Michel-Edouard Leclerc, ministre des consommateurs
Bruno Jeudy
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Je n'oublie pas d'où je viens et quelles sont nos valeurs », confie celui qui se définit comme un « épicier sentimental ».
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Je n'oublie pas d'où je viens et quelles sont nos valeurs », confie celui qui se définit comme un « épicier sentimental ».
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Son bureau ressemble à une caverne d'Ali Baba. Michel-Edouard Leclerc est intarissable sur sa passion des livres et des BD. Comme dans les magasins Leclerc, ses rayons sont pleins : des essais partout - son préféré « la société du spectacle » de Guy Debord y trône en bonne place - et des BD dans tous les coins avec une planche de Corto Maltese, le marin aventurier devenu son mantra. Posés au sol et sur les étagères tels des ex-voto, des maquettes de bateaux à voile à trois mâts ou des clippers du XVIIIème témoignent de sa passion pour la marine et la Bretagne. « MEL » comme l'appellent amis et collaborateurs rappelle fièrement qu'il est Cap-hornier et a franchi à trois reprises la grande houle des cinquantièmes hurlants. « Mes parents ne voulaient pas que je roule à mobylette mais à 17 ans ils m'ont laissé traverser la Manche. » Dix ans plus tard, après des études de philosophie et de sciences politiques à la Sorbonne, l'aîné des fils Leclerc rentre dans le « Mouvement » fondé par le paternel. Il commencera par s'occuper du dossier pétrole...
Bruno Jeudy