Hollande tacle Fillon... et Macron devant le patronat et les syndicats

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A défaut de pouvoir se représenter, le Président de la République distribue... les mauvais points à ceux qui imaginent lui succéder. Il en a eu l'occasion ce 10 janvier. François Hollande a en effet présenté ses vœux aux partenaires sociaux, tirant un "bilan contrasté" du dialogue social durant son quinquennat. "30.000 accords collectifs de branches ou d'entreprises sont signés annuellement", comme récemment chez Renault, a-t-il fait valoir, déplorant tout de même qu'"au niveau national, l'élan contractuel a perdu de sa vigueur". "Certains ont parfois préféré renvoyer la balle au gouvernement plutôt que de faire le pari de la négociation interprofessionnelle", a regretté le chef de l'État.
Néanmoins il a mis en garde ceux qui jugeraient ces "discussions inutiles" dans une nouvelle et claire allusion à François Fillon et sa volonté de gouverner par ordonnances dans les premiers temps de son quinquennat s'il remportait la présidentielle. "Je ne comprends pas que des voix puissent réclamer de mettre un terme au dialogue social (...) parce qu'il y aurait la nécessité de prendre par surprise l'opinion publique de crainte qu'elle ne se réveille", a lancé président. "Le risque, c'est le blocage, que face à la brutalité, il y ait une autre brutalité", a-t-il prévenu. "Or nous avons besoin dans un pays comme le nôtre de continuité et de durée", a-t-il plaidé. Pour le président sortant, "les économies les plus performantes sont celles qui justement associent les salariés aux décisions qui les concernent".
François Hollande a également ciblé le programme d'Emmanuel Macron, qui souhaite que l'État assure à l'avenir la gestion de l'assurance-chômage en lieu et place des partenaires sociaux. Évoquant l'assurance-chômage, dont la négociation sur la prochaine convention a été interrompue en raison des divergences entre partenaires sociaux, il a souligné que "d'autres modèles (que le paritarisme) sont possibles, l'étatisation, je n'ose pas dire la nationalisation".
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"Mais ce serait la fin du système fondé sur des cotisations assises sur les salaires et donc la fin d'une indemnisation sur les revenus antérieurs", a-t-il dit. "Je souhaite donc que les discussions puissent reprendre dans les prochaines semaines pour préserver la gestion paritaire de l'assurance chômage", a-t-il encore lancé.
(Avec AFP)
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