Maison individuelle: le bois, pièce maîtresse de la croissance de Trecobat, le numéro un breton
Pascale Paoli Lebailly
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Alors que la réglementation RE2020 implique l’introduction de nouvelles normes environnementales structurantes pour le dépôt de permis en maison individuelle et l’encouragement à l’utilisation de matériaux biosourcés dont le bois, Trecobat s’appuie sur...
Tensions sur les matériaux et pénuries de main-d'œuvre ont dégradé les résultats 2021 de Trecobat. Mais le constructeur finistérien compte bien rebondir en 2022. La construction à ossature bois et la revitalisation des centres-bourgs font partie des segments d’activité appelés à se développer. Via le numérique, Trecobat est aujourd'hui présent sur l'ensemble de la proposition immobilière.
Les pénuries de main-d'œuvre dans le BTP et de matériaux pèsent globalement sur l'économie bretonne et n'épargnent pas l'entreprise Trecobat. Le constructeur finistérien de maisons individuelles, le premier en Bretagne, le quatrième au plan national, subit lui aussi la tension sur les matériaux, plutôt vive sur l'acier, l'aluminium et le bois.
Pas de pénurie "sèche", mais des délais allongés
Elle ne provoque pour l'instant pas de pénurie "sèche", mais des allongements de délais et une visibilité moyenne sur la fin de l'année 2021 et sur 2022 pour ce qui concerne les semi-conducteurs et l'aluminium.
« Nous avions plutôt bien passé la période de la crise du Covid-19 en 2020. L'impact de la tension sur les matériaux dégrade nos résultats 2021 en raison de l'évolution à la hausse de nos conditions d'achat, qui pourraient aussi augmenter de manière significative début 2022, et des délais d'approvisionnement qui ralentissent le rythme de nos chantiers », reconnaît Alban Boyé.
Appel à protéger la ressource bois par des mesures protectionnistes
L'ex-DG, devenu en avril dernier le président du groupe de construction Trecobat, anticipe un chiffre d'affaires quasi stable de 160 millions d'euros sur l'année, contre 150 millions d'euros en 2020 (hors promotion immobilière) mais la rentabilité sera moindre.
«Le prix du bois aux États-Unis ne flambe plus.Nous restons cependant toujours inquiets sur le fait que le marché de grumes[troncs coupés non équarris, Ndlr] en France,ne fasse l'objet d'aucunemesure protectionnistedans un contexte de future réglementation du bâtiment qui doit encourager ce matériau.»
20% du chiffre d'affaires dans l'ossature bois en 2025
Malgré le manque à gagner de 2021, l'entreprise de 480 collaborateurs, répartis sur 23 sites de l'Arc Atlantique, ne revoit pas à la baisse son plan de développement.
L'activité du groupe repose sur quatre pôles, laconstruction (Trécobat et Trécobois), l'industrie avec les deux usines Murébois (à Lannilis et Rennes), l'aménagement avec Aménatys, et le pôle service et numérique (avec les plateformes Nestor et Treckea).
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Avec 1.300 maisons bâties par an, la construction génère l'essentiel du chiffre d'affaires mais la diversification et la croissance sont portées par de nouvelles ambitions en matière de construction en bois et de revitalisation des centres-bourgs.