Le marché de l'emploi salarié a progressé en 2017 (+1,1%)

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Les chantiers ont créé 30.100 emplois salariés (+2,3%) en 2017 et les usines 1.100 (+0,0%).
Les chantiers ont créé 30.100 emplois salariés (+2,3%) en 2017 et les usines 1.100 (+0,0%). (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Des progrès constants ! Selon l'Insee, l'emploi salarié a progressé de 1,1% en France sur les douze mois de 2017, soit le même rythme que celui de fin 2016. Le secteur privé a enregistré 82.300 créations nettes au cours des trois derniers mois de l'année alors que la fonction publique en a détruit 9.600, du fait notamment de la baisse du nombre de contrats aidés, souligne l'Insee.

L'économie française a créé, en net, 268.800 postes salariés (+1,1%) en 2017, a annoncé mardi l'Insee, qui enregistre, dans le détail, 277.700 créations dans le privé (+1,5%) et 8.900 destructions dans la fonction publique (-0,2%).

Dans le privé, ces chiffres définitifs traduisent une accélération du marché de l'emploi, après 236.300 créations en 2016 et 103.100 en 2015. Les entreprises françaises avaient détruit des emplois lors des trois années précédentes.

La France employait 25,07 millions de salariés fin 2017, dont 19,28 millions dans le privé, des effectifs records.

L'année s'est conclue par 72.700 créations de postes (+0,3%) au quatrième trimestre, tous secteurs confondus, 82.300 dans le privé (+0,4%).

Le dynamisme retrouvé des créations d'emploi a eu un impact direct sur le taux de chômage calculé selon les normes du bureau international du Travail qui a reculé de 1,1 point l'an passé pour s'établir à 8,6% en France métropolitaine (8,9% en intégrant l'outre-mer). L'économie française est en situation de créations nettes d'emplois depuis maintenant onze trimestres.

Les secteurs leaders : les services et l'intérim

Sur le trimestre comme sur l'année, les services et, dans une moindre mesure l'intérim, ont été les locomotives de l'emploi. Le secteur tertiaire marchand a créé, hors intérim, 169.500 postes sur l'année (+1,5%), tandis que l'intérim en a créé 56.200 (+8,2%). Avec 743.400 postes, l'intérim a atteint un record fin 2017.

La construction et l'industrie ont connu leur première année dans le vert respectivement depuis 2008 et 2000. Les chantiers ont créé 30.100 emplois salariés (+2,3%) en 2017 et les usines 1.100 (+0,0%).

L'agriculture (+5.000, +1,7%) et les services non marchands (+6.900, +0,1%) ont aussi vu leurs effectifs augmenter sur l'année. Mais pour les services non marchands (associations, fonction publique...), l'année s'est terminée sur une baisse au quatrième trimestre (-7.700, -0,1%), alors que le secteur est touché par une baisse drastique des prescriptions de contrats aidés depuis l'été.

| Pour aller plus loin : voir les graphiques de Reuters

Dans un communiqué séparé, l'Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale) fait état d'une hausse de 1,0% de la masse salariale dans le secteur privé au quatrième trimestre 2017, après une autre hausse de 0,8% au trimestre précédent, sa progression sur l'année atteignant 4,0%.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 14/03/2018 à 7:45 :
Belles statistiques....et de manière plus prosaïque où en est le nombre réel de demandeurs d'emploi...😎
a écrit le 13/03/2018 à 14:44 :
C'est une très bonne nouvelle.
En revanche, mauvaises nouvelles:
- il y a 5.79 millions de fonctionnaires et assimilés (soit 23 % du total salarié !). On peut réduire ce chiffre de 15% très facilement et cela marchera mieux.
- la réduction des contrats aidés n'est que de 7700.
Cordialement
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a écrit le 13/03/2018 à 14:31 :
Merci le changement de conjoncture mondiale de 2017et HOLLANDE qui a rattrapé l'incompétence de son prédécesseur (Déficit - coûts salariaux...)
a écrit le 13/03/2018 à 10:19 :
Le site d’annonces de Pôle Emploi bug depuis plusieurs semaines,

les annonces emplois sont inaccessibles à partir des liens qui sont transmis par les alertes e-mails ;

c'est la chienlit la plus totale sur le site internet Pole Emploi.
a écrit le 13/03/2018 à 10:09 :
A noter si l’on regarde les graphiques sur la période de T1 2012 à T2 2013 une moindre baisse du PIB par rapport à la zone Euro. Probablement en raison de «l’amortisseur social» Français. D’un autre côté cela se traduit par une moindre baisse du déficit. D’ailleurs il ne se passe pas grande chose de ce côté pour le moment et le ratio déficit/PIB reste au triple de celui de la moyenne ZE. Il ne va pas être facile de basculer dans l’économie productive, mais au moins on rattrape la croissance de la ZE et si le chômage baisse l’optimisme devrait revenir, donc la consommation. Enfin un cercle vertueux ?
Réponse de le 13/03/2018 à 14:05 :
J'admire votre optimisme mais il serait difficile d'en faire la promotion... surtout quand on me parle de ''cercle vertueux''...

La France a une peine d'enfer d'être en deçà des 3% de déficit public, et dès que ça s'améliore on voudrait (encore et toujours) piger dans la dites ''cagnotte''...

Avec un déficit public de 97% de son PIB, un chômage endémique qui a peine à se résorber sinon avec des emplois mal payés dans les services... et pire, si on redonne du pouvoir d'achat aux Français les réflexes conditionnés sont toujours les mêmes :
1) déposer de l'argent dans le Livret A et le laisser dormir;
2) grossir le déficit commercial en consommant des biens importés.

Non seulement les Français doivent apprendre (si cela est même dieu possible) à investir dans leur propre économie... s'ils y croient bien sûr... ce qui est plus que douteux... parce que si l'on juge les Français par leurs actions, il apparaît qu'ils sont drôlement méfiants quant à la capacité des entreprises Françaises à se démarquer sur la scène internationale... en tout cas, très peu enclin à les soutenir de leur bas de laine.
Réponse de le 13/03/2018 à 14:11 :
Enfin raisonnement vrai jusqu’au prochain retournement de conjoncture mondiale que certains annoncent dès 2019 !!!
Réponse de le 13/03/2018 à 19:09 :
@ ozarmes

C'est justement la crainte de nombres d'économistes Français qui savent bien que l’accalmie actuelle (ou le beau ciel bleu, pour certains) est due à des facteurs exogènes parfaitement indépendants des politiques et des mesures prises par la France pour se sortir du trou dans laquelle elle s'est elle-même foutue par sa lenteur et paresse, son attentisme, et surtout, par sa lâcheté... depuis de longues décennies de palabres inutiles.

La plupart des articles macroéconomiques que je consulte convergent vers l'idée d'un retournement de l'économie mondiale dans les 18 mois...

Si cela se vérifie, et les probabilités vont en ce sens, et bien la France va devoir se familiariser, de nouveau, avec un chômage au-dessus de 10%, et si ce n'est pas plus... donc, davantage entre l'Italie et l'Espagne.

A partir de là... l'UE et la Zone Euro ne compteront que sur l'Allemagne et les pays scandinaves pour garder la tête hors de l'eau pour la décennie qui va suivre... et encore, il va falloir apprendre à nager... avec les requins. :-)
a écrit le 13/03/2018 à 9:48 :
Il faudrait comparer en courbes les départs à la retraite( nécessitant des remplacements), les sorties de l'école( offre sur le marché du travail). Souvent la démographie explique tout.
a écrit le 13/03/2018 à 9:20 :
Tous les jours je regarde autour de moi et c'est pire mais quand j'écoute et je lis les médias je me dis que tout va bien en fait...
Réponse de le 13/03/2018 à 9:37 :
Sortez de votre quartier HLM et vous verrez un autre monde !
Réponse de le 13/03/2018 à 9:49 :
Oui c'est bien patriot9, mais par contre vous ne devriez pas exposer vos profondes névroses ça discrédite vos commentaires et ceux de vos autres pseudos du coup, c'est ballot... -_-
Réponse de le 13/03/2018 à 17:56 :
En fait ça dépend de où vous vivez et de votre métier.

Jeune diplômé en 2009, je ne gagnais que 1800 euros nets par mois quand j'ai commencé à travailler. Aujourd'hui je suis à 3000 euros nets par mois.
Les gens comme moi vous diront que tout vas bien et nous sommes à juste titre très optimistes.

J'imagine que ce n'est pas le cas de ceux qui gagnent toujours le smic ou on connu des périodes de chômage... et c'est normal
Réponse de le 13/03/2018 à 21:32 :
@ Jeff

Vous pensez vraiment que vivre avec 3,000 euros (presque net) par mois est une réussite prodigieuse... avec un coût de la vie qui vous endette de 20-25 ans maison-bagnole-vacances compris à moins d'avoir un héritage sérieux... vous devriez voyager un peu plus... sans être le crétin de Français qui se vautrent dans sa suffisance dès qu'il ne comprend rien... à rien... il faut parfois ouvrir les yeux pour savoir que l'on en a. :-)
Réponse de le 14/03/2018 à 9:34 :
"En fait ça dépend de où vous vivez et de votre métier. "

ET bien moi je vis très bien c'est juste que je connais beaucoup de gens le truc qui pourrait vous arriver si vous sortiez.

ET non je ne vis pas en hlm comme vos pseudos essayent de le faire croire.

Vos obsessions sont malsaines, je vous signale.

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