L'agence Fitch abaisse la perspective de la France

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Fitch a toutefois souligné que les paramètres du secteur bancaire suggèrent que les banques françaises sont bien positionnées pour faire face à la pression de la crise du coronavirus sur les actifs.
Fitch a toutefois souligné que "les paramètres du secteur bancaire suggèrent que les banques françaises sont bien positionnées pour faire face à la pression de la crise du coronavirus sur les actifs". (Crédits : Reinhard Krause)
L'agence de notation Fitch a abaissé vendredi de "stable" à "négative" la perspective de la France, craignant une détérioration des finances publiques et de l'économie cette année, mais sans toucher pour l'instant à sa note "AA".

"L'abaissement de la perspective reflète la dégradation substantielle attendue cette année des finances publiques et de l'activité économique en raison de l'épidémie de Covid-19", a expliqué l'agence dans un communiqué.

"La dégradation des paramètres des finances publiques se produira dans un contexte d'un niveau d'endettement déjà élevé (...), des progrès limités dans la consolidation budgétaire depuis la crise financière (de 2008) et une croissance économique modérée", a-t-elle ajouté.

Fitch a toutefois souligné que "les paramètres du secteur bancaire suggèrent que les banques françaises sont bien positionnées pour faire face à la pression de la crise du coronavirus sur les actifs".

Après cette décision, Fitch dispose de deux années pour abaisser éventuellement la note de la France, qui influence les conditions auxquelles le pays peut emprunter de l'argent sur les marchés financiers.

Mi-février, Moody's avait abaissé la perspective de la France

A la mi-février, l'agence de notation financière Moody's avait également abaissé la perspective de la France, mais en la ramenant de "positive" à "stable", en raison de l'efficacité moins forte que prévu des mesures fiscales pour enrayer le creusement du déficit public. Elle avait également laissé inchangée sa notation de la France ("Aa2").

Début avril, l'agence S&P, avait de son côté maintenu sa note de la France à "AA", sans toucher en revanche à sa perspective, qu'elle avait maintenue "stable".

Le dernier budget rectificatif français pour 2020, approuvé fin avril, intègre une prévision de contraction du produit intérieur brut (PIB) de 8%, un déficit public de 9,1% et une dette publique de 115% du PIB. Très loin des règles européennes qui plafonnent le déficit à 3% et la dette à 60% du PIB.

"Nous sommes dans le montant de déficit et de dette jamais atteint depuis la seconde guerre mondiale", avait reconnu à l'époque le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, estimant toutefois que "la France continue de pouvoir emprunter dans des conditions satisfaisantes (...) avec des taux bas".

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Commentaires
a écrit le 18/05/2020 à 9:05 :
Ce qui est à craindre, c'est que la France, qui n'a fait aucun changement structurel notable ces 20 dernières années, contrairement à bon nombre de pays de l'UE, doive en urgence faire des réformes afin de ne pas se retrouver un beau jour devant le FMI pour mendier un prêt d'urgence (c'est ce qui a failli arriver outre manche dans les années 70). On en est pas à l'abri, faut arrêter de croire que "ça n'arrivera qu'aux autres". La seule austérité ces 30 dernières années a justement concerné uniquement les secteurs auxquels il ne fallait pas toucher, à savoir la santé et l'éducation. On voit le résultat aujourd'hui en pleine crise du Covid19.
a écrit le 17/05/2020 à 13:27 :
le général a industrialisé la France macron a ce jour déconstruit
le général avais une vision d'une très grande France
macron lui est adepte de la mondialisation comme tous ces ministres
la crise covid vas nous éclaircir et cela est très bien
sur la réactivité du président ou il change ou il reste le même
et la c'est la cata, voir s'y il change de 1er ministre
nous en verrons plus en fin d'année
a écrit le 17/05/2020 à 10:01 :
15% de dettes en plus sur une année ce n est pas très grave , pour une fois c’est une vraie crise
Le vrai soucis c est les 40 ans de déficits de la France
On a quand même beaucoup d atout

On peut se remettre à bosser 39 h ou plus
On peut changer toute nos lois qui font qu’il faut 8 ans pour monter une usine en France
On peut réduire la nuisance des syndicats
On peut délocaliser ce qui n aurait jamais dû partir
Un jour la réalité s imposera peut-être avec le FMI car bricoler la planche à billets ça finit toujours très très mal . les allemands ont payés pour voir et ont bien raison
Réponse de le 17/05/2020 à 11:36 :
En Chine la plupart des dirigeants successifs étaient de formation ingénieur. Ils ont construit patiemment, avec une vision de long terme. En France ce sont des énarques, des technocrates bien plus préoccupés de leur propre carrière que de leur pays.
Réponse de le 18/05/2020 à 9:09 :
A l'heure ou les Allemands puis toute l'Europe du Sud se serraient la ceinture (avec des résultats parfois désastreux, certes), en France on continuait à se croire invincible, pensant que jamais ça n'arriverait. Tout comme on pensait avoir le meilleur système de santé au monde. Il est plus que temps de nous réveiller, et encore ça va être la douche froide. Le pire est à venir, quand on voit qu'on a eu droit aux jiléjaunes tout ça pour 10c en plus sur le prix du carburant...ça promet.
Réponse de le 20/05/2020 à 17:40 :
C'est sûr que ce sont les syndicats qui ont causé la crise des subprimes (+ 35 % par rapport au PIB de déficit public), la crise INTRENET (+5 % de déficit public par rapport au PIB), et la crise du COVID 19 (combien de % de déficit public en plus ?)

Cela ne serait pas plutôt l'incompétence de nos dirigeants et un néol-libéralisme forcené de nos économistes ?

De même, si la FRANCE fait presque 2 fois moins de Recherche et Développement que l'ALLEMAGNE, c'est la faute aux 35 h ?

Et la désindustrialisation de la FRANCE au nom du : " si on licencie on pourra crée de nouveau emplois "
Souvenez d'un ancien PDG d'ALCATEL qui rêvait d'une entreprise sans usine : aujourd'hui ALCATEL a disparu, alors que du temps où elle était nationalisée, elle avait inventé le téléphone mobile. Et elle était le deuxième fournisseur mondial d'équipements de télécoms ?
a écrit le 17/05/2020 à 9:43 :
C est surtout une bonne opportunité pour tous ces vautours de spéculer pour une hausse des taux d'intérêts et permettre une nouvelle fois à leur congénères banquiers de faire des profits.Rien n'a changé.
a écrit le 17/05/2020 à 8:48 :
Que la situation française se dégrade, nul ne le conteste. Mais pour être positif, il faut essayer de voir quels sont nos atouts pour demain. Dans les différents secteurs: agriculture, tournée vers le bio, mais avec aucun français en capacité de ramasser des fraises, de travailler dans des abattoirs, voire même de faire les vendanges (faites par des bulgares dans le Beaujolais), industries laminées, notamment l'industrie lourde (finie la sidérurgie, nous savons faire des voitures mais plus cher, avions (Airbus.. des sociétés compétitives mais faut-il, ou non, lutter contre la pollution?), énergie (les français ne veulent plus de pétrole, ni de nucléaire (nous avons été leader et c'est fini), toutes les éoliennes en France quasi produites par des groupes étrangers, panneaux solaires à composants et métaux rares chinois.. Bref, restent le tourisme (la France toujours attractive), le secteur du Luxe (Merci à nos grands capitaines d'industrie), et les formations et l'intelligence de nos jeunes très bien formés dans nos (vraies) grandes écoles -Je ne parle pas des sciences Pipo et autres formations au baratin, mais de l''X, Centrale, Supelec, et autres Agro, voire HEC, Essec et quelques secteurs universitaires (médecine..)..-. cet atout, il va falloir le préserver, pour permettre à ces jeunes de construire nos économies de demain, car pour l'instant, il serait intéressant de chiffrer les pertes de talents qui quittent notre pays; il est vrai que monter une boite en France sur un projet innovant, c'est la bêtise à ne pas faire si on s'interroge de la façon dont on sera traité fiscalement à la sortie.. Nettoyons enfin ces freins au travail, cet état obèse et inefficace, au surplus tellement sûr de faire de la "stratégie", qui contraint à une fiscalité décourageante, ne permet plus de payer ceux qui travaillent utilement (professeurs, infirmiers, médecins..), ces incitations à ne pas travailler (prestations sociales trop élevées pour trop de personnes -mais quel est ce système où 80% de la population a besoin d'être soutenue?-), ce syndicalisme qui ne représente plus que les chômeurs, et pas ceux qui travaillent, revenons sur les bases: l'assurance chômage existe pour ceux qui ont payé les primes, donc travaillé, l'assurance vieillesse aussi, et il n'y a aucune raison qui permettent de croire que la France peut travailler moins, moins longtemps que dans tout le reste du Monde... le tout gratuit ne peux exister, et il faut des pénalités pour ceux qui pensent que la société va les prendre en charge réalisent qu'il va falloir un bon coup de collier.. Aux sorties des guerres, je crois que les populations voulaient reconstruire. Actuellement, je me demande si la plupart des français n'ont pas apprécié cette douce quiétude dans leurs confinements..
Réponse de le 18/05/2020 à 9:13 :
J'aurais pas dit mieux. Cet état obèse et inefficace va encore devoir relever les impôts et les taxes, tout en ne faisant rien sur les questions critiques du styles hôpitaux publics ou enseignement. Ce qui est sidérant est de voir qu'on en revient toujours au modèle Gaullisme, encore et encore. C'était bon dans les années 50, plus aujourd'hui. Il faut réformer, réinventer, décentraliser au plus vite. Sinon...ben ce sera le FMI qui s'en chargera pour nous. Et ça fera très mal.
a écrit le 17/05/2020 à 6:33 :
Je répète car j'ai été censuré.
C'est le marché qui compte: OAT 10 ans est à moins 0.02 % mais le spead OAT vs Bund est passé depuis quelque jours de 0.35 à 0.5%. Cela n'est pas écrit dans l'article de l'AFP....
Cordialement
a écrit le 16/05/2020 à 23:37 :
"la France continue de pouvoir emprunter dans des conditions satisfaisantes (...) avec des taux bas".
... Depuis Hollande, la part de l'étranger dans le financement de la dette française diminue sensiblement. Autrement dit ce sont les français qui financent de plus en plus la dette. Et, comme ils n'en ont pas conscience, on peut penser que ce financement "captif" émane de banques et institutionnels qui n'ont guère le choix.
Ainsi, si l'on se fie aux agences de notation et aux investisseurs étrangers, il semble qu'une bonne part de l'épargne des français est sous-rémunérée et n'a pas de bonnes perspectives.
Réponse de le 17/05/2020 à 7:56 :
@Bara 16/05/2020 23:37
"Depuis Hollande, la part de l'étranger dans le financement de la dette française diminue sensiblement".
Comment le savez-vous ? D'où cela sort ? Sources ? Dès que le OAT sont revendues sur le marché secondaire (ce que font les banques et les institutions financières qui ont souscrit, personne ne sait à qui appartient la dette (même la BdF).
Pour la rémunération tout est relatif.
Cordialement
Réponse de le 17/05/2020 à 10:11 :
Réponse @ Bernardino :
- Il est facile de suivre les OAT et c'est heureux, car ne pas savoir qui détient une dette est dangereux pour l'emprunteur. D'ailleurs, avant Giscard, la dette publique n'était pas accessible aux non-résidents.
- L'AFT (Agence France Trésor) dispose de l'information. Mais DEPUIS 2015 (Hollande !!!!) ce n'est plus communiqué. A cette époque (2015) le pourcentage de la dette française par des non-résidents était déjà tombé à 65 % (chute significative en 18 mois du trio infernal : Hollande-Ayrault-Montebourg). A ce rythme, le pourcentage doit se rapprocher des 50%.
- On pourrait se féliciter de cette moindre emprise des investisseurs étrangers sur la dette française, à condition que l'épargne des français ainsi investie soit rémunérée en fonction du risque couru. D'autant plus qu'en même temps le plafond de garantie est maintenu à 70.000 €

Bref : se féliciter des taux bas du financement de la dette publique me semble de plus en plus tautologique ... . Un phénomène qui, comme vous le démontrez, est opaque pour les épargnants français.
Réponse de le 17/05/2020 à 12:04 :
Réponse @ Bernardino :
Personnellement j'exige périodiquement que ma banque me communique les grandes masses de mon Assurance Vie en Euros. Ca grince à chaque fois et mon "conseiller financier" à la banque me répond que lui-même n'a pas le droit de connaître la composition des titres entrant dans mon Assurance vie. Mais en insistant, je finis par recevoir - des mois après - une lettre de la filiale assurance de la banque me réclamant la confidentialité et me permettant de me faire une toute petite idée des bienheureux émetteurs dont les titres composent mon "assurance vie".
Je peux ainsi me faire une idée de la part de la dette souveraine française, italienne … etc.
Beaucoup de français ne comprennent pas que toutes les "bonnes nouvelles politiques" qu'on leur communique (taux négatif des emprunts d'état, non versement des dividendes, etc) sont de mauvaises nouvelles nouvelles pour leur épargne et leur retraite.
a écrit le 16/05/2020 à 20:12 :
Cela commence à se dégrader très nettement et le pire est encore à venir, alors accrochez-vous car avec les politicards sans envergure qui nous dirigent nous allons droit dans le mur. Je comprends tout à fait que les Allemands ne veulent plus suivre les pays du sud de l'Europe dans leur délire et leur désastre.
a écrit le 16/05/2020 à 19:18 :
Mais qq postes à droite à gauche pour qq responsables de Fitch à Bruxelles pas impossible.

Bref, ils sanctionnent non seulement l’état actuel des finances publiques mais sanctionnent également les perspectives futures.

Preuve que l’histoire des 115% de dette sur PIB n’a convaincu personne chez Fitch.
La facture sera bien plus lourde que ce que Darmanin et Lemaire ont annoncé.
a écrit le 16/05/2020 à 17:22 :
Une leçon révélée par les résultats économiques du premier trimestre, désastreux en France puisque nous sommes lanterne rouge, bonne dernière, pire que l'Espagne et l'Italie, touchée avant nous : nous sommes dans un régime sur-administrés, quasi autoritaire, où on déresponsabilise les gens, on ne leur fait pas confiance, tout en étant d'une naïveté absolue envers les voyous (12 000 libérés de manière anticipée). Les mesures de relance vont encore plus creuser les déficits que de raison. Un confinement ciblé comme cela a été pratiqué intelligemment avec succès dès le 2 mars en Bretagne (Auray, Carnac...) avec un cordon autour dans les communes limitrophes aurait évité ce désastre. Mais l'Etat jacobin est passé par là, stop on arrête tout ! Le chef a dit !
a écrit le 16/05/2020 à 16:25 :
Franchement nos politiques devraient dire aux français l’urgence de rétablir les comptes en réduisant la dépense publique par une réorganisation de la sphère publique et en facilitant la création de richesse en faisant sauter toutes les réglementations rigides
Mais ce n’est qu’un rêve, On préfère le matraquage fiscal
Réponse de le 16/05/2020 à 18:00 :
En gros, allez plus loin dans la politique économique qui nous a mené droit dans le mur, sans nécessairement l'aide du covid.
Réponse de le 16/05/2020 à 20:46 :
Réponse à Panoramix:
Ce qui nous mène droit à la faillite, c'est bien l'excès de dépenses publiques car ces dépenses sont financées par des déficit dont l'accumulation va vite devenir insupportable en termes de frais financier. Rassurez vous, une fois les masques tombées, c'est l'augmentation des impôts qui nous guette. Virus ou pas les dépenses ne peuvent pas indéfiniment dépasser les revenus. C'est vrai pour un foyer comme pour un pays. Cela ne veut nullement dire qu'il ne faut pas revoir les priorités, mais si on est d'accord pour augmenter les dépenses de santé alors il faut aussi dire et faire accepter où dépenser moins. La course infernale au creusement de la dette n'est qu'une idée fixe de ceux qui croient à la magie de la création monétaire infinie.Si c'était vrai, il n'y aurait plus de pays pauvres.Il leur suffirait que d'avoir recours à la planche à billets.
a écrit le 16/05/2020 à 14:33 :
Merci au Macron qui depense "toute ce qu'il faute" enfin tenir son image d'un president en controle.
a écrit le 16/05/2020 à 14:08 :
Ce qui est rassurant c'est que l'histoire de l'Humanité nous démontre, et ce depuis l'époque mésopotamienne, qu'aucune génération n'a honoré la dette de la génération précédente. Il en sera de même de celles, astronomiques, que l'on constate pour tous les pays de la planète, qu'elles soient d'origines publique ou privé. Le pillage organisé des Etats par l'optimisation et l'évasion fiscale, mâtiné de cadeaux et autres niches fiscales votés chaque années par des "élus du peuple" peut soucieux de servir l'intérêt général, sont l'unique cause de la situation actuelle. Il est temps que les citoyens se réveillent avant que ne s'installent des régimes autoritaires et que ne disparaissent les démocraties.
Réponse de le 16/05/2020 à 17:25 :
Eh oui... La casse sanitaire et sociale est une vue à court terme, puisqu'elle va coûter au final plus cher à la société. Enfin, pardon... à celles et ceux qui n'ont pas les moyens de défiscaliser comme des boeufs.
a écrit le 16/05/2020 à 11:56 :
Tant mieux, il faut continuer de la sorte afin que les dragons célestes se désintéressent de nous ce qui ne se fera que quand ils n'auront plus de fric à nous piquer.

Et quand ils seront parties la vie pourra de nouveau s'installer en France.
a écrit le 16/05/2020 à 11:34 :
Je suis l'avis des agences de notations de la France: voici un pays qui était déjà à presque 100% du PIB en endettement AVANT le Covid-19, c'est peu dire ce que sera la situation des finances publiques et des déficits fin 2020. Pauvre France dans tous les sens.
a écrit le 16/05/2020 à 11:29 :
Il en aura fallu des années pour que la note de la France soit abaissée!!!!
a écrit le 16/05/2020 à 10:42 :
Quelle indulgence! De toute façon, "nos" créanciers actuels et futurs ont confiance en le système de recouvrement des impôts et taxes français. Vivement le messie qui remettra en ordre les finances de la France et redonnera le sourire aux français.

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