NKM veut foncer sur le Big data et créer « une startup publique » à Paris

 |   |  774  mots
NKM souhaite créer une startup publique qui servirait de boussole dans la jungle des aides à l'innovation.
NKM souhaite "créer une startup publique qui servirait de boussole dans la jungle des aides à l'innovation." (Crédits : Décideurs en région)
La candidate UMP aux municipales a présenté le volet numérique de son programme. Son ambition est de faire de la capitale « le paradis des startups » et la ville de référence dans l'open et le big data.

« Réveiller l'économie parisienne » : c'est la troisième priorité sur sept, derrière la sécurité et le logement, de la candidate UMP aux municipales. A l'invitation du think tank Renaissance numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet a présenté ce mardi, au siège de Viadeo, sa vision et son programme dans ce domaine qu'elle connaît bien pour avoir été secrétaire d'Etat à l'Economie numérique du gouvernement Fillon, au lendemain de son premier grand meeting de campagne, où Nicolas Sarkozy a fait une apparition remarquée. NKM a l'ambition de faire de la capitale « le paradis des startups » en mettant davantage l'administration municipale au service des entrepreneurs. Elle souhaite ainsi « créer une espèce de startup publique, Paris Innovation, qui servirait de boussole dans la jungle des aides publiques, de guichet unique » et de centrale d'achats, permettant aux jeunes pousses de bénéficier de tarifs bas sur certains services. « Ce serait une cellule de personnes qui connaissent et comprennent le numérique, car aujourd'hui il y a un tel fossé, un tel décalage entre l'administration et les startups » a expliqué l'ancienne ministre.

« Ça ne sert à rien de sauter en l'air et de dire qu'on est la capitale des startups, qu'on a dépensé 1 milliard alors que ce n'est pas vrai » a-t-elle lancé, une attaque directe contre son adversaire socialiste Anne Hidalgo, de la majorité sortante.

Accélération sur l'Open et le Big data

NKM a aussi émis le vœu de « foncer sur le big data » domaine dans lequel Paris a une carte à jouer, du fait de l'excellence de l'enseignement en mathématiques, et la France en général « sur le créneau du respect de la vie privée. » Il faudra pour cela accélérer l'ouverture des données publiques : la candidate UMP reproche à l'équipe sortante de « ne pas utiliser Etalab », la mission gouvernementale chargée du développement de la plateforme française d'Open Data, et de « partager des jeux de données pas très intéressants, comme les prénoms les plus fréquents. Si on veut exciter le monde sur le thème de Paris capitale du Big data, il faudrait des données un peu surprenantes, même polémiques, comme l'argent, le sexe, etc. » NKM souhaiterait aussi que l'on utilise l'extension ".paris" pour créer une plateforme neutre de réservation d'hôtels, qu'elle soit déclinée par quartier (marais.paris par exemple) et qu'elle serve aussi à développer le référendum d'initiative parisienne à partir d'un certain nombre de signatures en ligne. « Le conseil de quartier est resté complètement 1.0 et ses moyens sont sous-utilisés » déplore-t-elle.

Apprendre le code informatique plutôt que la pâte à sel

Très critique sur la réforme des rythmes scolaires appliquée dès septembre dernier à Paris dans une certaine confusion, NKM a par ailleurs plaidé pour « le développement de l'apprentissage du code informatique plutôt que faire de la pâte à sel », en s'inspirant du programme canadien Code for kids. Elle a également critiqué « les gros problèmes de qualité de réseau », jugeant « dingue que l'on ne puisse télécharger ses emails dans le métro, au moins en station » et souhaitant « un développement rapide de la 4G. » Ce déploiement est toutefois en cours et du ressort des opérateurs privés, en coopération avec la Ratp… L'ex-ministre souhaite également que tous les appels d'offres prévoient en amont la pose de capteurs pour mesurer l'air, le bruit, la luminosité, etc, qui permettraient ensuite de croiser les données et de développer de nombreuses applications.

Appels d'offres réservés aux PME

La candidate de « La France droite » a aussi des rêves de mesures légèrement illégales : par exemple de « réserver des appels d'offres aux PME, ce qui est cependant possible s'ils restent ciblés et au stade du prototype », critiquant le système actuel où les grands comptes se taillent la part du lion, du fait de « lots trop gros. » Elle rêve aussi de « zones franches non pas fiscales mais sur le droit du travail » qui n'est « pas du tout adapté à toute une génération d'entreprises : il faudrait des dérogations, par exemple sur les 35 heures, sur le travail à domicile, etc, le temps de construire le droit du travail de demain. Cela ne dépend pas de Paris Innovation mais il faudrait évoluer culturellement sur ces sujets. » Une suggestion applaudie par les patrons d'entreprises du think tank numérique présents, mais pas forcément en phase avec tous les électeurs parisiens….

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 13/02/2014 à 15:51 :
NKM a aussi émis le vœu de « foncer sur le big data » => C'est quoi déjà le boulot de son petit frère ?
a écrit le 12/02/2014 à 16:22 :
Tout ca finira devant les tribunaux pour prise illegale d'interets
a écrit le 12/02/2014 à 16:15 :
Pourquoi ne pas plutôt apprendre aux jeunes générations à se servir d'une capote? Cela ferait beaucoup moins de chômeurs à nourrir pour le futur 2.0.
a écrit le 12/02/2014 à 11:37 :
Les parisiens ne veulent pas autre que le socialiste,le communime et les verts pour diriger leur ville. La droite aucune chance pour elle! Cette droite ne sait pas gérer aucune ville encore moins celle de paris.
a écrit le 12/02/2014 à 10:48 :
cloudwatt le retour .... Cette NKM ne connait rien à rien.
a écrit le 12/02/2014 à 10:30 :
La marotte des énarques et polytechniciens, développer l'administration.
S'il y a un domaine à éviter de mettre sous le joug de l'administration, c'est bien l'économie numérique et les startups, lieu de la création et de l'innovation !
a écrit le 12/02/2014 à 8:48 :
On ne peut pas employer le termes "startup publique" ....
Réponse de le 12/02/2014 à 9:28 :
Bien sûr: avec des entrepreneurs énarques et polytechniciens placés aux commandes et un budget illimité. Avec un start-down à la clé quand la Cour des comptes y mettra le nez

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :