Haine en ligne : après le meurtre de Samuel Paty, le grand retour de la loi Avia
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CHARLES PLATIAU
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Après le drame, la récupération politique. Suite au meurtre par décapitation, vendredi, du professeur d'histoire-géographie Samuel Paty par un terroriste, pour avoir montré à sa classe des caricatures du prophète Mahomet dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression, plusieurs personnalités politiques -le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal- ont jeté en pâture dans les médias le Conseil constitutionnel. Sa faute à leurs yeux ? Avoir censuré, en juin dernier, la loi de la députée Laëtitia Avia contre la haine en ligne, qui obligeait les plateformes comme Facebook, YouTube et Twitter à supprimer en moins de 24 heures les contenus haineux signalés par les utilisateurs ou la police.
La députée Läetitia Avia, dans une interview au Parisien publiée dimanche soir, a également attaqué frontalement la décision des Sages :
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Adoptée mi-mai par l'Assemblée nationale après un parcours parlementaire houleux et une opposition quasi-générale de la classe politique et de la société civile, la loi visant à lutter contre les contenus haineux sur Internet, portée par la députée Laetitia Avia (LREM), souhaitait compléter l'arsenal législatif censé encadrer la liberté d'expression, en faisant davantage contribuer les plateformes.