L'industrie est encore loin d'avoir effacé les pertes de la crise
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Dans l'industrie automobile française, la situation est toujours très tendue.
Reuters
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Dans l'industrie automobile française, la situation est toujours très tendue.
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Les moteurs de l'industrie tricolore montent doucement en régime. Selon les derniers chiffres dévoilés par l'Insee ce vendredi 10 septembre, l'indice de la production manufacturière a accéléré en juillet dernier à 0,6% contre 1% en juin. Sur les trois derniers mois, la production manufacturière est même en très forte augmentation (+10%) par rapport à la même période l'année dernière. Ce rebond est loin d'être surprenant compte tenu de "l'effet de base" par rapport à la période de confinement de avril à mai 2020. En juillet, les chiffres favorables de la production industrielle arrivent également après une longue période de confinement et de restrictions.
Si les dernières prévisions de croissance de l'Insee apportent un élan d'optimisme pour l'économie tricolore, l'industrie est loin d'avoir retrouvé son niveau crise. La pandémie a mis un coup d'arrêt violent à certaines branches industrielles. L'industrie tricolore marquée par les grands chocs pétroliers depuis les années 70 et les vagues de délocalisations risquent une nouvelle fois de payer un lourd tribut alors que sa part dans la valeur ajoutée hexagonale ne cesse de s'effondrer.
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La crise sanitaire a provoqué une onde de choc dans certaines branches industrielles. En seulement quelques semaines, des grands groupes comme Renault ou Airbus avaient annoncé des fermetures de sites et des coupes dans les effectifs. Un an après, la situation est loin d'être revenue à la normale. Dans la fabrication des matériels de transport, la production a augmenté de 3% en juillet par rapport à juin mais reste bien en deçà de son niveau de février 2020 (-25%), soit la dernière période avant le confinement drastique du printemps. L'industrie automobile est en première ligne dans cette dégringolade avec la pénurie des semi-conducteurs qui mine la reprise dans cette activité déjà affaiblie avant la crise. Dans la cokéfaction et le raffinage, le recul est également marqué (-12,4%). Aux pénuries, s'ajoute la hausse des prix des matières premières et des coûts de transport qui continuent de flamber partout sur la planète même si des signes d'essoufflement sont apparus au mois d'août avec le coup de frein de l'activité en Chine.
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