Inflation : les distributeurs réclament encore au gouvernement des renégociations de prix avec leurs industriels
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Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD).
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La guerre des prix continue entre industriels de l'alimentaire et distributeurs. Le gouvernement doit « demander aux industriels de manière beaucoup plus forte » de renégocier « l'ensemble des prix » à la baisse à partir de la rentrée, a réclamé lundi Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD).
« Pour qu'il y ait des baisses de prix significatives à la rentrée, il faut que les industriels acceptent enfin de renégocier », a-t-il lancé sur BFM Business. « Le sujet aujourd'hui, c'est de faire en sorte que les baisses de matières premières se traduisent dans les baisses de prix : pour cela, il faut que le gouvernement demande aux industriels de manière beaucoup plus forte qu'aujourd'hui, de renégocier l'ensemble des prix à partir de la rentrée », a-t-il poursuivi.
Pour l'instant, seuls « une petite partie d'entre eux, 15 à 20 sur les 75 concernés, ont accepté des remises temporaires sur quelques produits, les pâtes, l'huile, quelques produits sucrés : on voit bien que ça ne suffit pas », a jugé le responsable patronal. « L'année dernière, lorsqu'il y avait eu la guerre en Ukraine, les distributeurs avaient tous accepté de renégocier à la hausse, en faisant en sorte d'aller au-delà de la loi », rappelle-t-il.
« Il faut absolument que, dans l'autre sens, les industriels acceptent cette renégociation de façon à ce qu'il n'y ait pas forcément un "septembre vert" mais au moins des baisses de prix », a-t-il déclaré, avant d'admettre « aujourd'hui une stabilisation globale du niveau des prix (...) maintenant il faut enclencher vraiment la marche arrière à partir de décembre ».
Pour le dirigeant de la Fédération du commerce et de la distribution, « les grandes multinationales industrielles » (Coca-Cola, L'Oréal, Mondelez, Nestlé ou Unilever, NDLR) « profitent de la situation: leurs coûts baissent et leurs prix restent très élevés: résultat, leurs marges augmentent de manière considérable au détriment des consommateurs » ce qui « n'est pas normal d'autant plus que cela se traduit par une baisse de la consommation ».
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