La CGPME est morte, vive la CPME !

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François Asselin, président de l'ex CGPME, devenue CPME, souhaite que les candidats à la présidentielle prennent mieux en compte les attentes des patrons de PME.
François Asselin, président de l'ex CGPME, devenue CPME, souhaite que les candidats à la présidentielle prennent mieux en compte les attentes des patrons de PME. (Crédits : Reuters)
L'organisation patronale CGPME change de nom et devient la CPME. Medef, CPME et U2P feront l'objet en 2017 d'une mesure d’audience pour connaître leur représentativité réelle auprès des entreprises.

Ne l'appelez plus CGPME, mais CPME, comme "Confédération des PME" !  Après l'Union professionnelle des artisans (UPA) rebaptisée U2P  fin 2016 après le rapprochement avec les professions libérales regroupées dans l'UNAPL, c'est donc au tour de la CGPME de changer de nom. Depuis le jeudi 5 janvier 2017, la Confédération générale des petites et moyennes entreprise n'existe donc plus, laissant la place à la CPME... "L'organisation patronale des TPE et PME françaises créée en 1944 se dote d'un nouveau nom plus simple, qui revendique son héritage et amorce son changement d'identité visuelle avec un nouveau logotype", a signalé François Asselin, son président élu en 2015 et dirigeant d'une PME spécialisée dans la rénovation des monuments historiques.

"Nous allons ouvrir une nouvelle page de notre histoire", a expliqué le président de l'organisation, lors de ses vœux, assurant que cette "nouvelle identité visuelle" était "la partie visible de l'iceberg". "Avant de travailler sur cette identité visuelle, nous avons travaillé sur le fond, sur nos valeurs", a précisé François Asselin, disant vouloir "porter un syndicalisme de projet", nécessaire pour "gagner le combat des idées".

2017 : l'année de la mesure de la représentativité patronale

Précisons que ce changement de nom avait été décidé à l'été 2016 au cours d'une assemblée générale extraordinaire, qui a également acté la création de quatre sections nationales, dédiées au commerce, aux services, à l'industrie et à l'artisanat. Cette assemblée générale a par ailleurs permis de valider une modification des statuts des responsables du mouvement, en limitant notamment la durée du mandat du président confédéral à cinq ans, renouvelable une seule fois.

Des réformes destinées à donner "un nouvel élan" au mouvement "à l'aube d'une année" cruciale, a souligné François Asselin, en appelant les candidats à l'élection présidentielle à prendre mieux en compte les attentes des petites et moyennes entreprises. A cet égard, la CPME réunira mercredi 11 janvier l'ensemble des candidats à la primaire de gauche pour entendre leurs propositions économiques et sociales.
Rappelons que la CPME rassemble près de 125 unions territoriales et 200 fédérations et syndicats de métier. A l'instar de ce qui existe du côté des organisations syndicales depuis 2013, c'est en 2017 que sera effectuée la première "pesée" de chacune des trois grandes organisations professionnelles - Medef, CPME et U2P- pour connaître la représentativité réelle de chacune des ces organisations auprès des entreprises. Pour ce faire, non sans difficulté, des critères ont été établis.

(avec AFP)

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