La consommation des ménages rebondit légèrement en novembre, leur moral reste berne
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La consommation alimentaire (-0,2%) a fléchi en novembre pour le sixième mois consécutif.
ANDREW KELLY
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La consommation alimentaire (-0,2%) a fléchi en novembre pour le sixième mois consécutif.
ANDREW KELLY
Les Français ont un peu plus consommé en novembre, une progression de 0,5% qui survient après une nette chute de 2,7% en octobre marquée notamment par la forte diminution de la consommation d'énergie.
L'augmentation de la consommation en biens fabriqués (+1,1%) par rapport au mois précédent, surtout en biens durables (+1,8%) comme les matériels de transport, les ordinateurs ou encore les lunettes, a compensé le nouveau repli de la consommation alimentaire (-0,2%), qui fléchit pour le sixième mois consécutif, détaille l'Insee.
Comme les prix de l'énergie, qui connaissent une envolée, les prix des produits alimentaires connaissent actuellement une inflation à deux chiffres, avec un bond de 12,1% sur un an en décembre, selon des données publiées mercredi par l'Insee. En novembre, les dépenses en énergie rebondissent modérément (+0,6%) « dans un contexte de températures nettement supérieures aux normales », selon l'institut statistique, comme celles en habillement-textile (+0,9%).
Sur un an, par rapport à novembre 2021, la consommation des ménages se replie de 5,2%. Toujours sur un an, les dépenses d'énergie et de produits raffinés (carburants) chutent de 11,4% et celles de produits alimentaires de 7%, tandis que la consommation de biens fabriqués se replie plus faiblement, de 1%.
Néanmoins, le moral des ménages en France reste déprimé. En décembre, l'indice qui synthétise l'opinion des ménages sur leur situation économique et celle du pays a baissé d'un point à 82 et reste très en-deçà de sa moyenne de longue période, qui est de 100, selon l'Institut national de la statistique. La propension à épargner reste notamment largement au-dessus de sa moyenne de longue période, signe d'une crainte des ménages pour l'avenir.
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« On a une forme d'épargne de précaution qui se construit pour ceux qui peuvent », explique Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévision de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), ajoutant que les 180 milliards d'euros de sur-épargne accumulés durant la crise du Covid-19 ne se résorbent pas, alors que le gouvernement comptait dessus pour relancer la consommation, principale composante du produit intérieur brut (PIB) et donc premier moteur de la croissance.
(Avec AFP)
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