Grèce: un accord qui divise à l'intérieur des partis politiques français

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Ils vont se déchirer ! L'accord conclu lundi entre la Grèce et la zone euro va être discuté en France en fin d'après-midi à l'Assemblée Nationale. Certes, a priori, il y aura une majorité pour approuver le texte. Pour autant, le sort réservé à la Grèce et à son Premier ministre Alexis Tsipras divise à l'intérieur de chaque famille politique. Et l'affaire est d'autant plus politisée que, au-delà du débat sur la Grèce stricto-sensu, c'est le rôle de François Hollande dans la gestion de la crise qui se trouve dans le collimateur de certains.
Le président du groupe « Les Républicains » (LR), Christian Jacob, juge a titre personnel que l'accord "va dans le bon sens". Pour autant, il a dû renoncer à donner une consigne de vote car sa position ne fait pas l'unanimité. Ainsi, Thierry Mariani, l'une des têtes d'affiche de La Droite populaire - l'un des courants du parti "Les Républicains" - a déjà annoncé qu'il voterait "contre un accord coûteux qui ne règle rien".
De même, Axel Poniatowski, vice-président (LR) de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée, s'est déclaré opposé à un "très mauvais accord perdant-perdant". Henri Guaino (LR) a lui martelé son sentiment de "dégoût" et sa "honte" face à ce "tribunal terrifiant" qui a "humilié, piétiné" la Grèce.
Quant à Bruno Le Maire, même s'il trouve cet accord « fragile », il affirme vouloir cependant voter « pour ». En revanche, le député de l'Eure compte s'en prendre au rôle joué par François Hollande, qu'il trouve "relativement mineur". Il reproche aussi au Président de la République de "tirer la couverture à soi".
A gauche, Bruno Le Roux, président du groupe socialiste, est certain que "le Parlement apportera (à François Hollande) son soutien le plus large lors du vote mercredi sur le projet d'accord". Certes, mais les « frondeurs » apportent tout de même un bémol à leur soutien. Dans un communiqué, ils affirment que :
En revanche, l'accord avec la Grèce divise totalement au sein d'Europe Ecologie-Les Verts... comme d'habitude. Les partisans du gouvernement, tels François de Rugy et Barbara Pompili, ont fait savoir qu'ils voteraient pour l'accord. En revanche, sur le Huffington Post, l'ex-ministre du logement Cécile Duflot a dénoncé "la position intransigeante visant à faire avaler au gouvernement Tsipras ce que son peuple vient de rejeter par voie référendaire".
La Secrétaire nationale d'EE-LV, Emmanuelle Cosse, a tenté une synthèse ce matin sur France Inter : "Nos parlementaires vont voter soit oui, soit ne pas participer au vote mais avec une même ligne politique: soutenir Tsipras et en même temps dénoncer cet accord ». Comprenne qui pourra...
Du côté du Front de Gauche également, la division a régné entre les différentes composantes de ce rassemblement. Dès lundi après-midi, le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon - qui n'a aucun député - a appelé tous les parlementaires à voter « non », dénonçant « un coup d'état financier contre la Grèce ». Le Parti communiste, lui, n'arrivait pas a fixer sa ligne. Le président du groupe, André Chassaigne, penchait en faveur du « oui » : «On évite le pire, on évite l'exclusion de la Grèce de la zone euro, on évite l'asphyxie financière. Il faut voir le point positif de cet accord ». En revanche, les deux députés Jacqueline Fraysse et Marie-Georges Buffet ont annoncé qu'elles ne voteraient pas cet accord.
Finalement, dans la matinée de ce mercredi, tout ce petit monde a réussi à se mettre d'accord. André Chassaigne a changé d'avis et a annoncé que son groupe voterait « non » au texte.
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Du côté des non-inscrits, le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, votera aussi contre "un accord désastreux". Quant aux députés d'extrême droite, ils voteront « contre » également. Le Front National dénonçant dans un communiqué un accord "inutile", "contreproductif" et "tyrannique". Il estime aussi que la "volonté des peuples est écrasée".
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