L’exécutif veut épargner les petites retraites

Fanny Guinochet
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Les retraites bénéficieront d'un petit coup de pouce dès l'été 2025.
LTD/ Pauline Pauget/Hans Lucas via Reuters

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Les retraites bénéficieront d'un petit coup de pouce dès l'été 2025.
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Comment demander un effort aux retraités tout en préservant les plus modestes ? La mesure, très polémique, est aussi technique que politique. « Le plus logique est de moduler les versements en fonction de leur niveau de vie », assure une source gouvernementale. Soit geler pendant six mois la pension des plus aisés, tout en continuant d'indexer celle des plus modestes sur l'inflation, autour de 1,8 % selon l'Insee.
Sur le papier, cette différenciation a l'air simple. Mais, dans un pays ayant plus de 40 régimes de retraite qui ne communiquent pas toujours entre eux, elle tourne au casse-tête ! La ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a d'ailleurs évoqué un « sujet opérationnel ». Selon les experts, il faut au moins entre six et neuf mois de préparation pour y parvenir techniquement. « De fait, pour janvier prochain, comme prévu dans le projet de loi de finances, déjà, ce n'est pas réalisable », regrette un conseiller de l'exécutif.
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Aussi le gouvernement planche-t-il, avec les différents organismes de retraite, sur une solution dont La Tribune Dimanche a eu connaissance : « Pendant le premier semestre 2025, on gèlera toutes les pensions pour tout le monde, et à partir de juin ou juillet on donnera un petit coup de pouce aux plus modestes, en guise de rattrapage des mois perdus. À partir de l'été 2025, on revalorisera leur pension de 2,6 ou 2,7 % (soit 1,8 % auquel on ajoutera les six mois perdus), quand pour les pensions des plus aisées on restera à 1,8 %. »
Fanny Guinochet