Journal de campagne : Hollande battu par Montebourg à la primaire de gauche

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Selon un sondage BVA, Arnaud Montebourg battrait François Hollande au second tour d'une primaire de gauche , avec 52% des suffrages contre 48%.
Selon un sondage BVA, Arnaud Montebourg battrait François Hollande au second tour d'une primaire de gauche , avec 52% des suffrages contre 48%. (Crédits : © POOL New / Reuters)
La Tribune publie son "journal de campagne" quotidien, reprenant les principaux faits et déclarations des candidats (et de leurs soutiens) à la présidentielle de 2017. Aujourd'hui : Montebourg, Hollande, Sarkozy...

Après la droite... la gauche. Le week end dernier, Le Conseil national du parti socialiste a approuvé à l'unanimité les modalités des "primaires citoyennes" qui se tiendront les 22 et 29 janvier 2017. Elles désigneront le candidat qui portera notamment les couleurs du PS pour la présidentielle.

Les candidatures devront être déposées entre le 1er et le 15 décembre 2016. La campagne débutera officiellement le 17 décembre et le PS allouera un budget de campagne de 50.000 euros à chaque candidat en lice. Concernant les bureaux de vote, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambabélis, a évoqué 8.000 sites, en précisant qu'il espérait se rapprocher du seuil des 9.000.

Hollande candidat...

A ce stade quels sont donc les candidats déclarés : la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann, le militant socialiste et ancien très médiatique inspecteur du travail Gérard Filoche, l'ex-ministre de l'Education nationale Benoît Hamon, le député écologiste François de Rugy.

A cette liste, il convient maintenant d'ajouter Arnaud Montebourg, l'ex-ministre de l'Industrie qui a finalement annoncé hier soir sur TF1 son intention de se présenter à la primaire. En revanche, le « chouchou dans l'opinion » Emmanuel Macron, qui a quitté fin août le ministère de l'Economie pour se consacrer à son mouvement politique "En marche" - qui tiendra un grand meeting mardi 4 octobre à Strasbourg - ne passera pas par la case primaire s'il décide d'être effectivement candidat.

Reste le cas François Hollande. Le président de la République annoncera en décembre s'il se présente pour un second mandat. Il serait alors « moralement » - mais pas légalement - tenu de passer par la case primaire. Ce qui serait une première dans l'histoire de la Vème République.

... battu par Montebourg ?

Mais un tout récent sondage BVA pour la presse régionale va le faire réfléchir. Le président de la République obtiendrait 43% des suffrages au premier tour, devant Arnaud Montebourg crédité de 33%. Benoît Hamon arriverait troisième avec 14% des voix. Mais, au second tour, François Hollande serait battu, en raison du bon report de voix dont bénéficierait son adversaire : il atteindrait 48% contre 52% pour Montebourg.

Dans une autre hypothèse, François Hollande n'y va pas, Manuel Valls ferait la course en tête au premier tour, avec 44% des votes contre 31% pour Arnaud Montebourg. Au second tour le chef du gouvernement maintiendrait une courte avance avec 51% contre 49%.

Mais attention, ce sondage a été effectué sur 10.000 Français âgés de plus de 18 ans et seuls 4% des électeurs ont déclaré leur intérêt pour la primaire PS, soit 1,8 million de votants.

Sarkozy promet un budget à l'équilibre pour 2022

Dans un entretien au Figaro paru ce lundi, Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite, promet de ramener le budget de la France sous les 3% de déficit en... 2019, et d'atteindre l'équilibre en 2022, soit la dernière du quinquennat. En effet, l'ex président de la République estime que les chiffres présentés par le gouvernement Valls qui tablent sur un déficit ramené à 2,7% du PIB en 2017 sont "tout simplement faux".

Résultat, pour lui, il faudra négocier avec Bruxelles pour éviter des sanctions financières. Ce sera "le passage obligé pour tout nouveau gouvernement en 2017" assure le candidat, qui n'ira pas négocier les mains vides : "J'irai leur parler après avoir déposé en Conseil des ministres en juin 2017 les mesures qui permettront d'atteindre 100 milliards d'euros d'économies en cinq ans, et les 40 milliards d'euros de baisses d'impôts."

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Commentaires
a écrit le 04/10/2016 à 9:47 :
Arnaud de la Marinière est bien gentil, mais il n'est que cela. Il quitte facilement le navire par gros temps et quand son peu de crédit risque d'être atteint pour mieux revenir perorer après . Le panache vous dis-je , le panache.
a écrit le 03/10/2016 à 15:20 :
Vous arrivez à parler de sarkozy là aussi ? Il y a déjà un article qui lui est entièrement dédié, tout cela pour au final ne parler que de vent c'est bien de l'énergie dépensée pour rien, franchement latribune vous devriez arrêter de suivre ces campagnes, soyez originaux comme vous savez l'être.

Par ailleurs vous attirez tous les partisans des uns et des autres et c'est d'un soulant...
a écrit le 03/10/2016 à 12:32 :
Notre objectif tout mettre en oeuvre pour alain Juppé votons à la primaire des républicains
Réponse de le 03/10/2016 à 20:22 :
Un militant PS qui choisi son président a droite ...
Une chose est sur ce coût ci si il fait une politique de droite au moins tu ne seras pas surpris comme a du te surprendre Hollande avec sa politique de " gauche " !!!
Réponse de le 04/10/2016 à 8:00 :
Je ne suis pas militant PS mais de sensibilité de gauche.
Et si l'on me donne un moyen d'empêcher la survenue d'un second tour où je devrais choisir entre la peste blonde, le choléra sur talonnette et le mode "spectateur du naufrage de mon pays", et bien j'irais voter pour un adversaire de Mr Sarkozy à la primaire.

Je n'ai aucune illusion sur Mr Juppé, qui a un passé judiciaire chargé et qui est comme tant d'autres tombé dans les illusions du néoliberalisme, mais je le crois républicain, démocrate et un peu soucieux des libertés publiques et individuelles.

En cela il tranche avec les énergumènes de son camp, et c'est donc un candidat possible au cas, très probable où le candidat de gauche serait sorti au premier tour de la présidentielle.

Le bon coté des primaires c'est que le candidat ne sera plus uniquement choisi par les directions des partis, et que le match retour Hollande-Sarko (80% de défiance et de rejet chacun) n'est plus une fatalité.

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