Guerre entre le Hamas et Israël : Bruno Le Maire alerte sur le risque de conséquences « lourdes » sur les prix de l'énergie
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Selon Bruno Le Maire, « le risque économique majeur est désormais un risque géopolitique ».
Reuters
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Selon Bruno Le Maire, « le risque économique majeur est désormais un risque géopolitique ».
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[Article publié le jeudi 12 octobre à 09H05 et mis à jour à 14H05] « Le risque économique majeur est désormais un risque géopolitique », a estimé Bruno Le Maire, ce jeudi 12 octobre. Rappelant les effets de l'invasion russe en Ukraine, source majeure d'inflation, et le conflit en Azerbaïdjan, le ministre de l'Economie, qui s'exprimait à des journalistes en marge des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Marrakech, a jugé que « nous avons désormais un troisième risque géopolitique qui est le risque d'extension du conflit en Israël à l'ensemble de la région, ce risque là est un risque majeur pour l'économie mondiale », a-t-il déclaré.
En effet, cela aurait des conséquences « lourdes » sur la croissance et les prix de l'énergie dans le monde, a précisé Bruno Le Maire.
Des propos qui font écho à la hausse des prix du gaz observée actuellement. Mercredi, le cours du gaz européen a atteint son plus haut niveau en plus de six mois. En effet, après avoir touché 50 euros le mégawattheure (MWh), son plus haut prix depuis début avril, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, a conclu en baisse de 5,87% à 46,50 euros le MWh.
Il est ainsi poussé à la hausse, d'une part, par des perturbations de l'offre en Israël. Les prix du gaz européen ont rapidement augmenté depuis la clôture de vendredi dernier, « en raison des menaces sur l'approvisionnement, de l'augmentation du risque géopolitique et d'un temps plus froid », expliquent les analystes de DNB. Au large des côtes israéliennes, le groupe Chevron a suspendu les activités de sa plateforme Tamar, sur instructions des autorités. « L'Egypte signale que les importations de gaz israélien ont diminué d'environ 20% », soulignent les analystes de DNB.
«
Il est probable que les dommages causés au gazoduc et au câble de télécommunications résultent d'une activité extérieure », a estimé le président finlandais, Sauli Niinistö, dans un communiqué. Selon la police finlandaise, c'est, en effet, une « force mécanique » et non une « explosion » qui a causé les dégâts. « Les dommages portés aux infrastructures critiques, causés de façon probablement intentionnelle, sont une question très grave », a relevé Janne Kankanen, le patron de l'agence publique chargée de l'approvisionnement en biens essentiels. Et les travaux de réparation du gazoduc prendront « au moins cinq mois », a évalué le gestionnaire du « Balticconnector ».es deux références mondiales de l'or noir avaient brièvement grimpé de plus de 5%, le Brent atteignant 89,00 dollars le baril.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

La hausse des prix de l'or noir du début de semaine s'expliquait, en effet, « par les investisseurs qui ont ajouté une prime de risque géopolitique dans le prix et une nouvelle demande après la forte correction de la semaine dernière », expliquait Ole Hansen, analyste chez Saxobank. « Ce qui est déterminant pour les marchés est de savoir si le conflit reste contenu ou s'étend à d'autres régions, en particulier à l'Arabie saoudite », développaient, de leur côté, Brian Martin et Daniel Hynes analystes chez ANZ qui ajoutaient : « Dans un premier temps au moins, les marchés semblent penser que la situation restera limitée en termes de portée, de durée et de conséquences sur les prix du pétrole. Mais on peut s'attendre à une plus grande volatilité ».
C'est également la conclusion de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui a estimé, ce jeudi, que le conflit n'« a pas eu d'impact direct sur les flux pétroliers » depuis son commencement samedi. De plus, « la perspective » d'un risque sur les flux d'approvisionnement en pétrole reste « actuellement limitée », a-t-elle affirmé.
« Alors qu'il n'y a eu aucun impact direct sur l'offre physique (en pétrole), les marchés resteront sur le qui-vive au fur et à mesure de l'évolution de la crise », a néanmoins prévenu l'agence dans son rapport mensuel, se disant « prête à agir si nécessaire pour garantir que les marchés restent suffisamment approvisionnés ».
Si le conflit restait contenu, « les conséquences sur le prix du pétrole seront limitées, aujourd'hui elles sont limitées, le prix du baril a augmenté mais de manière contenue », a ainsi résumé Bruno Le Maire, ce jeudi. Mais, les analystes s'attendent à une volatilité élevée des cours de l'or noir dans les jours à venir à mesure de l'évolution du conflit.
D'autant que d'autres craintes pèsent sur les cours du pétrole. À commencer par celles d'un ralentissement de l'économie mondiale et donc de la demande d'or noir. « La seule chose qui devient claire pour les négociants en énergie, c'est que le chemin vers la reprise de la croissance mondiale devient de plus en plus semé d'embûches », a ainsi souligné Edward Moya. L'analyste voit le consommateur américain s'affaiblir et l'Allemagne tomber dans une récession plus profonde. Le FMI prévoit, en effet, qu'elle devrait intervenir cette année avec -0,5% de croissance.
Il a ainsi appelé à améliorer la productivité avec plus d'innovation et d'investissements dans la technologie, contre le changement climatique ou vers l'intelligence artificielle.
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Enfin, la reprise de la croissance mondiale pourrait pâtir du ralentissement chinois. En conséquence, ExxonMobil qui a annoncé racheter le producteur de pétrole et de gaz de schiste Pioneer Natural Ressources pour 60 milliards de dollars, était mal accueilli en Bourse où le titre perdait plus de 4% à Wall Street.
(Avec AFP)
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