« J'ai toujours acheté le bois au prix fort car je suis exigeant en termes de qualité, et conscient du travail que cela représente », explique Hugo Delavelle, fondateur de l'entreprise éponyme.
Même s'il devient de plus en plus difficile de trouver le bon fournisseur, la hausse des prix du bois a finalement peu impacté l'activité de l'entreprise qui s'est positionnée dès le départ sur du haut de gamme en production locale. Une stratégie qui paye puisque l'ébéniste n'a pratiquement pas augmenté ses prix.
Contrairement aux acteurs du BTP, pour le fabricant de meubles design en bois massif, la matière première représente une petite partie du coût de production, comparé à la main-d'œuvre. « Avec 1 mètre cube de bois, je réalise 60 tabourets, sachant qu'il faudra passer environ 5 heures sur chaque tabouret », explique Hugo Delavelle. Au final, le bois représente 25 euros HT sur un prix de vente à 400 euros.
Idéalement situé, sur les contreforts de la forêt vosgienne, l'entrepreneur achète son bois directement aux scieurs de la région, sans passer par des négociants qui prennent une marge importante. « Très peu d'artisans ont, comme moi, ce pied dans la scierie au quotidien », note Hugo Delavelle. « En cas de baisse de production, les scieurs préfèreront me le vendre au prix fort plutôt qu'aux négociants au rabais », poursuit-il.