La surtaxe des grandes entreprises définitivement adoptée par le Parlement

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Le Parlement a adopté définitivement mardi soir, par un ultime vote de l'Assemblée, la surtaxe exceptionnelle des grandes sociétés, destinée à compenser en partie les 10 milliards d'euros perdus en raison de la censure de la taxe sur les dividendes.
Alors que le Sénat à majorité de droite avait rejeté dans l'après-midi le projet de loi de finance rectificative instituant cette taxe, les députés qui ont le dernier mot l'ont voté par 111 voix contre 56 et une abstention.
Pour permettre à la France de tenir ses engagements budgétaires européens, le gouvernement a mis en place une surtaxe exceptionnelle cette année sur les 320 plus grandes entreprises françaises, laquelle doit rapporter 5,4 milliards d'euros.
Le texte prévoit qu'au lieu du taux normal de 33,3%, les bénéfices des 320 plus grands groupes, réalisant plus de 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, seront taxés à 38,3%, et même à 43,3% pour ceux dont l'activité dépassera 3 milliards d'euros cette année. Le solde de la facture, environ 5 milliards, sera supporté par l'Etat en 2018.
Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire (LREM, ex-LR) a répété lundi que cette décision était "nécessaire", même si elle était "difficile" pour les entreprises perdantes, celles qui ne distribuent pas de dividendes.
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Au banc du gouvernement, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner a défendu "la meilleure des solutions face à une situation que l'on ne peut qu'unanimement déplorer", et remercié les députés pour leur travail rapide qui doit permettre un encaissement de la surtaxe au 20 décembre.
Le Constructif Charles de Courson a présenté en vain une dernière motion de renvoi du projet de loi en commission, craignant une nouvelle "catastrophe" avec le dispositif prévu, insuffisamment sécurisé juridiquement à ses yeux.
Ce texte a été décidé en urgence après l'annulation début octobre par le Conseil constitutionnel de la taxe sur les dividendes, introduite en 2012 sous la présidence de François Hollande. Une décision qui contraint l'État à rembourser 10 milliards d'euros, principalement aux grandes entreprises.
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Un rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) a attribué lundi cette annulation à des "responsabilités plurielles". Des députés LR ou Insoumis se sont alors étonnés que la responsabilité notamment d'Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de l'Elysée, ne soit pas évoquée.
La droite - le groupe LR et certains Constructifs - compte saisir le Conseil constitutionnel du projet de loi.
(Avec AFP)
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