Hôpitaux : projet d'accord à 180 euros mensuels net pour les personnels hors médecins

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Des professionnels de santé manifestent, le 30 juin 2020 à Nice, pour demander plus d'investissements dans l'hôpital public.
Des professionnels de santé manifestent, le 30 juin 2020 à Nice, pour demander plus d'investissements dans l'hôpital public. (Crédits : Reuters)
Les syndicats, qui réclamaient initialement une hausse mensuelle de 300 euros pour l'ensemble des personnels du secteur public, devront se prononcer dans les prochains jours sur cet accord, dont le montant global atteint 7,5 milliards d'euros. Quant aux médecins, qui ont décidé de négocier de leur côté, aucun projet d'accord n'a été présenté à ce stade.

Le gouvernement a présenté dans le cadre du "Ségur de la santé" un projet d'accord prévoyant une hausse minimum de rémunération de 180 euros mensuels net pour les personnels hospitaliers du secteur public, hors médecins, a-t-on appris ce jeudi de sources concordantes.

Cet accord, présenté aux syndicats au terme d'une séance de négociations marathon dans la nuit de mercredi à jeudi, prévoit une hausse de salaire en deux temps, avec une première revalorisation de 90 euros net en septembre et une seconde de 90 euros net qui entrera en vigueur ultérieurement.

L'ensemble des salariés paramédicaux (infirmiers, aides-soignants) et non médicaux (techniciens, brancardiers, etc.) des hôpitaux et des Ehpad publics sont concernés par cette mesure, à l'exception des médecins hospitaliers, qui font l'objet de négociations séparées.

Le protocole d'accord, dont la version définitive doit être envoyée ce jeudi midi aux syndicats, prévoit également une refonte des grilles, c'est-à-dire des salaires prévus selon le déroulé des carrières, pour certains métiers soignants et médico-techniques, ont précisé ces sources à l'AFP.

Comme annoncé mardi, il comprend également un volet sur l'emploi, avec 15.000 embauches dans les établissements publics, dont la moitié correspondent à des créations de postes et l'autre moitié à des recrutements de personnels qui n'étaient jusque-là pas pourvus.

En attente de validation par les syndicats

Ce projet de protocole d'accord "conduit en l'état à une revalorisation significative des métiers hospitaliers", a réagi auprès de l'AFP Zaynab Riet, déléguée générale de la Fédération hospitalière de France (FHF), évoquant "une occasion à saisir".

Les syndicats, qui réclamaient initialement une hausse mensuelle de 300 euros pour l'ensemble des personnels du secteur public, devront se prononcer dans les prochains jours sur cet accord, dont le montant global atteint 7,5 milliards d'euros.

Lire aussi : Ségur de la santé : le gouvernement promet 6 milliards d'euros pour les salaires à l'hôpital et en Ehpad

Pour les médecins, aucun projet d'accord n'a en revanche été présenté à ce stade, les discussions menées mercredi avec les syndicats de praticiens hospitaliers étant restées bloquées faute d'avancée sur l'enveloppe promise par le gouvernement, selon les sources syndicales.

La semaine dernière, Olivier Véran avait proposé une enveloppe de 600 millions d'euros pour leurs rémunérations, dont 400 millions pour les médecins et 200 millions pour les internes et étudiants.

Lire aussi : Olivier Véran promet un plan pour l'hôpital d'ici l'été

Les syndicats espéraient une rallonge pour financer de nouveaux échelons en fin de carrière et une hausse des indemnités de gardes et astreintes.

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a écrit le 09/07/2020 à 22:48 :
Elles sont bien payées les infirmières elle s profite du virus chinois pour revendiquer 300€ de plus parts mois pour 32h de travail veran débloque 7 .5 millards d €. Une honte avec l argent des impôts
Réponse de le 12/07/2020 à 9:48 :
Si vous pensez être dans le vrai passez le concours...
a écrit le 09/07/2020 à 17:06 :
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les responsables qui ont voté la gestion de l hopital en gestion d entreptrise ! indigne

des précisions a lire dans la presse (..)

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Réponse de le 09/07/2020 à 17:23 :
J'en connais un :

Jean Castex ,c’est lui qui était par exemple l’un des fervents promoteurs de la tarification à l’acte et de la restructuration du système hospitalier entre 2005 et 2007 quand il était directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au ministère de la Santé (DHOS). “C’est lui qui a été à la manœuvre pour introduire la notion d’objectifs dans l’hôpital et une rationalisation des coûts”, résumait Patrick Bourdillon, de la CGT Santé à Society en avril 2020.
Un tournant vu par certains comme le point de départ de la casse de l’hôpital public. Car cette tarification à l’acte, surnommée T2A, a induit “une course absurde à la rentabilité” selon Hakim Becheur, chef de service à l’hôpital Bichat à Paris par exemple. À tel point que beaucoup de responsables politiques se sont engagés, au fil des années à corriger les effets pervers de ce système, sans que cela n’aboutisse réellement.
Réponse de le 12/07/2020 à 9:52 :
Là on pâlit juste à une partie du pb, la plupart des hopitaux n'ont de garde que les infirmières qui doivent prendre les responsabilités des médecins de gardes absents et qui refusent de ce déplacer pour prendre la bonne décision, cela amplifié par le fait qu'une infirmière n'a pas a voir certaine parties du dossier client et qu'elles sont de plus en plus jeunes car les vieille démissionnent... C'est pas demain que j'irais me faire soigner dans un hôpital français sans prendre le risque de mourir d'autre chose par négligence ou manque de savoir faire...
a écrit le 09/07/2020 à 16:39 :
j' ai travailler clinique privée 44 année , les salaires jamais augmenter depuis 20 ans les meilleurs années c, était 1992 à 2005 plus des nuits .plus des dimanches .des heures supplémentaire jamais payée .les dimanches était payer toujours avec un mois de retard il y à toujours une différence de salaire du privée et public de 300 euros . cadre dans le privée .cadre dans le public différence de salaire!! pour la retraite pareil !!!! toujours la double peine des petits ouvriers du privée ..............ont ne vie pas avec 1000 euros .seule! le loyer 50% des ressources ainsi que tout les prélèvement obligatoire 30% donc zéro dans le porte monnaie
a écrit le 09/07/2020 à 16:10 :
Lorsqu'on avait besoin de toutes les bonnes volontés entre Mars et Mai, on leur aurait fait un "pont d'or"; mais 3 mois après, on leur donne la moitié de ce qu'il aurait fallu pour que le personnel de santé Français soit dans la moyenne de l'U.E.:= soit 300€ e plus mensuel. Pourtant avec plus de 140 milliards distribués par l'Etat en aides diverses (chômage partiel notamment) l'Etat n'était plus à quelques dizaines de milliards près.
Réponse de le 09/07/2020 à 20:21 :
Ben évidemment puisque que ce n'est pas toi qui paye....
Yakafokon !
La bonne jalousie française : j'aime pas les riches mais si je peux en prendre un peu plus que les autres je vais pas me gêner
Réponse de le 09/07/2020 à 21:01 :
Ils ont eu des primes ! Et oui c’est ça la vraie vie, quand il y a un événement ponctuel on donne une prime, on ne revalorise pas tous les salaires des toutes les catégories de personnels pour les 20 ans à venir... la vraie vie, sauf pour l’état donc.
a écrit le 09/07/2020 à 12:12 :
"à l'exception des médecins hospitaliers, qui font l'objet de négociations séparées".

Ils ont claquer la porte cette nuit, ils demandent 1000€ net.
a écrit le 09/07/2020 à 10:43 :
Alors que depuis 2009 les salaires du privé stagnent voir régressent ou des contre partie de travailler plus pour gagner moins si ce n'est le chômage. Voilà qu'une caste de nababs que l'on nomme fonctionnaire habitué à des semaines annuelles de 30h souvent absent pour des maladies imaginaires qui bénéficie déjà des rémunérations bien supérieure au privé hors cadre supérieur et prolonge leur vacances par des grèves à répétition. Jean Castex énarque haut fonctionnaire jusqu'au bout des ongles déroule le tapis rouge comme ses prédécesseurs aux copains des copains. La société civile c'est-à-dire le privé qui n'arrête pas de s'appauvrir et de se faire plumer depuis plusieurs années par cette caste d’assistés finira par faire la révolution contre cette république bananière qui a trop durée. Ils ne sont que 5 millions de fonctionnaires contre 22 millions de salariés privé qui n'acceptent plus non que l'effort des réformes reposent toujours sur les mêmes !!!
a écrit le 09/07/2020 à 10:30 :
Alors que depuis 2009 les salaires du privé stagnent voir régressent our des contre partie de travailler plus pour gagner moins si ce n'est le chomage. Voilà qu'une caste de nababs que l'on nomme fonctionnaire habitué à des semaines annuelles de 30 souvent absent pour des maladies imaginaires et prolonge leur vacances par des grèves à répétition

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