 à 10:39 :
Salut jeannot ( si vous êtes bien celui que j'ai connu du temps où Les Echos acceptaient les commentaires de ses lecteurs. .) . Votre proposition est excellente, j'en faisais une très proche récemment sur un autre média, en ajoutant simplement ( ?? ) la suppression de l'élection du President au
suffrage universel , source de tous les malentendus: les français, enfin ceux qui votent - et on comprend pourquoi ils sont de moins en moins nombreux- ont l'impression que seul ce mode de scrutin leur donne le pouvoir de choisir
le candidat qui correspond à leurs besoins, en tout cas au minimum par defaut au 2eme tour; ils sous estiment le degre de manipulatio q
auquel ils s'exposent pendant des campagnes presidentielles pleines de dérives. Mais je ne pense pas , helas, quils seraient prêts a abandonner leur système préféré. ..Donc pas si simple.
Réponse de le 18/01/2019 à 11:16 :
Alllons monsieur Lapin,un peu de sérieux!Un pouvoir ça ne se tient pas avec des idées a l'eau de rose.Il faut arroser et flatter une clientèle minimum pour conquérir le pouvoir.Une fois qu'ils ont mis la main sur la caisse(le budget)on renvoie l'ascenseur et on distribue le minimum pour que le reste se tienne tranquille.Et on fait semblant d'écouter le peuple,ils ont l'impression d'etre dans une démocratie.
Réponse de le 18/01/2019 à 13:07 :
Avec le système que vous proposez le pays serait ingouvernable et aucune réforme ne pourrait se faire avec des élections tous les 2 ans.
Réponse de le 18/01/2019 à 13:52 :
J'oubliais, Ossalteccino est il toujours amoureux de Cecile? :-))
Réponse de le 18/01/2019 à 18:54 :
Bonjour trebord. J'ai un bon souvenir de vous tous, pere ubu, sir blake, fernande, heli la bochesse, frada, poivre, la mangouste amoureux de cecile ,gu.bern le bavard... J'ai supprimé mon compte disqus ça me faisait plus rire.

gerard, on est comme ça nous les lapins, des grands reveurs. Il parait que c'est lié a la taille des oreilles, et les miennes sont splendides

marc469, la france n'est pas gouvernée, elle est administrée. Les usa ont des elections mid term a 2 ans et personne ne s'en offusque. Maintenant pourquoi la france est elle administrée, est ce dans l'interet des français ou de l'etat? Les belges on vecu plus d'un an sans gouvernement , juste a gerer les affaire courantes et ils n'ont pas monté des ateliers de tailleur de silex dans les rues de bruxelles pour autant. Vous vous referez a la IVeme, son epoque est revolue, comme celle de la Veme. Et mieux vaut une revolue qu'une revolution.

anasthasie ça va là j'ai bon ça peut passer?
a écrit le 18/01/2019 à 6:30 :
Et si macron aurez gagné ? LeS gilets j c est finis ?👘 restes LeS revalorisation des retraite 2019 a .0.3% riant quasi geles ? LeS 80 millards d € offert aux tres riches ?? Mais d autres gilet jaune rouge vert sont avenir macron reste un president des riches macron j ai plus confiance ?! Retraitee plus 3€?
Réponse de le 18/01/2019 à 8:50 :
Rien compris à votre charabia
Réponse de le 18/01/2019 à 13:09 :
Pour répondre à votre charabia où avez-vous vu 80 milliards donnés aux très riches ? apparemment les chiffres ne sont pas votre fort.
Réponse de le 18/01/2019 à 14:53 :
@barbosa, les retraites en 2015 représentent 310 milliards d'euros soit 13k euro par actif cotisant. Pensez à remercier les actifs qui vous font vivre et surtout à tous ceux dont le salaire est inférieur à votre retraite. En bonus, un petit graphique en bas de page montrant l'évolution de la population active cotisante par rapport aux nombre de retraités : https://www.insee.fr/fr/statistiques/1906683?sommaire=1906743 .Et n'oubliez pas que la baisse de notre population est un défi du siècle pour limiter les dégâts que le système économique dont les retraités profitent vont occasionner en fin de siècle. Changement climatique, extinction de masse, pollution/destruction des sols, surpopulation, ... Votre génération n'a rien fait pour les éviter, souffrez que nous puissions avoir d'autres priorités que votre confort.

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