François Bayrou, président du MoDem, a une nouvelle fois apporté son soutien à Alain Juppé lors de l'Université de son mouvement ce week-end à Guidel en Bretagne. "Je suis heureux qu'Alain Juppé ait montré qu'il était un homme de volonté, qu'il était un homme de parole, qu'il était solide et responsable, et qu'il était, se faisant, un homme d'honneur", a dit le maire de Pau. En revanche, François Bayrou a de nouveau taclé Nicolas Sarkozy :
François Fillon, intervenant lundi 26 septembre lors de la « matinale » sur France Inter, s'est défendu de présenter un projet « ultralibéral » :
Le candidat à la primaire estime que le déficit public atteindra en réalité 4,7% en 2017, alors que le gouvernement annonce qu'il sera ramené à 2,7%. "Mon objectif c'est zéro déficit en 2022. Pourquoi je dis qu'il y aura un déficit en 2017? Depuis quelques mois le gouvernement dépense de l'argent qui sera facturé en 2017 et 2018. Sauf à faire subir un choque d'une extrême rigueur en payant les dépenses de la gauche, il n'y a pas d'autre choix que d'accepter un déficit en 2017".
Il a par ailleurs confirmé qu'il augmenterait la TVA « pour baisser les charges salariales qui pèsent sur les ménages les plus modestes".
Et quand on l'interroge sur Laurence Parisot - ancienne présidente du Medef - qui estime qu'il n'y a aucune idée nouvelle dans les programmes des candidats à la primaire de la droite : "Elle ne lit pas les programmes. C'est l'idée à la mode qu'il n'y a rien de nouveau, ils n'ont absolument pas vu qu'une nouvelle économie est en train de se mettre en place (...). J'aimerais qu'elle propose des solutions plutôt que de se promener sur les écrans et devant les micros pour faire des critiques suivies d'aucune proposition".
Nicolas Sarkozy, lui, était ce lundi 26 septembre sur Europe 1, le premier invité des « Lundis de la primaire ». Il a promis de très forts allégements fiscaux, telle la baisse de l'impôt sur le revenu de 10 % Une mesure "incontournable" selon lui, car "les classes moyennes ont été matraquées, les familles ont été persécutées fiscalement" pendant le quinquennat de François Hollande. L'ISF serait supprimé, de même que "les cotisations sociales pour tous les emplois familiaux". Pour compenser le manque à gagner induit par ces mesures, il a assuré qu'il ferait voter d'importantes économies, à hauteur de 100 milliards d'euros, sans toutefois préciser lesquelles...
L'idée d'un revenu minimum universel garanti, qui viendrait remplacer les minima sociaux existants, fait son chemin dans la campagne présidentielle. Portée notamment par l'ex candidat à la primaire de la droite Frédéric Lefebvre, elle revient également dans les propositions du Premier ministre, Manuel Valls. Pour Nicolas Sarkozy, il n'est pas question d'en instaurer un. "Je préfère fusionner toutes les allocations en une seule, une allocation unique qui fusionnerait le revenu minimum d'activité, les allocations personnelles pour le logement et même les allocations communales", a-t-il déclaré. Une proposition assez proche de celle de Manuel Valls.
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Pour lutter contre le terrorisme, Nicolas Sarkozy a réitéré une certain nombre de propositions très martiales. Il veut "des perquisitions de jour comme de nuit", "le retrait de la nationalité pour celui qui attaque la France et la modification de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Toute personne condamnée à 5 ans de prison et qui ait une double nationalité doit être expulsée." Par ailleurs, en dépit des critiques qui lui sont adressées sur le non-respect de l'État de droit que constituerait une telle mesure, l'ancien chef de l'État persiste et signe sur l'enfermement préventif des personnes fichées S. "Je souhaite que tous les dossiers fichés S soient examinés par les services spécialisés et que les quelques centaines de plus dangereux soient mis en rétention administrative."
Enfin, dans la course à la Maison Blanche, Nicolas Sarkozy a fait le choix de soutenir Hillary Clinton : " Je ne suis pas américain mais j'ai travaillé avec Hillary Clinton. J'ai mesuré qu'on pouvait lui faire confiance, qu'elle a du courage".
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