La Nouvelle-Calédonie demande 4,2 milliards d'euros à l'Etat pour se reconstruire
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Quarante élus ont voté pour ce plan, une voix contre et huit abstention. (Image d'illustration)
© LTD / LUDOVIC MARIN/Pool via REUTERS
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Quarante élus ont voté pour ce plan, une voix contre et huit abstention. (Image d'illustration)
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Après les émeutes qui en ont ravagé le tissu économique de la Nouvelle-Calédonie, l'heure est à la reconstruction. Dans cette optique, ce mercredi, le Congrès de l'archipel a adopté à une large majorité une résolution demandant un soutien massif de l'Etat de 500 milliards de francs Pacifique (environ 4,2 milliards d'euros).
Ce plan, qui reste à négocier avec l'Etat, a vocation à être présenté rapidement au futur gouvernement national afin de pouvoir être pris en compte lors de l'examen du projet de loi de finances 2025.
La résolution prévoit également la création d'un comité interministériel associant les représentants des institutions de la Nouvelle-Calédonie, ainsi que la nomination d'un délégué directement rattaché au Premier ministre de manière à assurer la mise en œuvre et le suivi du plan.
Quarante élus ont voté pour ce plan - une voix contre et huit abstention -, l'aide demandée à Paris représentant près de la moitié du PIB de la Nouvelle-Calédonie, qui atteignait, en 2022, 1.092 milliard de francs (9,1 milliards d'euros).
« La situation dans laquelle nous sommes, au-delà de la responsabilité des acteurs locaux, relève au premier rang de la responsabilité de l'Etat », a-t-il ajouté.
Au total, entre mai et juin, 700 entreprises ont été incendiées, pillées ou vandalisées, a dénombré, début juillet, le gouvernement présidé par l'indépendantiste, Louis Mapou. La facture pour les infrastructures publiques se chiffre, elle, à 1 milliard d'euros. 19 écoles sont parties en fumée, ainsi que plusieurs médiathèques, des locaux techniques ou des bureaux, pour un montant de 385,3 millions d'euros. La facture des émeutes est évaluée à au moins 2,2 milliards d'euros par le gouvernement local.
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En réponse, le gouvernement avait publié un décret le 6 juin pour des aides à destination des entreprises « particulièrement touchées par les conséquences économiques » des affrontements. Ces aides étaient plafonnées à 3.000 euros pour le mois de mai et 6.000 euros pour juin. Un décret qui couvrait initialement les mois de mai et juin, avant d'être prolongé au mois de juillet. Leur chiffre d'affaires minimum pour être éligible à l'aide, calculé sur 2022, est porté de 57 à 95 millions de francs Pacifique (environ 797.000 euros).
Mais derrière la demande de soutien à court terme, les Calédoniens demandent surtout une réforme profonde. L'ensemble des groupes siégeant au Congrès ont en effet souligné ce mercredi « l'échec du modèle calédonien (justifiant une) réforme de l'ensemble du système économique et social » du territoire.
Le gouvernement collégial de Nouvelle-Calédonie - composé d'élus de toutes tendances -, travaille à cette réforme à travers un plan de sauvegarde, de refondation et de reconstruction (PSRR), qui doit consulter la population et faire l'objet d'une conférence à l'automne.
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Avant même la crise liée à la réforme du corps électoral, qui s'est traduite par plusieurs semaines d'émeutes, la Nouvelle-Calédonie faisait face à une situation financière préoccupante, liée notamment à la crise du secteur du nickel.
(Avec AFP)
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