Le Medef s'inquiète d'un éventuel report des baisses de cotisations patronales

 |   |  407  mots
Au nom de la nécessaire confiance, Pierre Gattaz, le président du Medef, ne veut pas entendre parler d'un décalage dans l'application du pacte de responsabilité
Au nom de la nécessaire "confiance", Pierre Gattaz, le président du Medef, ne veut pas entendre parler d'un décalage dans l'application du pacte de responsabilité (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)
Le président du Medef, Pierre Gattaz, s'inquiète à l'idée que la nouvelle mesure d'allégement de cotisations sociales patronales pour les salaires compris entre 1,6 et 3,5 Smic, prévue pour s'appliquer dès le 1er janvier 2016, soit finalement retardée de trois mois. Pour l'instant, Bercy ne confirme pas cette "rumeur".

"Il faut respecter le calendrier et le quantum." Le président du Medef Pierre Gattaz n'est pas content et n'acceptera aucun décalage dans l'application du pacte de responsabilité, ce plan gouvernemental qui accorde sur trois  ans 41 milliards de baisse d'impôts et de cotisations sociales patronales aux entreprises. Or, dans son édition du 14 septembre, le journal Les Echos a révélé que le gouvernement envisageait de décaler de trois mois le nouvel allègement prévu de cotisations sociales patronales pour les salaires compris entre 1,6 et 3,5 Smic. Concrètement, cette nouvelle mesure devait s'appliquer à compter du 1er janvier 2016, elle serait retardée au 1er avril, ce qui représenterait une économie d'environ un milliard d'euros, sur les 4,5 milliards d'euros que couteraient en année pleine cette mesure. Contacté par La Tribune, le ministère des Finances refuse pour l'instant de confirmer l'information des Echos.

Le gouvernement à la recherche d'un milliard d'euros

Ce qui est exact, en revanche, c'est que le gouvernement est à la recherche d'environ un milliard d'euros supplémentaires pour financer plusieurs mesures annoncées en 2015 qui sont venues s'ajouter au Pacte de responsabilité : aide à l'embauche des apprentis mineurs, manque à gagner pour l'Etat et la sécurité sociale du fait du gel des seuils sociaux et fiscaux pour trois ans, dispositif de suramortissement temporaire de 140%, etc.

"Je suis très inquiet et (...) très en colère sur le fait qu'on puisse imaginer une seconde qu'on va encore décaler de trois mois les mesures 2016 du pacte de responsabilité", a déclaré Pierre Gattaz qui ajoute:

"Aujourd'hui, la confiance est très précaire, elle se construit semaine après semaine, jour après jour, mois après mois (...). Ce serait  un très mauvais signal donné à l'ensemble des forces vives du pays de revenir sur le pacte, un mois après les engagements oraux, répétés du président François Hollande et du Premier ministre Manuel Valls sur son maintien dans l'enveloppe et selon le calendrier prévu" (...). Que l'Etat fasse plutôt des économies dans la sphère publique. Il doit lui être possible d'économiser un milliard sur ses 1.200 milliards de dépenses annuelles.

Il reste encore 15 milliards d'euros à distribuer dans le cadre du pacte de responsabilité. On saura dans les prochains jours si le gouvernement respectera le calendrier initial. Le projet de loi de finances 2016 sera en effet présenté en conseil des ministres le 30 septembre.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 16/09/2015 à 14:05 :
La parole de l'état français ne vaut pas grand chose. Ces socialistes sont aux abois. Une telle nullité est unique.
a écrit le 16/09/2015 à 12:16 :
Et le salarié du privé s'inquiète de la position du Patronat concernant son vote sur l'avenir de l'Agirc et de l'Arcco... Chacun défend ses intérêts, mais ce sont toujours les mêmes qui finissent plumés. Et ce n'est pas le patronat, en tout cas ce patronat là. (Soutien aux petits patrons Pme/Pmi qui rament grave pour s'en sortir, eux aussi).
a écrit le 16/09/2015 à 6:20 :
Un million d'emplois permettrait de renflouer quelques charges Mr Gattaz, n'est il pas ???????????????????????????
a écrit le 16/09/2015 à 6:16 :
Il pleure encore !
Votre million d'emplois, Mr Gattaz !??????????????????????????????
a écrit le 16/09/2015 à 4:15 :
Si tous les adhérents du Medef sont à l'image de M. Gattaz il esmble bien qu'ils passent plus de temps à quémander des aides publiques et des abaissements de charges qu'à réfléchir sur la manière d'augmenter la compétitivité de leurs entreprises en innovant, améliorant la qualité, développant les marchés export, etc. Il est assez ironique de constater cet incapacité à sortir d'un système aidé alors même qu'ils vouent aux gémonies les acquis sociaux des salariés. Vraiment un boutiquier, pas un entrepreneur.
Réponse de le 16/09/2015 à 7:36 :
+1

En parfait accord avec vos propos...
a écrit le 15/09/2015 à 21:07 :
le départ de son ex-patron, Michel Combes. Elles sont ramenées d’environ 14 millions d’euros sur trois ans à un peu moins de 8 millions.
a écrit le 15/09/2015 à 20:02 :
Et le millions d'emplois promis ? Reporte aussi....
a écrit le 15/09/2015 à 19:24 :
Monsieur Gattaz fait preuve de paresse intellectuelle à vouloir en permanence s'en prendre à l'état et aux charges sociales ......pourrait il nous expliquer pour qu'elle raison les ets souscrivent pour leurs salariés des plans d'épargne entreprise ou des plans de retraite collectives quand les charges sont déjà si lourdes ?
A t-il regardé du côté du train de vie des entreprises s'il n'y avait pas des gisements d'économies à faire ?
a écrit le 15/09/2015 à 18:49 :
C'est foutu. Maintenant tous les entrepreneurs sont sur leurs gardes. Ils ne prendront plus de risques.
Réponse de le 16/09/2015 à 6:45 :
Dans ce pays d'entrepreneurs ;) ....

Cela toujours été la politique du risque minimum.... :(
a écrit le 15/09/2015 à 18:04 :
Serait-il naïf ? Il devrait savoir que baisser les cotisayions patronales à la veille d'élections est un très mauvais plan politique. Mais qu'il se rassure, Hollande et ses comparses, s'ils sont reconduits (ce qui n'est pas impossible dans le système français), il pourra embaucher des migrants sans rien payer et on lui donnera même une prime per capita :-)
a écrit le 15/09/2015 à 18:01 :
Pour les trolls détracteurs de la Coface - GE relocalise 500 emplois hors des USA dont 400 en France

Le conglomérat industriel General Electric (GE) a annoncé mardi relocaliser 500 emplois hors des Etats-Unis dont 400 en France, notamment dans la fabrication des turbines, après avoir reçu une promesse de financement de l'assureur-crédit français Coface.

"L'agence publique du crédit à l'export français Coface a accepté de nous fournir une ligne de crédit pour le financement des opérations dans l'énergie, ce qui se traduit par un transfert de plus de 400 emplois des Etats-Unis vers l'Europe", écrit GE dans un communiqué.

Ces emplois vont être relocalisés sur le site industriel de GE à Belfort, employant actuellement environ 1.800 salariés et spécialisé dans la fabrication des turbines, précise le groupe de Fairfield (Connecticut, nord-est).

Il transfère également 100 emplois supplémentaires des Etats-Unis vers la Hongrie et la Chine où il assure avoir aussi obtenu du financement des assureurs publics locaux.

Ces décisions de GE font suite à la cessation fin juin des activités de l'assureur-crédit américain Export-Import Bank, plus connu sous le nom "Ex-Im Bank".

Empêcheur de tourner en rond
Réponse de le 16/09/2015 à 12:21 :
@Rien ne va plus: tu oublies de dire pourquoi GE menace (car rien n'est encore fait) de licencier aux US :-) C'est parce que le gouvernement américain a refusé de prolonger un programme permettant aux sociétés étrangères d'emprunter pour acheter des produits GE. La Coface ayant accepté de couvrir les opérations, GE réalise que sa situation fiscale sera plus favorable en France qu'aux US, d'où, comme d'habitude, la "délocalisation". Il faut quand même savoir que ces cadeaux aux entreprises étrangères sur le sol français coûtent. Certains se souviendront d'ailleurs du patron de Daewoo, pour qui Philippe Seguin avait à l'époque obtenu le même genre de crédit, qui s'était tiré avec la caisse. D'autres malversations du même genre sont courantes, mais comme c'est le contribuable français qui paie, ni le gouvernement, ni la presse, n'en fait grand cas !!!
a écrit le 15/09/2015 à 17:55 :
ce gars n'a pas compris que retard, ca veut dire annulation.... je ne comprend d'ailleurs pas pourquoi il s'obstine a vouloir continuer a developper sa boite en france
s'il n'a rien compris c'est son probleme
a écrit le 15/09/2015 à 17:52 :
Où sont les 1 million d'emplois promis par le MEDEF ? Malgré CICE, réduction de charges à tout va ces 5 dernières années, l'emploi n'est pas au rendez-vous.
Préférant favoriser les distributions plutôt que les investissements le MEDEF auraient du travailler sur la baisse de l'IMPOT SUR LES SOCIETE sur les bénéfices réinvestie (un taux réduit à 15 %) plutot que de lutter contre la taxation des plus values des investisseurs qui vendent dans des délais inférieurs à 5 ans leurs participations
Le MEDEF n'a pas lutter pour améliorer le développement des entreprises mais bien l'intéret du seul de l'actionnaire, de ses administrateurs.
Le MEDEF aurait également du demander a ce que le CICE soit réservé aux seules entreprises exportatrices plutot que de l'éparpiller sur toutes les entreprises
Bref pour obtenir des aides faut-il les mériter...vu le comportement du MEDEF je dirai que le simple décalage n'a rien de grave au regard des promesses non tenues
a écrit le 15/09/2015 à 17:39 :
P. Gattaz a égaré son badge " 1 000 000 " Il est vrai que n'avons jamais su s'il s'agissait d'emplois crées ou détruits. Il nous apparaît au fil des mois que c'est la dernière proposition qui semble tenir le corde.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :