Inégalités salariales hommes-femmes : Pénicaud annonce un mécanisme détaillé

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La ministre du Travail annonce qu'un dispositif précis permettra de lutter contre les inégalités salariales entre hommes et femmes.
La ministre du Travail annonce qu'un dispositif précis permettra de lutter contre les inégalités salariales entre hommes et femmes. (Crédits : Reuters)
La ministre du Travail promet pour bientôt un mécanisme pour combattre les inégalités salariales que subissent les femmes, dont le principe a été acté dans la loi sur l’avenir professionnel.

Invitée de l'émission "Questions politiques" sur France Inter/France Info/Le Monde, ce dimanche 14 octobre, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a rappelé qu'à travail égal, les femmes sont rémunérées environ 9% de moins que les hommes et l'écart atteint 25% pour l'ensemble d'une carrière, et même 37% au moment du calcul de la pension de retraite.

"C'est absolument scandaleux et injustifiable dans une République sociale qui dit « liberté, égalité fraternité », a-t-elle commenté.

C'est pourquoi le gouvernement présentera "dans quelques semaines" un "mécanisme détaillé" visant à lutter contre le phénomène "scandaleux et injustifiable" des inégalités salariales entre hommes et femmes, a annoncé la ministre.

Principe acte mais modalités pratiques à préciser

Si le principe d'un tel dispositif a été acté dans la loi "avenir professionnel", adoptée l'été dernier par le Parlement, ses modalités pratiques restent à préciser, a indiqué Mme Pénicaud.

Afin de "réussir cette égalité hommes-femmes", Muriel Pénicaud promet d'annoncer "dans quelques semaines" le mécanisme qui a été défini par la loi, "mais (de manière) détaillée. Mme Pénicaud avait confié en mai une mission à Sylvie Leyre, DRH France du groupe industriel Schneider Electric, pour définir la "méthodologie" de cette mesure.

Les entreprises notées, les mauvais élèves sanctionnés

Dès le mois de mars, le gouvernement avait annoncé son intention de créer un indicateur pour mesurer ces écarts de salaires à partir de 2019 et pousser les entreprises à les réduire, avec la menace de sanctions financières à horizon 2022 pour les plus récalcitrantes.

Une source syndicale indiquait à l'AFP en août par l'AFP, que le gouvernement envisagerait de contraindre les entreprises non seulement à mesurer les écarts de salaires, mais aussi à rendre des comptes en matière d'augmentations et de promotions. Les entreprises se verraient décernées une note sur 20 sur la base de ces différents critères, celles obtenant moins de 15 étant susceptibles de sanctions, avait détaillé cette source.

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Commentaires
a écrit le 15/10/2018 à 17:44 :
Curieux que ce gouvernement ne supprime pas une bonne fois pour toute cette discrimination par ordonnance, comme il a su le faire récemment avec zèle pour faire passer des régressions sociales, en imposant aux entreprises et à son secteur public par exemple à partir de juin 2019 l'égalité des salaires entre hommes et femmes? Simplement parce que l'Etat lui-même et les organisations patronales n'y ont pas intérêt...D'où un énième dispositif usine à gaz pour gagner du temps et donc de l'argent...Déplorable.
De plus si les salaires H/F à poste équivalent étaient identiques, de même que les salaires des emplois à faible revenu, essentiellement occupés par des femmes, fortement revalorisés, les retraites seraient largement financées.
a écrit le 15/10/2018 à 14:16 :
chez adecco c'est l'inverse, moi je me suis barré avec mes technos, elles ont du me remplacé par 5 personnes. bien fait.
a écrit le 15/10/2018 à 9:36 :
"Contraindre les entreprises", tout est dit ! C'est tellement facile de mettre obligations sur obligations sur le dos des entrepreneurs. On se demande comment il se fait qu'il y ait encore des entrepreneurs, et pas que des bureaucrates, gras et bien nourris, vivant sur le dos des entrepreneurs, et passant leur temps à leur coller des "contraintes".
a écrit le 15/10/2018 à 9:14 :
Si les femmes étaient moins payées que les hommes à travail identique, par la loi du marché, les hommes seraient inemployables.

Cessons donc ce faux débat.
a écrit le 15/10/2018 à 8:55 :
Avant :
La loi impose la conclusion d’un accord ou d’un plan d’action unilatéral de l’employeur sur l’égalité F/H. La loi définit également les thèmes que doit contenir l’accord et le plan d’action, ainsi que les données chiffrées sur lesquels il doit s’appuyer. Lorsque ces dispositions ne sont pas respectées, l’entreprise peut être sanctionnée d’une amende par l’inspection du travail. Cette sanction, bien que trop peu appliquée, a permis à ce que 40% des entreprises mettent en place un accord ou un plan d’action pour l’égalité F/H.

Loi travail :
Les ordonnances permettent par accord d’entreprise de modifier le thème, le contenu et la périodicité des négociations, dans une limite de 4 ans. La négociation sur l’égalité F/H pourra être organisée avec un contenu à la carte une fois tous les 4 ans…voire pas du tout, sans que les entreprises ne soient sanctionnées…Alors que les écarts de salaires représentent toujours 25%, avec une telle disposition, ce n’est pas près de s’améliorer !
a écrit le 15/10/2018 à 8:29 :
Les inégalités de revenus sont à la base du libéralisme. Ces inégalités sont aussi très forte entre les hommes. Comment un gouvernement qui défend le libéralisme peut-il critiquer le fonctionnement normal du marché du travail ? Le salaire n'est-il pas versé en fonction de la performance de l'employé ? Créer une discrimination positive ne va-t-il pas augmenter le chômage des femmes en rendant leur salaire moins compétitif ?
a écrit le 14/10/2018 à 22:58 :
Parfaitement scandaleux ! Cette inégalité dont on nous rebat les oreilles n'existe pas !

Le débat est biaisé depuis le départ car la comparaison de salaire a été faite en valeur absolu entre les hommes et les femmes sans regarder ni les postes occupés ni les heures travaillées.

Si davantage de femmes que d'hommes préfèrent travailler à temps partiel pour consacrer plus de temps à leurs enfants, c'est hautement louable, structurant pour notre société et tout à leur honneur.

Mais, il est révoltant qu'il en ressorte des analyses fallacieuses qui permettent ensuite de justifier des mesures insidieuses de discrimination envers les hommes !
a écrit le 14/10/2018 à 20:10 :
Encore une fois on occulte le vrais probleme .Le seul critere valable est le taux horaire pour le meme poste ,c'est tout .Quand une femme fait 35 h pour des raisons personnelles et que ses collegues (hommes ou femmes ) en font plus avec des heures sup ,il est normal qu'au final la paie ne soit pas la meme à la fin du moi .Les patrons et directeurs partout raisonnent de la meme façon .Ce n'est pas l'individu ,homme ou femme qui est payée quels que soient les diplomes , mais le poste occupé .De plus le présenteisme est trés important en plus des competances pour obtenir des promotions .Quel est le chef de service ,homme ou femme ,qui donnera dans le meme temps d'attente une promotion à capacité professionnelle identique ,à celui ou celle qui a un fort absenteisme par rapport à celui ou celle qui a un fort présenteisme !Personne ne s'y risquera à moins de mettre le feu dans son service car les salariés ,homme ou femmes ,sont trés trés jaloux de ce genre de chose .L'envie de recruter des femmes va diminuer dans les entreprises si on les force à faire ce qu'elles ne veulent pas .Je connais une directrice qui oubliant son sexe gere ses services en fonction d'imperatif qui n'ont rien à voir avec l'égalité homme femme .Parmi ses deux adjoints ,il y a un homme et une femme competants si ils sont à ces postes mais surtout ne comptant pas les heures passées dans l'entreprise ......
Réponse de le 14/10/2018 à 22:53 :
Vous comparez donc quelqu'un qui fait ses heures avec quelqu'un qui fait plus que ce qu'il devrait ?
De plus, vous parlez de présentéisme et d'absentéisme.

Le problème étant justement que l'on considérera plus facilement quelqu’un qui fait des plus d'heures comme étant plus méritant que quelqu'un qui en fait moins.

On peut aussi glander de nombreuses heures au travail, on verra de la présence.
a écrit le 14/10/2018 à 16:45 :
Entièrement d'accord, il est normal que les pots de vin accordés aux femmes soient du même montant que ceux accordés aux hommes.

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