L'Unedic s'attend à un chômage à 10,1% d'ici fin 2021
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La dette de l'Unedic atteindrait 64 milliards d'euros en 2020
Reuters/Charles Platiau
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La dette de l'Unedic atteindrait 64 milliards d'euros en 2020
Reuters/Charles Platiau
Chômage partiel, report de cotisations, destructions d'emplois....les chiffres de la crise donnent le vertige. Selon la dernière livraison de l'Unedic dévoilée ce mercredi 24 février, le déficit de l'organisation a plongé de 17,4 milliards d'euros en 2020. L'endettement passerait ainsi de 36,8 milliards d'euros en 2019 à 54,2 milliards d'euros en 2020 et 64,2 milliards d'euros en 2021. « Hors crise Covid l'endettement aurait dû être de -30 milliards, il sera de -70 milliards en 2022. C'est le coût du 'quoi qu'il en coûte' » a expliqué Eric Le Jaouen, président de l'Unedic et représentant du Medef lors d'un point presse.
Si l'Etat a pris en charge une partie de l'activité partielle, le déploiement de ce dispositif destiné à préserver le revenu des actifs a largement contribué à plomber les comptes du système paritaire. Au plus fort de la crise, le chômage partiel a permis d'assurer les revenus de trois millions de chômeurs et huit millions de salariés en activité partielle. Près d'un an après l'arrivée du virus sur le continent européen, la situation économique et sociale demeure préoccupante. En effet, si beaucoup d'entreprises ont pu s'adapter aux mesures d'endiguement, d'autres secteurs à forte interaction sociale continue de s'enfoncer toujours plus loin dans la crise. L'envolée du variant britannique dans les chaines de contamination exacerbent les craintes au sommet de l'Etat. Dans plusieurs territoires, de nouvelles mesures de restriction ont été annoncées. Le chômage partiel qui était présenté comme une mesure transitoire est en train de s'inscrire comme un dispositif indispensable pour éviter l'hécatombe.
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Outre les fortes dépenses liées au chômage partiel, le régime de l'Unedic a enregistré des pertes astronomiques. Dans ses anciennes prévisions, l'Unedic avait projeté une augmentation des recettes de l'ordre de 2,7% entre 2020 et 2022. La propagation du virus a mis un coup d'arrêt violent à ces prévisions. En plongeant l'activité, la pandémie a également diminué l'emploi salarié et les sources de financement du système assurantiel. La masse salariale soumise aux contributions chômage (cotisations sociales patronales et CSG) a fondu avec la crise. En outre les arrêts maladies et l'activité partielle ne sont pas soumises à ce type de contribution. Résultat, ce manque à gagner est évalué à environ 3 milliards d'euros. A cela s'ajoutent les reports de cotisation. Au total, les recettes sont passées de 39,2 milliards d'euros en 2019 à 35,8 milliards d'euros 2020. Les prévisions indiquent une hausse des recettes à 39,4 milliards pour cette année et à 40,2 milliards d'euros en 2022.