Journal de campagne : Sarkozy veut baisser les impôts de 10% et Fillon augmenter la TVA...

La Tribune publiera désormais un "journal de campagne", reprenant les principales déclarations des candidats (et de leurs soutiens) à la présidentielle de 2017. Aujourd'hui, Sarkozy, Fillon, Bayrou...
Jean-Christophe Chanut
François Fillon ne croit pas à un déficit sous les 3% en 2017:  Pourquoi je dis qu'il y aura un déficit en 2017? Depuis quelques mois le gouvernement dépense de l'argent qui sera facturé en 2017 et 2018. Sauf à faire subir un choque d'une extrême rigueur en payant les dépenses de la gauche, il n'y a pas d'autre choix que d'accepter un déficit en 2017.
François Fillon ne croit pas à un déficit sous les 3% en 2017: " Pourquoi je dis qu'il y aura un déficit en 2017? Depuis quelques mois le gouvernement dépense de l'argent qui sera facturé en 2017 et 2018. Sauf à faire subir un choque d'une extrême rigueur en payant les dépenses de la gauche, il n'y a pas d'autre choix que d'accepter un déficit en 2017". (Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)

Bayrou toujours "fan" de Juppé

François Bayrou, président du MoDem, a une nouvelle fois apporté son soutien à Alain Juppé lors de l'Université de son mouvement ce week-end à Guidel en Bretagne. "Je suis heureux qu'Alain Juppé ait montré qu'il était un homme de volonté, qu'il était un homme de parole, qu'il était solide et responsable, et qu'il était, se faisant, un homme d'honneur", a dit le maire de Pau. En revanche, François Bayrou a de nouveau taclé Nicolas Sarkozy :

"L'obsession de l'identité" est "une menace" et "une ruse  (...). Pendant qu'on renvoie les Français aux Gaulois et les Gabonais au Gabon, on ne parle pas des vrais sujets".

Fillon se défend d'être "ultralibéral"...

François Fillon, intervenant lundi 26 septembre lors de la « matinale » sur France Inter, s'est défendu de présenter un projet « ultralibéral » :

"Nous sommes un pays qui consacre 57% de ses richesse nationales à la dépense publique. Avec mon projet on descendrait à 50%. Si vous appelez ça un programme ultralibéral, je vous en fournirai d'autres".

"Si je propose de supprimer la durée légale du travail, c'est pour la remplacer par des négociations au sein de l'entreprise avec un accord majoritaire des salariés ou des syndicats. On n'est pas dans une posture idéologiquement libérale".

"Ce pays est allé trop loin dans les dépenses publiques et la bureaucratie depuis 20 ans. Je suis pragmatique. Pour faire revenir le balancier au centre, il faut un choc. C'est la seule solution pour redresser le pays".

... et ne croit pas à un déficit inférieur à 3% en 2017

Le candidat à la primaire estime que le déficit public atteindra en réalité 4,7% en 2017, alors que le gouvernement annonce qu'il sera ramené à 2,7%. "Mon objectif c'est zéro déficit en 2022. Pourquoi je dis qu'il y aura un déficit en 2017? Depuis quelques mois le gouvernement dépense de l'argent qui sera facturé en 2017 et 2018. Sauf à faire subir un choque d'une extrême rigueur en payant les dépenses de la gauche, il n'y a pas d'autre choix que d'accepter un déficit en 2017".

Il a par ailleurs confirmé qu'il augmenterait la TVA « pour baisser les charges salariales qui pèsent sur les ménages les plus modestes".

Et quand on l'interroge sur Laurence Parisot - ancienne présidente du Medef - qui estime qu'il n'y a aucune idée nouvelle dans les programmes des candidats à la primaire de la droite : "Elle ne lit pas les programmes. C'est l'idée à la mode qu'il n'y a rien de nouveau, ils n'ont absolument pas vu qu'une nouvelle économie est en train de se mettre en place (...). J'aimerais qu'elle propose des solutions plutôt que de se promener sur les écrans et devant les micros pour faire des critiques suivies d'aucune proposition".

Sarkozy baisserait de 10% l'impôt sur le revenu...

Nicolas Sarkozy, lui, était ce lundi 26 septembre sur Europe 1, le premier invité des « Lundis de la primaire ». Il a promis de très forts allégements fiscaux, telle la baisse de l'impôt sur le revenu de 10 % Une mesure "incontournable" selon lui, car "les classes moyennes ont été matraquées, les familles ont été persécutées fiscalement" pendant le quinquennat de François Hollande. L'ISF serait supprimé, de même que "les cotisations sociales pour tous les emplois familiaux". Pour compenser le manque à gagner induit par ces mesures, il a assuré qu'il ferait voter d'importantes économies, à hauteur de 100 milliards d'euros, sans toutefois préciser lesquelles...

 L'idée d'un revenu minimum universel garanti, qui viendrait remplacer les minima sociaux existants, fait son chemin dans la campagne présidentielle. Portée notamment par l'ex candidat à la primaire de la droite Frédéric Lefebvre, elle revient également dans les propositions du Premier ministre, Manuel Valls. Pour Nicolas Sarkozy, il n'est pas question d'en instaurer un. "Je préfère fusionner toutes les allocations en une seule, une allocation unique qui fusionnerait le revenu minimum d'activité, les allocations personnelles pour le logement et même les allocations communales", a-t-il déclaré. Une proposition assez proche de celle de Manuel Valls.

... et persiste et signe avec ses propositions conter le terrorisme

 Pour lutter contre le terrorisme, Nicolas Sarkozy a réitéré une certain nombre de propositions très martiales. Il veut "des perquisitions de jour comme de nuit", "le retrait de la nationalité pour celui qui attaque la France et la modification de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Toute personne condamnée à 5 ans de prison et qui ait une double nationalité doit être expulsée." Par ailleurs, en dépit des critiques qui lui sont adressées sur le non-respect de l'État de droit que constituerait une telle mesure, l'ancien chef de l'État persiste et signe sur l'enfermement préventif des personnes fichées S. "Je souhaite que tous les dossiers fichés S soient examinés par les services spécialisés et que les quelques centaines de plus dangereux soient mis en rétention administrative."

 Enfin, dans la course à la Maison Blanche, Nicolas Sarkozy a fait le choix de soutenir Hillary Clinton : " Je ne suis pas américain mais j'ai travaillé avec Hillary Clinton. J'ai mesuré qu'on pouvait lui faire confiance, qu'elle a du courage".

Jean-Christophe Chanut

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Commentaires 7
à écrit le 27/09/2016 à 12:21
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On n'a JAMAIS vu les impôts baisser VRAIMENT ou disparaître en France. C'est un leurre bassement politique.

à écrit le 26/09/2016 à 17:54
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m'en fou moi je vote Hollande parce qu'il va baisser mes impots en 2017 alors que la droite ne me propose rien a part la suppression de l'ISF = 5 milliards de cadeau fiscal a leurs amis d'ou l'explosion du déficit budgétaire prévu par la droite en 20...

à écrit le 26/09/2016 à 17:46
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Mais quand un candidat proposera t il de mettre une taxe sur l'énergie pour réduire le cout du travail en finançant les charges sociales? Seul, Nicolas Hulot en a parlé, mais il ne veut pas se présenter. C'est pourtant une bonne idée!

à écrit le 26/09/2016 à 16:52
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Voici donc le programme de LR, simplement tiré des différentes déclarations et faits depuis 2012. 1°) Pour l’économie : faire passer le déficit de 3.2 % en 2016 à 4.7 % en 2017. Travaux pratiques : comment se fait-il que LR soit le seul parti d’Eu...

à écrit le 26/09/2016 à 15:53
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Qui peut croire Sarkozy ? s il avait des idees, il a eut 5 ans pour les mettre en oeuvre La meme chose s applique a Fillon. Juppe c est 2 ans comme premier ministre: a part augmenter les impots (CRDS et + 2% TVA) il n en est pas resté grand chose. D...

à écrit le 26/09/2016 à 15:14
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Sarkozix c'est le programme ultra démago populo = baisse des impôts (en apparence) et hausse de l'endettement = rehausse des impôts à terme avec une crise en vue pour bien nous enfoncer encore plus, de nouveau quel visionnaire ! Décidément il est bie...

à écrit le 26/09/2016 à 14:48
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Ils attendent tous les lauriers de Bruxelles pour se sentir en conformité, le bien du peuple n'est qu'accessoire!

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