IMPACT² : l'impact puissance 2 de l'économie collaborative

 |   |  765  mots
Intervention de Anne Hidalgo en ouverture d'IMPACT²
Intervention de Anne Hidalgo en ouverture d'IMPACT² (Crédits : DR)
L'événement Impact2 qui s'est tenu le 29 mars dernier à l'Hôtel de Ville de Paris a célébré l'économie sociale et solidaire devant un public nombreux bien décidé à changer le monde, et de personnalités comme Thomas Pesquet, Nicolas Hulot et Cédric Villani.

« Vous êtes fidèles depuis sept éditions, vous qui venez de 50 pays et qui travaillez dans la politique, l'entreprise, la société civile, les médias. Et vous avez tous un point commun : vous voulez changer le monde, pour qu'il soit plus inclusif et plus durable » a déclaré Nicolas Hazard, fondateur d'INCO, en lançant l'événement Impact2 (lire impact au carré) sous les ors de la majestueuse salle des fêtes de l'Hôtel de Ville.

Un événement auquel a participé Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire. Il a rappelé que nous étions dans une période de transition qui mêle espoir et inquiétude, et que « cette notion superbe d'économie sociale et solidaire (ESS), c'est tout simplement ce que l'économie aurait dû être ».

Sauf que ça ne l'est pas, la recherche de profit restant la motivation principale des entreprises, ce qui, pour Nicolas Hulot est « anachronique. Nous découvrons que nous devons accepter la notion de limite et de rareté. Nous devons adapter notre économie à ces deux impératifs si nous voulons sortir de cette crise civilisationnelle ». Positif, l'ancien animateur d'Ushuaia croit néanmoins à l'émergence d'un nouveau modèle énergétique, dans lequel chaque village pourra produire sa propre énergie :

« il faut rendre les énergies renouvelables plus efficientes et améliorer les techniques de stockage. J'ai beaucoup d'espoir quand je rencontre des startups qui inventent une messagerie instantanée à l'empreinte carbone très réduite, ou des panneaux solaires organiques ».

Tout en restant prudent à propos de la technologie qui « nous a connectée, mais pas encore reliés ».

L'astronaute Thomas Pesquet (voir aussi interview) a découvert de visu la fragilité de notre planète depuis la Station Spatiale Internationale :

« Le blindage de la station est assez épais, mais celui de la Terre ne l'est pas. La couche d'atmosphère qui protège toute vie est ridiculement mince ».

L'IA au service de l'éducation

Cédric Villani, autre personnalité qui fait l'actualité en ce moment avec son rapport sur l'intelligence artificielle, était lui aussi présent pour rappeler que l'IA pouvait aussi être au service de l'humanité, avec par exemple le mouvement IA for Good* que va présenter le mathématicien à l'Assemblée nationale le 3 avril.

« Nous avons interrogé des centaines d'experts, organisé des visites de terrain dans plusieurs pays et une consultation publique qui a recueilli des milliers de contributions. L'IA servira à mieux soigner, à se déplacer plus efficacement, à optimiser la consommation d'énergie » précise le député LREM, qui a rappelé les trois mots clés de l'IA : expérimentation - dans les domaines de l'informatique, du social et du travail -, partage - des bienfaits de la technologie, des idées et des données - et souveraineté - sous peine de cybercolonisation.

L'éducation est un domaine majeur dans lequel l'IA peut changer les choses en mieux. Souvent critiqué pour son opacité en matière d'usage des données personnelles, Google a annoncé lors de la soirée qu'il allait offrir 2 millions d'euros à trois jeunes pousses françaises de l'ESS : Chance, qui s'appuie sur la robotisation et l'intelligence artificielle pour démocratiser le coaching et permettre aux chercheurs d'emploi de révéler leurs talents invisibles ; Open Classrooms, qui veut rendre l'éducation accessible à tous et favorise un apprentissage communautaire et engageant, et INCO Academy, programme international de formation à destination des migrants lancé par INCO, organisateur d'Impact2.

Google.org, le bras philanthropique du géant de Mountain View, dispose de 1% du chiffre d'affaires (soit près d'1 milliard de dollars si on prend en compte le CA d'Alphabet la maison mère) et a pour but de soutenir les projets qui veulent apporter des solutions à des problématiques complexes grâce aux technologies.

« Depuis 6 ans, nous menons des ateliers numériques dans les territoires qui ont formé 230.000 personnes aux compétences numériques de base, et nous sommes co-fondateurs de WeTakeCare avec Emmaüs Connect. Notre conviction est qu'Internet est une immense opportunité, et que l'enjeu est celui de la transformation, et donc de la formation. C'est pourquoi nous finançons ces trois projets liés au futur de l'emploi » a expliqué Anne-Gabrielle Dauba-Pantanacce, directrice de la communication de Google.

Une manière pour le G des GAFA de redorer son blason en aidant une population éloignée de la technologie, sachant que 50 000 emplois sont non pourvus dans le secteur du numérique.

---

* La fondation AI for good créée en 2016 a pour mission de promouvoir l'usage des technologies d'IA au profit d'un développement durable

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 05/04/2018 à 9:17 :
L'IA au service de l'éducation ? Heu et il est où le rapport dans le paragraphe développé svp ?

Vous voyez, encore des grandes phrases creuses sur ce sujet, ce qui est logique, l'IA n'existant tout simplement pas.

Du coup nous parler de l'IA n'est que spéculer.

C'est pas avec des spéculations que l'on va sauver le monde qui justement s'écroule sous le poids de la spéculation.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :