Le moral des chefs d'entreprise plombé par la quatrième vague
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La quatrième vague de l’épidémie met un coup d’arrêt à l’amélioration du moral des dirigeants d’entreprise.
Reuters
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La quatrième vague de l’épidémie met un coup d’arrêt à l’amélioration du moral des dirigeants d’entreprise.
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La quatrième vague de l'épidémie, liée à la folle vitesse de propagation du variant Delta, met un coup de plomb dans l'aile du moral des chefs d'entreprise. Selon la dernière Grande consultation des entrepreneurs (GCE) réalisée par OpinionWay pour CCI France, La Tribune et LCI, l'indice qui mesure l'optimisme chez les dirigeants a atteint 96 points en juillet contre 108 en juin, soit une chute de 12 points en un mois.
Après avoir atteint le mois dernier un niveau inédit depuis octobre 2019, la confiance dans les perspectives économiques sur les 12 mois à venir s'amoindrit. Néanmoins, malgré cette baisse de moral, une large majorité des dirigeants reste tout de même confiante pour son entreprise (73% dont 18% très confiants). Près d'un tiers craint d'avoir du mal à maintenir une trésorerie saine à la rentrée de septembre.
D'autre part, les tensions sur les approvisionnements de composants et de matières premières semblent s'inscrire dans le temps. Alors que le secteur du transport de marchandise international est fortement perturbé depuis le début de la crise, près d'un tiers des dirigeants s'attend à connaître encore des difficultés d'approvisionnement, dont 17% des difficultés importantes. Les dirigeants des entreprises du secteur de la construction sont particulièrement inquiets pour l'approvisionnement en matières premières. Cette crise est due à un déséquilibre entre une reprise très forte post-confinement depuis avril, doublé d'un effet de restockage, tandis que les capacités de production ne sont pas dimensionnées pour une telle demande. Toutefois, seul un dirigeant sur cinq redoute de faire face à des difficultés dans la gestion des stocks.
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Outre les difficultés d'approvisionnement, pour une partie des dirigeants des entreprises comptant au moins un salarié, la gestion des ressources humaines est aussi un point de vigilance. La réouverture s'accompagne en effet d'une pénurie de main-d'œuvre de travailleurs qualifiés, et plus d'un tiers des chefs d'entreprises anticipe des difficultés à la rentrée de septembre. Près de la moitié des entreprises du bâtiment, 41% des entreprises du secteur des services et un quart des firmes industrielles peinent à recruter des travailleurs, a montré la dernière enquête de la Banque de France. En particulier, les entreprises comptant au moins 10 salariés se montrent plus inquiètes pour la gestion des ressources humaines (52% contre 36% pour les entreprises plus petites).
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