Le coronavirus a infecté 4,4% de la population, encore loin des 65% nécessaires

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(Crédits : CHARLES PLATIAU)
L'un des enseignements de cette étude de l'Institut Pasteur (publiée dans la revue Science) est que, sans vaccin, l'immunité collective sera insuffisante pour empêcher l'arrivée d'une seconde vague après la fin du confinement. L'étude livre aussi les chiffres de la mortalité selon l'âge, lesquels confirment que, même si le grand âge est un facteur aggravant, les moins de 20 ans ne sont pas à l'abri.

Des chercheurs de l'institut Pasteur estiment qu'à la date de lundi, coup d'envoi du déconfinement en France, 4,4% de la population française, soit 2,8 millions d'individus, avait été infectée par le nouveau coronavirus (la marge est comprise entre 2,8 et 7,2, soit entre 1,8 et 4,7 millions de personnes).

Dans une étude publiée mercredi dans la revue Science, ils ajoutent qu'en Ile-de-France et dans le Grand Est, les deux régions les plus touchées par l'épidémie, la proportion est estimée respectivement à 9,9%(dans une marge de 6,6 à 15,7) et 9,1% (dans une marge de 6,0 à 14,6).

"Il faudrait qu'environ 65% de la population soit immunisée pour que l'épidémie soit maîtrisée par la seule immunité", écrivent les chercheurs.

"Nos résultats indiquent par conséquent que sans vaccin, l'immunité collective seule sera insuffisante pour éviter une seconde vague à la fin du confinement. Des mesures de contrôle efficaces doivent donc être maintenus au-delà du 11 mai."

Le grand âge facteur aggravant, mais les moins de 20 ans pas à l'abri

L'étude montre par ailleurs que le confinement entré en vigueur le 17 mars a permis de réduire considérablement le taux de reproduction du virus, c'est-à-dire le nombre de personnes contaminées par un seul porteur, qui est passé de 2,90 à 0,67 durant les 55 jours de confinement (quand ce taux de reproduction passe en dessous de 1, l'épidémie recule).

Elle note aussi que 3,6% des personnes infectées ont dû être hospitalisées, et que 0,7% ont succombé au Covid-19 avec des disparités très fortes en fonction de l'âge: la mortalité est de 10,1% chez les plus de 80 ans et de 0,001% chez les moins de 20 ans.

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Commentaires
a écrit le 15/05/2020 à 12:47 :
Alors....4% de la population ça fait 30 000 morts et 15 000 personnes en réanimation simultanée. Donc pour arriver a 65% c'est 500 000 morts et 200 000 personnes en réanimation. Pas de problème ! Suffit de supprimer les 35 h !
Réponse de le 16/05/2020 à 18:41 :
Et oui cela signifie surtout qu'il est bien plus dangereux pour tous que ce que les autorités veulent faire croire...
a écrit le 15/05/2020 à 10:59 :
", les moins de 20 ans ne sont pas à l'abri"

Les moins de 20 ans avec déjà des fragilités ne sont pas à l'abri.

Vous perdez la raison tous, ce sont les vieux qui risquent le plus et de très loin, les chiffres que vous citez contredisent votre affirmation sur les jeunes qui sont dans leur large majorité, à l'abri oui.

De quoi avez vous peur bon sang ?
Réponse de le 16/05/2020 à 18:43 :
Perdre CA vie est une chose, perdre un enfant est contre nature... Perdez un de vos enfants et vous n'aurez plus du tout le même discourt.
a écrit le 15/05/2020 à 10:33 :
Chacun a son avis sur ce qui va arriver.. et je ne crois pas que l'on ait les données pour être prédictif. Mais notons que chez les animaux, nous n'arrivons pas à éradiquer des maladies alors que l'on pratique des abattages préventifs (fièvre aviaire, peste porcine africaine, les deux sont des virus aussi..). Donc je crois que c'est difficile d'exclure la non-disparition estivale et donc la montée irrésistible vers les 65% (ce taux est crédible, sur notre porte avions, milieu fermé, 1046 touchés sur 1700 hommes d'équipage selon la Presse, donc 61%). Ce qui est gênant est que pour l'instant, nos stratégies ne vont pas dans le sens de cette montée vers l'immunité de groupe. Dans le cas contraire, il faudrait mettre les personnes jeunes et en bonne santé en première ligne et confiner très strictement les personnes à risques; notre sens de l'égalité, ridicule, nuit à notre pragmatisme, et peut, va, faire des dégâts! Nous n'en sommes peut-être qu'au tout début de nos pertes, et nous avons perdu du temps à confiner trop longtemps tout le monde; résultat? Les personnes à risque en ont assez et vont reprendre des comportements à risques, et donc nous allons avoir beaucoup de pertes. Pour les autres, certains auront gagné un an de vie, mais cela ne changera pas l'inexorable résultat (sauf vaccin rapidement): 1/100 000 pour les moins de 20 ans est très faible, et probablement 1/10 000 pour tous les jeunes de moins de 50 ans et en bonne santé.
Réponse de le 16/05/2020 à 18:48 :
N'oublions pas non plus que personne ne semble savoir quoi que ce soit... Ils se contredisent tous voir même eux même. Aujourd'hui on nous dit que moins de 4% l'on eu, demain peut être qu'ils me le diagnostiqueront sur moi porteur sain et vivant avec depuis plusieurs mois, ou que je l'ai contracté avant auto soigné et le recontracterais plusieurs autres fois car nos corps n'arriveront pas a produire ces anticorps qu'ils cherchent a trouver...
Seul l'avenir nous le dira, cependant faut aussi le reconnaître que si le nombre d'humain baisse la nature ce rééquilibre et si notre espèce devait s'éteindre, c'est la terre et la nature qui soufflerait enfin.
a écrit le 15/05/2020 à 10:01 :
Comme avec la varicelle, dès qu'un enfant l'a, on s'arrange pour que tous les enfants dans son entourage l'aient. Alors, cherchons vite un porteur bien contagieux du COVID pour arriver au 65%. Toujours le catastrophisme dans les articles. La seconde vague est sure.... ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuhhh ayez peur elle arrive sur vos tetes comme la peste noire. 300 000 morts pour fin Mai a dit le responsable des urgences de Pompidou avec la seconde vague... et il sait de quoi il parle. Il est éduqué.
Regardons la réalité et les chiffres. Nous sommes bien plus haut que les 4% à voir comme le virus se fatigue et ralentit. Sa virulence est en nette chute comme la grippe l'hiver et disparait petit à petit. (voir article dans le Corriere sur la Lombardie). Je propose que l'on supprime tous leurs salaires à ses porteurs de malheur pour etre comme ceux qui ont perdu déjà leurs emplois.
a écrit le 15/05/2020 à 9:05 :
Comment le SRAS a disparu, comment les autres virus ont disparu? Ce sera la même chose pour celui là.
Il disparaît simplement après quelques mois comme les autres virus de la grippe aussi.
Pourquoi, bonne question, je ne sais pas scientifique mais je constate.
a écrit le 15/05/2020 à 8:21 :
le chiffre est biaise concernant les jeunes
proche du pic les hopitaux n'accueillaient plus que les jeunes, qui ont donc ete ' plus sauves' que les vieux, vu qu'ils etaient pris en charge
a écrit le 15/05/2020 à 8:10 :
Les grandes pandémies précédentes (grippe asiatique, de Hong Kong, grippe A) n'ont pas eu besoin de toucher 65% de la population pour disparaitre. Elles ont disparu toutes seules sans qu'on ne sache trop pourquoi. Pourquoi ce serait différent avec le covid 19?
Réponse de le 15/05/2020 à 10:00 :
Il faudra attendre 2003, et les recherches de l’épidémiologiste Antoine Flahault dans les fichiers de l’Inserm pour obtenir un bilan de la grippe de Hongkong 31 226 morts au total, en deux mois.Un article paru dans le Monde en 1968 assure ainsi que «l’Institut Pasteur de Paris a été, dès septembre, en possession de la souche du virus grippal […] et qu’il a pris des mesures pour assurer la fabrication d’un vaccin». Seulement, comme le souligne Patrice Bourdelais, les spécialistes ont largement sous-estimé l’ampleur de la pandémie. «Le vaccin existait, mais les deux laboratoires avaient fait l’impasse sur l’introduction de la nouvelle souche, et cela sans se concerter.» En ne prenant pas en compte la modification du virus, l’efficacité du vaccin en a été largement réduite(20% d'efficacité). Mais surtout, ce dernier n’a pas été produit en quantité suffisante. Geneviève Cateigne, docteur à l’Institut Pasteur, déclarait ainsi à la télévision «qu’il n’y a pas lieu de penser à vacciner toute une partie de la population». Ce n’est que le début de la pratique de la vaccination contre la grippe en France. Conséquence, «personne n’avait pensé qu’il aurait fallu préparer un ou deux millions de doses au moins», pointe du doigt l’historien, qui souligne au passage que «c’est à partir de ce moment-là qu’une politique systématique d’encouragement à la vaccination de la population âgée s’est mise en place». Pas évident,puisque pour le H1N1 ,seulement 6 millions de français ont été vacciné ...avec l'adjuvant dont 26% des infirmières ( 28% pour la grippe saisonnière).
a écrit le 15/05/2020 à 7:58 :
.....65% nécéssaires !?! .....qu'est-ce qu'on pourrait faire pour relancer l'épidémie ?
a écrit le 15/05/2020 à 7:39 :
Si on a déjà 30 000 morts avec seulement 2.8 millions de français touchés, est ce que ca veut dire que l'on doit s'attendre à plus de 1.3 millions de victimes avant d'atteindre ce fameux 65% de couverture?....

J'ai des doutes sur les chiffres de l'IP. Puisqu'on a des tests sérologiques il faut faire des sondages représentatifs (voir avec l'IFOP....) dans les départements et régions. Les simulations n'ont aucune valeur si elles sont basées sur des données insuffisantes ou de mauvaise qualité.
a écrit le 14/05/2020 à 20:18 :
On avait déjà revu l'estimation à la baisse, avec 9%. Voilà maintenant qu'on diminue de moitié, à 4,4 %. Et pourquoi pas un chiffre négatif, bientôt, pendant qu'on y est... Mais il va falloir alors être cohérent et expliquer que, finalement, le virus n'est pas aussi contagieux qu'on a voulu le dire. Il va falloir choisir son camp, si on veut continuer à faire du sensationnalisme...
a écrit le 14/05/2020 à 20:00 :
A enfermer tout le monde, c'était prévisible... mais peut-être qu'il s'agit d'une stratégie moins transparente qui consisterait à se débarrasser des vieux et de ceux qui coûtent cher à la sécu, avant de la privatiser complètement (ça c'est le programme de Macron pour son deuxième quinquennat, avec l'educ nat aussi).
Réponse de le 15/05/2020 à 7:56 :
si on aurait voulu se debarrasser des vieux, on aurait pas confiné ! La on a sacrifié les jeunes (qui risquaient rien de la part du virus mais qui vont se retrouver au chomage car l economie s est effondree). Et qui va payer ? pas les vieux qui ont une pesion garantie ! c est les jeunes qui vont devoir travailler plus pour gagner moins :-(


PS: le virus aurait pas tué assez de vieux pour que ca soit sensible au niveau economique. Il y a plus de 4 millions de retraités. Le virus va faire au plus 30 000 morts parmi eux, soit peanuts. Sans confinement, il aurait peut etre fait 50 000 voire 80 000 morts, mais ca serait de toute facon minime sur 4 millions (80 000 morts = 2 % des retraités)
a écrit le 14/05/2020 à 19:32 :
Dieu que l'information a muté depuis ce matin !

Au départ il s'agissait d'une estimation faite par l'IP.

Maintenant c'est une vérité - Et voilà comment on saute de l'un à l'autre tranquilou !

Ca laisserait presque croire que la France a dépisté tous les français quand on lit ce titre
a écrit le 14/05/2020 à 17:35 :
Ce n'est pas rassurant car le sérieux problème risque de perdure durer longtemps.
Cordialement
a écrit le 14/05/2020 à 17:18 :
Le titre " les moins de 20 ans pas à l'abri" est un peu trompeut quand on voit que la mortalité est de 0.001%.

Bien sûr ça n'est pas 0 mais à partir du moment où l'échantillon est assez grand il y aura toujours au moins 1 victime même si c'est regrettable.
Réponse de le 15/05/2020 à 23:11 :
La route fait combien de mort parmi les jeunes et personne ne fait rien.
Si on veut complètement éviter les morts sur la route, il faudra que tout le monde se déplace à pied et encore, car il y en a qui se blesse en marchant.

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