« L’investissement doit être la priorité des priorités » (NKM)

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Il faut un choc de baisse des prélèvements obligatoires de 100 milliards sur les entreprises. Ce qui suppose d'assumer deux choses difficiles: d'abord on concentre les baisses sur les facteurs de production, pas sur les particuliers. Et par ailleurs, on accepte que le déficit se creuse transitoirement
"Il faut un choc de baisse des prélèvements obligatoires de 100 milliards sur les entreprises. Ce qui suppose d'assumer deux choses difficiles: d'abord on concentre les baisses sur les facteurs de production, pas sur les particuliers. Et par ailleurs, on accepte que le déficit se creuse transitoirement " (Crédits : DR)
Dans un entretien accordé à la Tribune, Nathalie Kosciusko-Morizet, la présidente du groupe LR au conseil de Paris détaille son plan de réformes pour relancer l'économie tricolore, ce qui représente un choc de compétitivité de 100 milliards d'euros. Elle plaide pour des mesures immédiates et des réformes dites " à mèche lente " , notamment sur les retraites.

La Tribune- Vous proposez un choc de compétitivité de 100 milliards d'euros pour relancer l'économie française. Quelle est votre méthode ?

Nathalie Kosciusko-Morizet - Cette proposition part du constat suivant, fondé sur l'excellent travail de l'institut Rexecode : les entreprises françaises paient 120 milliards d'euros d'impôts, de taxes et de cotisations de plus que leurs concurrentes allemandes ! Elles ne luttent pas à armes égales.

Pour pouvoir créer des emplois, il est urgent de relever la compétitivité des entreprises et en particulier la compétitivité hors-prix, il faut donc donner la possibilité aux entreprises d'investir. Tous nos efforts doivent être fléchés vers ce seul et unique but : l'investissement productif. C'est en expliquant la cohérence de cet objectif aux Français, en donnant du sens, que nous pourrons mettre en place un vaste plan de modernisation de notre économie.

Concrètement ?

Ce différentiel entre la France et l'Allemagne pèse essentiellement sur les facteurs de production que sont le capital et le travail. C'est absurde. Il faut un choc de baisse des prélèvements obligatoires de 100 milliards sur les entreprises. Ce qui suppose d'assumer deux choses difficiles: d'abord on concentre les baisses sur les facteurs de production, pas sur les particuliers. Et par ailleurs, on accepte que le déficit se creuse transitoirement. Le choc sur les prélèvements obligatoires et les réformes structurelles qui l'accompagnent sont lancés dans le même mouvement, mais les secondes sont des "mèches lentes". Elles ne donnent pas leurs fruits dans le même calendrier. C'est ce que j'ai appelé "faire descendre les impôts par l'ascenseur, et les dépenses par l'escalier". Côté réformes structurelles, je pense avant tout au marché du travail et aux retraites. La France consacre 14% du PIB aux dépenses de retraite contre seulement 10% en Allemagne. Nous devons lancer le plus rapidement possible le processus remontant l'âge légal de la retraite à 65 ans. Mais je suggère aussi d'instituer à plus long terme un système de retraite par points. C'est un système plus juste et plus lisible, et par ailleurs mieux adapté à la diversité croissante des parcours dans le monde du travail.

A elles seules, ces deux mesures permettraient d'économiser une cinquantaine de milliards d'euros à terme.

Toujours pour relancer l'investissement productif, je souhaite une réforme de l'ISF avec retour du taux marginal à une fraction, - et non un multiple! - des taux d'intérêt, et déplafonnement de l'ISF PME. Avec une telle mesure, on fait une pierre deux coups. D'une part, on retire son caractère confiscatoire à l'ISF, d'autre part, on donne plus de moyens aux entreprises pour investir.

Il ne faut donc pas supprimer l'ISF ?

Dans un monde fiscal idéal, il n'y aurait pas d'ISF. Ceci dit, c'est tellement symbolique, que si on le supprime on risque de ne faire que cela. D'ailleurs beaucoup de ceux qui reparlent aujourd'hui de le supprimer ont été en position d'arbitrer par le passé, et ne l'ont pas fait. Je propose donc plutôt de le rendre inoffensif en terme d'exil fiscal, et d'utiliser son produit au service de l'investissement. Je milite dans la même logique pour un déplafonnement du dispositif Madelin qui permet aux ménages d'alléger leur facture fiscale en investissant dans les PME ainsi que pour une véritable exonération des biens professionnels de l'ISF.

Tout le monde dit vouloir redonner confiance aux entreprises. Quelles sont vos propositions ?

Plutôt que la réforme permanente, extrêmement déstabilisante pour les entreprises qui ont besoin de prévisibilité, nous avons besoin de quelques mesures immédiates. Par exemple en simplifiant et en généralisant davantage les possibilités de recours au CDD et en assouplissant les conditions d'exécution de ce contrat. S'agissant du CDI, il faudrait une bonne fois pour toutes préciser ce que sont les causes réelles et sérieuses d'un licenciement. Et bien entendu il faut donner la primauté à l'accord majoritaire en entreprise sur les règles de branche ou édictées uniformément au niveau national. Le pragmatisme plutôt que la doctrine!

Vous plaidez pour un choc de compétitivité mais le gouvernement actuel mène une véritable politique de l'offre. Que vous inspirent par exemple le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), les allègements de cotisations patronales intégrées au Pacte de responsabilité ?

Certaines de ces mesures vont dans le bon sens mais elles ne s'intègrent pas dans une politique cohérente de relance de l'investissement qui est, selon moi, la mère de toutes les batailles. Résultat, le gouvernement peut prendre toutes les décisions possibles, il reste inaudible.

Et s'agissant des mesures à plus long terme ?

Il faut anticiper l'évolution du salariat. Un mouvement profond de mutation est en court, avec le développement, à côté du pilier qu'est le salariat, d'un nouveau pilier fait d'indépendance. Tout y concourt. Parfois ce sont les salariés qui veulent plus de liberté, moins de subordination. Parfois ce sont les employeurs qui veulent moins de contraintes et d'engagement. Le passage d'une économie de produits à une économie d'usage joue un grand rôle dans cette transformation. Les nouvelles technologies permettent de répondre à ces différentes aspirations mais en même temps elles viennent percuter l'économie classique. On le voit, par exemple, à travers le conflit qui oppose les taxis et Uber. Il ne sert à rien de lutter contre cette mutation et l'arrivée de cette nouvelle économie. Au contraire, il faut accompagner et structurer. Il n'est pas question de laisser ces nouveaux indépendants sans protection sociale. Ceci pourrait se faire via une réforme du RSI et en développant la portabilité des droits. Il n'est pas question non plus que ces nouvelle entreprises numériques ne participent pas au financement de la protection sociale. Il faut donc poser de nouvelles règles du jeu.

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a écrit le 08/07/2015 à 10:49 :
La priorité c'est l'investissement... et l'eau ça mouille et les méchants sont pas gentils. Et après une fois aux affaires, les politiques taxent encore plus les entrepreneurs et favorisent les rentiers aussi bien à droite qu'à gauche.
Bienvenue en Groland.
a écrit le 08/07/2015 à 5:49 :
J'aime beaucoup NKM, peu de gens le savent mais elle est mariée avec un socialiste et ca lui donne une sorte de comprehension vis a vis de l'autre camp. Juste pour commenter sur l'ISF. Je suis bien loin de payer cet impot. Mais je ne comprends pas que la droite comme la gauche sont d'accord pour dire que c'est un impot qui ne rapporte pas (Fuite de capitaux) mais personne n'ose le supprimer.
a écrit le 07/07/2015 à 21:28 :
Quel programme rien de bien neuf tout dans le discours…. Commençons par le plus grand mensonge de tous les politiques: « Et par ailleurs, on accepte que le déficit se creuse transitoirement » on connait Madame le transitoire en politique il est aujourd’hui au niveau du déficit soit de 97,5 pour cent du PIB. Un politique n’a JAMAIS réussit depuis 40 ans à inverser la courbe de la dette car pour inverser cette dernière il faut commencer par réformer l’Etat le plus consommateur des déficits et dans le programme de NKM pas un mot. Alors des pistes un commençons par diviser le nombre de communes au moins par deux, la suppression pure et simple des départements, la surpression des comités Théodule en commençant par le plus inutile le Conseil Economique social et Environnement, revoir le principe même du sénat car moins de communes et plus de départements équivaut à supprimera u moins la moitié des inutiles sénateurs. pour ce qui est des politiques mettre la retraite sur le principe de la fonction publique l’élu étant un fonctionnaire car payé par l’Etat supprimer les systèmes maffieux uniquement clientélisme comme les réserves parlementaires mais également moins connues mais aussi pourries les ministérielles. Reformer complètement le système de l’assemblée nationale un système en dehors de toute référence morale en terme de dépenses Aligner les retraites SNCF, EDF, RATP sur le privé supprimer tous les avantages injustifiés comme la préférence du prix KWh pour les électriciens ou gaz pour les gaziers. Supprimer toutes les aides sur les bas salaires qui n’ apportent rien à la croissance pas plus qu’à l’emploi au contraire a remplacer pour l’ensemble des entreprises à une baisse des impôts de 80 milliards. Une baisse importante du budget de l’éducation nationale aujourd’hui 80 milliards de l’Etat et 60 milliards des collectivités et autres. Régionaliser l’éducation nationale, suppression des commissions bidons de l’EN suppression de al moitié des académies, mais augmentation des salaires des enseignants avec une évaluation suivie, suppression des fonctionnaires type permis de conduit=re gardiens de musée etc etc . Dans le programme de NKM rien de bien nouveau une jeune mais déjà vielle dans la politique du verbe pas de la politique de l’efficacité il faut dire que soutenir Mister Bismuth montre al médiocrité de cette dame. En fait on touche à rien du système français et on aggrave le déficit elle aussi passera par la case magouilles pour faire croire le contraire tout comme les Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande ceux qui ont détruit notre économie pour leur égo, et leur magouilles
a écrit le 07/07/2015 à 20:07 :
Investir c'est créer les emplois de main. Comment puis-je investir alors que je n'ai aucune perspective de profit? Les emplois sont dans les TPE, PME pas dans les grosses structures multinationales qui ont pour territoire le vaste monde! Modifer le droit du travail n'est pas le vrai problème. C'est toujours la mùeme hose pour quelle perspective de gain? On appelle ça la confiance. Et ce n'est pas en changeant les règles tous les jours que nous allons y arriver. Petit plus pour la confiance : un peu d'inflation pour donner envie et réduire l'endettement, donc améliorer in fine le pouvoir d'achat.
a écrit le 07/07/2015 à 16:20 :
C'est fou les "il faut" et "y a qu'à/faut qu'on" qui arrive avec le temps de plus en plus proche des élections...

Ces brillantes personnes ne pouvaient pas le faire avant ?
a écrit le 07/07/2015 à 15:58 :
"Nous devons lancer le plus rapidement possible le processus remontant l'âge légal de la retraite à 65 ans".

Je me demande si des salariés votant FN vont donner leur voix ensuite aux "les Républicains" en cas de deuxieme tour en 2017 avec ce genre d'annonce ?.
On s'apercoit quand même qu'à ce rythme ceux qui sont nés dès le début des années soixante ne connaitrons jamais la retraite.
Réponse de le 07/07/2015 à 17:51 :
J'ai toujours voté R.P.R U.M.P Candidats d' Union droite et centre Républicains.
La retraite à 65 ans : là ils m'ont perdu. 42 ans de cotisations, et 65 ans pour le seul régime général. C'est NON : nous avons fait assez de sacrifices retraites, nous seuls Privé. Ils m'ont perdu. J'ai 53 ans : 33 ans sans interruption de dur travail. Je n'accepte pas de dépasser les 62 ans, avec 42 ans de cotisations. J'aurai amplement contribué, et d'autres non , les memes,
Réponse de le 08/07/2015 à 0:55 :
Alors il faut voter juppé-bèrou, ces vieux qui gouvernaient il y a 25 ans, et qui reculeront toujours face aux syndicats et à la rue. sarkozy fillon lemaire ne reculeront jamais. Nous sommes les seuls a etre saignés, actifs et retraités du privé : jusqu'en 1993 37ans et demi de cotisations, et retraite calculée sur les 10 moins mauvaises années. A présent c'est 42ans et sur les 25 moins mauvaises. Les spéciaux que nos privations subventionnent 8 milliards d'eur/an cotiseront 41 ans, à partir de 2016, avec une retraite égale au dernier traitement hors prime. ASSEZ !! 1789 est à refaire, pour l'abolition des privilèges. NKM et tous les autres ne savent pas de quoi ils parlent : ils vivent un autre monde, où l'on prend du plaisir à 10000eur par mois, jusqu'à 90 ans, sans effort et sans surmenage
a écrit le 07/07/2015 à 15:29 :
...pour une fois, je suis d'accord avec elle sur le fond. Dommage que la forme soit encore politiquement correct, notamment à l'égard de l'Isf ! (je ne suis pas (et de très loin) assujetti à l'Isf; mais quelle foutaise!))
a écrit le 07/07/2015 à 15:10 :
Les esprits ne sont pas prêts... tout simplement parce que les chefs d'entreprise ne sont pas a la hauteur, pas encore. Il faut attendre l'arrivée de la nouvelle génération. De plus, il me semble que NKM confond investissement et baisse de charges. Et puis ras le bol des déficits, c trop facile de financer ce choc de compétitivité avec encore et toujours du déficit, a la reagan...
a écrit le 07/07/2015 à 14:41 :
Je pense que KM nous prend pour des jambons . Elle oublie qu'à force de faire bruler la mèche, même lentement, ce qui a au bout explose . Il y en a marre, l'un fait l'autre défait etc. Qu'elle aille travailler même qu'une seule journée et à son age sur un toit avec la chaleur l'été, on verra si la retraite il faut la repousser à 65 ans. Quand on est mort la retraite ne sert plus à rien. Alors pas de leçon de morale de BOBO qui sont déconnectés du monde du travail , des Français et qui n'ont qu'une vision Parisienne de la vie.
Réponse de le 07/07/2015 à 15:32 :
C'est ça, ne faisons rien.
Réponse de le 07/07/2015 à 16:00 :
@Mauricius

Ca dépend qu'est-ce que tu comptes faire ?
Réponse de le 07/07/2015 à 18:13 :
Elle y était avec Zebulon , et ils n'ont vraiment rien fait à part gesticuler dans tous les sens et faire du vent alors en revenant à nouveau j'ai plus que des doutes . Le grand malheur à tout cela je ne vois pas grand monde . Puis un peu de sérénité et sur tout peut être ne serait-il pas mieux que tout défaire et refaire et nous jouer en permanence une partie de tennis pour que la confiance revienne!!!
a écrit le 07/07/2015 à 14:07 :
Belle image :elle pourrait faire de la pub pour un dentifrice :la on achète tout de suite mais pour l'investissement ça c'est une autre paire de manches car investir c'est bloquer son argent et le gain éventuel est accaparé par les impôts ,l'Urssaf,et la csg alors autant dépenser son argent dans des achats plaisirs car avec les temps qui courent mieux vaux profiter et se faire son propre hair cutt que pleurer parcequ'on s'est fait piquer ses économies.
a écrit le 07/07/2015 à 13:19 :
@BA 7/7 11:08
Ce que vous écrivez est tellement évident que nos politiques n'osent pas le faire....
Pourquoi ?
Avant de dépenser pour des résultats très aléatoires, on baisse les coûts et on arrête le fuite en avant. Quand on a remis de l'ordre dans ses affaires (ce qui peut prendre un certain temps) on pense à investir.
Cordialement
a écrit le 07/07/2015 à 12:51 :
De 2002 à 2012, les amis UMP (ex UDR SAC RPR) de NKM Sarkozie Wauquiez Fillon n'ont pas cessé de casser l'industrie ;
De même pour l'innovation / investissements, la France a sombré sans discontinuer :

Innovation mondiale : La Suisse, la Suède et Singapour enregistrent les meilleurs résultats en matière d’innovation, pour la 2ème année consécutive, selon l'indice mondial de l'innovation 2012 (GII), qui s’intéresse au renforcement des liens dans le processus d’innovation pour la croissance mondiale. Cet indice est publié par l’INSEAD, et par OMPI.

Pour l’indice mondial global de l’innovation (GII) de l'INSEAD/OMPI, la France se retrouve à la 24ème place au plan mondial, et 16ème européenne selon les critères retenus dans ce Rapport.

Pire pour l’indice mondial d'efficacité de l’innovation (GII), la France sombre à la 64ème place au plan mondial, et 27ème européenne selon les critères retenus dans ce Rapport.

Innovation européenne : Le Tableau de bord de l'Innovation de l'Union Européenne [Innovation Union Scoreboard] 2011 distingue les chefs de file de l'innovation Européenne que sont le Danemark, la Finlande, l'Allemagne, la Suède, ils présentent un rendement bien supérieur à celui de l'UE27 moyenne.

Dans le classement innovation industrielle mesurée par l'IUS, Innovation Union Scoreboard 2011, la France se positionne dans la catégorie des "adeptes de l'innovation", à la 11ème place sur 27 pays européens, tout juste au niveau de la moyenne européenne.
L'IUS 2011 distingue 3 principaux types d'indicateurs et 8 dimensions de l'innovation, capturant au totales 25 différents indicateurs.

il FAUT BIEN reconnaître :

avec Valls Hollande Macron Sapin, c'est la continuité du désastre ; ce sont toujours lles mêmes incompétents notoires qui officient es qualité de casseurs de l'ex Anvar inventé par Chirac puis rebaptisés OSEO par Sarkozie puis a à nouveau rebaptisés BPI PAR Hollande Valls
a écrit le 07/07/2015 à 11:54 :
Demander a d'autre d'investir confirme que la confiance n'est pas là pour le faire!
a écrit le 07/07/2015 à 11:47 :
NKM a perdu toute crédibilité à mes yeux avec son comportement dans l'affaire de la tour Triangle: politique politicienne et oubli de l’intérêt publique. Merci aux centristes parisiens d'avoir encore le sens des responsabilités et adieu NKM.
Réponse de le 07/07/2015 à 12:44 :
Exactement ! Pas besoin de gens comme elle pour nous représenter.
Réponse de le 07/07/2015 à 15:12 :
C'est Anne Hidalgo qui a perdu toute creibilite, nuances...
a écrit le 07/07/2015 à 11:39 :
même discours ridicule de capitalisme à tout va, baisse des impôts, donc suppression des services publiques.. et ça se dit gaulliste ^^ (le Charles doit faire des bons dans sa tombe...et pourtant c'est pas mon mis)

NKM comme les autres chantres du capitale devrait sortir de son M2 de sécurité TINA, et commencer par vivre comme leurs administrés, avec 850 euros par mois (sans fortune à la banque)

discours ridicule, qui ne sert qu'a plaire à la ploutocratie
Réponse de le 07/07/2015 à 14:20 :
Oui mais alors qui paye les services publics et tout le reste? Le secteur privé? Vous?
Qui va investir en France pour financer la dépense publique de 57,5 % du PIB? Pas moi! Adieu la France!
Réponse de le 07/07/2015 à 15:16 :
Mr Jipé, pour qui TINA rime avec seule raison de vivre.

PIB , je tairai ma traduction de cet acronyme phallique, car mon commentaire serait supprimé par la modération.

Nos impôts sont la pour subvenir aux service publics (vrais services publics et non pas DSP, ou Privatisation, et encore moins payer des salaires hors normes à des énarques incapables nommés à la tête des ces services publiques) et non pas aller augmenter les dividendes de Mrs Gattaz Et Confrères.

Remettons les choses à leurs place.
Réponse de le 07/07/2015 à 15:22 :
Certes, il faut sanctuariser la santé, mais que dire des aides au logement? De la prime d'activité? Du mille feuille administratif? Des honoraires du notariat?
a écrit le 07/07/2015 à 11:20 :
" d'abord on concentre les baisses sur les facteurs de production, pas sur les particuliers"


Comme si l'actionnaire et la société étaient deux personnes !
C'est évident qu'il faut supprimer pas mal d'impôt sur les riches, quelque soit le moment et nom qu'on leur donne (ISF, IS, TVA, CRGS, etc..)
a écrit le 07/07/2015 à 11:08 :
La dette de 2100 milliards d'euros doit être réduite, l'État ne doit plus dépenser plus qu'il n'a de rentrées fiscales. A lire votre article on note "augmenter les déficits provisoirement"
une chanson bien connue , après moi le déluge. On a pas le droit de jouer avec l'avenir de nos enfants. Madame Morizet doit s'attaquer aux dépenses sociales, au statut des fonctionnaires , des postes budgétaires ou il faut faire des économies. Le seul moyen de réduire les charges payées par les entreprises et de stopper la spirale infernale de la dette.
a écrit le 07/07/2015 à 11:03 :
ça ne tiens pas la route, c'est du pur UMP déficitaire !
a écrit le 07/07/2015 à 9:51 :
Supprimons les niches fiscales et les aides aux entreprises. Avec ces recettes supplémentaires, baissons les charges de TOUTES les entreprises, très petites et très grandes.
a écrit le 07/07/2015 à 9:38 :
En bref je baisse les impots mais pas les depenses en proportions et donc je fais encore plus de deficit... Ca n a jamais marche, c est exactement ce qu on fait chirac et Sarkozy.

Sinon je signale a NKM que la principale force de l allemagne c est pas tant les impots que le fait qu ils n ont pas de bulle immobiliere. Car si vos employes ont besoin de 1000 pour se loger, vous allez pas en trouver beaucoup qui sont pret a travailler pour 800 ...

De meme elle met en relief que la retraite coute bien plus cher en france qu en RFA (14 % du PIB ici) pour 10 % la bas. par contre elle n en tire aucune conclusion (pas folle la guepe, les retraités c est le coeur de cible electoral de LR). Si elle veut baisser le cout des retraites, il faut bien tondre les retraités actuels, pas uniquement les futurs !
Réponse de le 07/07/2015 à 11:22 :
"En bref je baisse les impots mais pas les depenses en proportions et donc je fais encore plus de deficit... Ca n a jamais marche, c est exactement ce qu on fait chirac et Sarkozy."

Chirac a augmenté les impôts. Sarkozy a certes un peut baissé les impôts, mais augmente considérablement les trois dernières années.

"Sinon je signale a NKM que la principale force de l allemagne c est pas tant les impots que le fait qu ils n ont pas de bulle immobiliere."

La France n'a pas de bulle immobiliére, et se loger en RFA coute aussi cher qu'en France. (Prendre Berlin comme unique exemple est volontairement trompeur, car Berlin n'est pas Paris, mais un bled)
Réponse de le 07/07/2015 à 12:49 :
Le logement coût beaucoup moins cher en RFA qu'en France.
Nicolas vous dites n'importe quoi. La France a une bulle immobilière qui est parti de Paris et se répand dans les grandes villes de provinces ou immobilier et revenu possible pour les classes moyennes (je ne parle même pas des malheureux ouvriers) ne correspondent plus du tout.
Rennes 4000€/m².... maxi 1500 à 1800€ net/mois avant impôts sur le revenu.
Frankfort : 950€/mois pour louer un 75m² sur les berges sud.... comparez avec Paris
Réponse de le 07/07/2015 à 13:01 :
C'est grâce au faible prix de l'immobilier en Allemagne que les lois Hartz ont pu passer sans créer une explosion sociale.
On ne saura jamais combien de points de PIB, et de perte de compétitivité, nous ont coûté cette bulle immobilière volontairement soutenue a grand frais par l'état pendant des années.
Réponse de le 07/07/2015 à 14:12 :
Contre exemple :Baden Baden- Munich- Rügen - Hambourg :les beaux quartiers sont encore plus chères que Paris .
Réponse de le 07/07/2015 à 14:46 :
L immobilier est bien moins cher en RFA qu en France.
C est pas la peine de prendre Berlin/Paris comme ex qui est en effet fausse (a Berlin il n y a quasiment que le gouvernement)
Meme Munich, ville la plus chere d allemagne est moins chere que paris (surtout si on prend en compte la qualite des batiments. Il n y a qu a paris ou on voit louer au prix fort des apparts minuscules, sans ascenseur et avec une isolation qui doit avoir 40 ans)
Réponse de le 07/07/2015 à 14:52 :
Je ne disais pas que Sarkozy ou CHirac ont baissé les impots. Je faisait reference a leur discours AVANT d etre elu. c ets exactement le meme que NKM !
Autrement dit discours chirac7sarkozy/NKM = "je baisse les impots, ca genere de la croissance et du coup je peux resorber mon deficit cree par la baisse d impot."

pas de bol ca marche pas. il y a des tas de raisons a ca (pas de baisse spectaculaire des impots qui declencherai un choc, mauvais choix des impots a baisser (ca sert a rien de baisser les impots des rentiers/heritiers comme l a fait Sarko, c est les taxes sur le travail qu il faut baisser)


de toute facon comment NKM veut baisser la depense ? les retraités sont son principal electorat : on ne peut donc pas baisser les retraites, pas baisser les depenses de santé ....
apres il reste les economies de bout de chandelle: apres avoir sacrifie l investissement (car ca ne se voit pas), on va continuer a decliner
Le
a écrit le 07/07/2015 à 9:06 :
Il faut relancer l'investissement c'est pourquoi elle s'est oppose au projet de la tour triangle! NKM Sarko meme combat et meme blabla!
a écrit le 07/07/2015 à 9:01 :
La tribune vous avez pris une photo de Voici.
a écrit le 07/07/2015 à 8:21 :
C'est sur ce genre de constat, partagé par une large majorité des français, que Sarko s'est fait élire en 2007. Huit ans après, dont cinq années où il a eu le pouvoir de changer les choses, on en est toujours au même point.
Moralité : même NKM ne vaut pas mieux que les autres. C'est triste.

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