La France comptait 9 millions de pauvres en 2019, le pire à venir ?
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C'est une bonne nouvelle qui pourrait être de courte durée. Selon une estimation avancée de l'Insee rendue publique ce mercredi 18 novembre, le taux de pauvreté en 2019 diminuerait de 0,3 point en 2019 pour atteindre 14,5% de la population. En 2018, ce ratio avait atteint un pic à 14,8% avec une hausse importante par rapport à 2017 de 0,7 point alors que ce taux s'était stabilisé autour de 14% depuis 2014 après avoir grimpé en flèche à la suite des crises de 2008 et 2012. Au total, 9,1 millions de personnes étaient en situation de pauvreté avant l'arrivée de la pandémie sur le territoire français.
Du côté des inégalités, les indicateurs communiqués par l'organisme public illustrent une légère inflexion mais là encore la propagation du virus dans la population pourrait avoir des effets dévastateurs. "Ces indicateurs sont à prendre avec prudence mais ils montrent une dynamique positive. Cette estimation montre que la pauvreté a baissé et les inégalités ont légèrement diminué. Ce concept de pauvreté monétaire ne prend pas en compte toutes les situations. Ce taux de pauvreté donne une indication. Il ne faut pas occulter l'année 2020" explique-t-on dans l'entourage du ministre de l'Economie Bruno Le Maire.
Entre 2018 et 2019, les statisticiens de l'institut public ont compté environ 210.000 pauvres en moins avec un seuil de pauvreté fixé à 60% du seuil de revenu médian. Ce niveau, même s'il peut être vu comme une bonne nouvelle, est loin d'être glorieux. En effet, d'après des séries longues communiquées par l'organisme en charge de la statistique publique, le ratio de 2019 (hormis 2018) a retrouvé celui de 1996. Pour expliquer cette baisse entre 2018 et 2019, les experts indiquent que la mise en place de la prime "gilets jaunes" en décembre 2018 a permis à de nombreux actifs de sortir de la pauvreté monétaire.
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Un mois après le début des nombreuses mobilisations autour des ronds-points, le président de la République Emmanuel Macron avait annoncé un arsenal de mesures de l'ordre de 10 milliards d'euros pour tenter d'apaiser la colère sociale qui grandissait. Parmi ces mesures, le chef de l'Etat avait déclaré que les entreprises pouvaient verser une prime d'un montant plafonné à 1.000 euros exonérée de prélèvements fiscaux et sociaux. Cette enveloppe visait tous les salaires en deça de trois SMIC. Ces primes ont principalement profité aux classes moyennes actives et catégories supérieures situées "entre le 3e et le 9e déciles de niveaux de vie, où la part des personnes salariées est plus forte que parmi les plus modestes". "La revalorisation de la prime d'activité a permis aux bénéficiaires d'augmenter leur revenu plus vite que le revenu médian. Et son taux de recours a augmenté" a indiqué le ministère de la Santé lors d'une réunion avec des journalistes.