La France était déjà sur le qui-vive après l'offensive terroriste du Hamas contre Israël samedi dernier. La voilà de nouveau en urgence attentat, ce qui n'était pas arrivé depuis octobre 2020. Soit le niveau le plus élevé du dispositif Vigipirate, après la mort de Dominique Bernard, enseignant de lettres poignardé vendredi matin dans la cour de son établissement, la cité scolaire Gambetta-Carnot d'Arras.
Un acte qu'on ne peut pas extraire du contexte international, selon Élisabeth Borne, qui explique dans l'interview qu'elle nous a accordée que « l'attaque sur Israël a pu être un élément déclencheur ». Déjà, la veille, Gérald Darmanin affirmait que d'après ses renseignements « il y a un lien entre ce qui s'est passé sans doute au Proche-Orient et le passage à l'acte », en soulignant notamment l'appel du Hamas à faire du vendredi 13 octobre un « jour de colère ». « Si le ministre de l'Intérieur dit cela, observe un conseiller ministériel, c'est qu'il a de bonnes raisons. »
Chez Gérald Darmanin, on confie ses plus grandes craintes quant à de futurs attentats. « Le climat est très mauvais », observe-t-on. Depuis la Place Beauvau, on relève de nombreux signaux faibles comme la manifestation non autorisée à République jeudi soir qui a réuni 3 000 islamistes et membres de l'ultragauche au cri de « le Hamas vaincra ». Preuve de l'ambiance tendue dans le pays, hier le Louvre a été fermé et le château de Versailles évacué, en raison d'alertes. Par ailleurs, depuis une semaine, 65 interpellations ont eu lieu en lien avec des actes antisémites.