La Banque de France plus pessimiste pour la croissance en 2016 et 2017

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Le gouvernement est plus optimiste que la Banque de France pour 2016, année pour laquelle il attend une croissance de 1,5%.
Le gouvernement est plus optimiste que la Banque de France pour 2016, année pour laquelle il attend une croissance de 1,5%. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
L'institution a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour 2016 et 2017, à 1,4% et 1,6% respectivement. Cette accélération de la reprise "plus modérée que prévu", serait dûe à un ralentissement de la croissance mondiale qui pèserait sur les exportations.

La Banque de France a maintenu vendredi 4 décembre sa prévision de croissance pour la France à 1,2% en 2015. Mais elle a revu fortement à la baisse ses projections pour 2016 et 2017, à 1,4% et 1,6% respectivement, au lieu des 1,8% et 1,9% jusque-là anticipés.

"Les perspectives de reprise de l'activité et de l'inflation restent sujettes à des aléas à la baisse", souligne la Banque de France.

L'institution explique la dégradation de ses prévisions par "un ralentissement de la croissance mondiale". Ainsi, les facteurs externes devraient être moins favorables en 2016 et 2017 qu'en 2015, et surtout moins qu'anticipé auparavant, alors que les effets positifs du contre-choc pétrolier sur la croissance du pouvoir d'achat des ménages se dissiperaient progressivement.

Cette situation laisse néanmoins espérer espérer une "confirmation" de la reprise en 2016 et en 2017, "mais l'accélération par rapport à 2015 serait plus modérée que prévu" lors des dernières projections de la Banque de France, publiées début juin, précise-t-elle dans un communiqué.

Risque de ralentissement des exportations

D'après la banque centrale, les moindres perspectives de croissance des économies émergentes pourraient ainsi provoquer "un ralentissement des exportations en 2016 et 2017", même si le commerce extérieur français pourrait être encore porté par la reprise de l'activité dans la zone euro.

Au plan interne, la reprise envisagée de l'investissement des entreprises "pourrait être amoindrie si les entreprises choisissaient d'orienter les gains des mesures d'allégement du coût du travail vers les salaires ou le désendettement", ajoute la BdF.

Le gouvernement est désormais plus optimiste que la Banque de France pour 2016, année pour laquelle il attend une croissance de 1,5%. Pour 2015, compte-tenu des chiffres de la croissance au troisième trimestre, il attend un PIB en progression de 1,1%.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 05/12/2015 à 13:13 :
Et pourtant, les planètes sont alignées: baisse du pétrole, euro faible, reprise chez les voisins, fin du secret bancaire.... Imaginons que les socialistes se soient trouvés par vents contraires.... Le pays serait en récession et au bord de l'explosion. On a jamais une gestion aussi nulle et dangereuse.
a écrit le 05/12/2015 à 9:18 :
On m'aurait menti !!!

On m'avait dit que le chômage baisserait ...
On m'avait dit qu'il y aurait moins d'impôts ...
On m'avait dit que l'Europe était la pour aider les peuples ...
On m'avait dit qu'il pousserait des fleurs en hivers dans nos contrées ...
On m'avait dit qu'il allait pleuvoir des billets de banques ...
Encore une chance que dans 3 semaines c'est Noël , le père Noël lui ne ment pas !!!
a écrit le 04/12/2015 à 11:32 :
La Banque de France devient réaliste et corrige ses prévisions. Elle vient de réaliser que nos futurs clients à l’export ont de moins en moins de liquidités. Mais elle ne tient pas compte que la consommation française va souffrir du maque d’agent des français et françaises avec les futures ponctions de nos « très chers élus ». De futurs révisions sont-elles à venir?

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