Le pass vaccinal entrera en vigueur lundi et "la plupart des restrictions sanitaires pourront être levées en février" (Castex)
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GONZALO FUENTES
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Enfin le bout du tunnel ? Peut-être. En tout cas, même si les contaminations sont au plus haut, l'amélioration observée a poussé le gouvernement à présenter jeudi soir aux Français un calendrier détaillé pour une levée progressive des dernières restrictions. Tout d'abord, le pass vaccinal entrera en vigueur lundi, a annoncé Jean Castex à l'occasion d'une conférence de presse, sous réserve bien entendu de la validation du Conseil constitutionnel qui se prononcera vendredi. Ce dernier a été saisi par 60 députés de tous bords emmenés par le groupe La France insoumise du Palais Bourbon, et par une soixantaine de sénateurs socialistes. Le Conseil scientifique est favorable au pass vaccinal, le jugeant "justifié" pour pousser à la vaccination les Français à risque qui n'ont pas encore sauté le pas.
Au-delà du pass vaccinal, la plupart des restrictions sanitaires imposées aux Français pour endiguer l'épidémie de COVID-19 pourront être levées en février, a annoncé Jean Castex.
Parallèlement, la vague provoquée par le variant Omicron "commence à marquer le pas dans les régions où ce variant avait frappé en premier fin décembre", a-t-il ajouté.
Face à l'arrivée du variant Omicron, hautement contagieux, du coronavirus responsable du Covid-19, des restrictions ont été annoncées fin décembre par Jean Castex, dont la limitation des grands rassemblements à 2.000 personnes en intérieur et 5.000 en extérieur, l'interdiction des concerts debout et le télétravail obligatoire pour un minimum de trois jours par semaine. Ces mesures n'ont pas suffi à empêcher une envolée spectaculaire du nombre des nouvelles contaminations, qui ont dépassé 400.000 à plusieurs reprises ces derniers jours, contre moins de 100.000 juste avant Noël et moins de 50.000 début décembre. Cette flambée épidémique s'est traduite par une augmentation marquée des hospitalisations mais a eu un impact plus limité en terme de pression dans les services de soins critiques, où le nombre de patients hospitalisés, resté inférieur à 4.000 contre 6.000 au printemps 2021 et plus de 7.000 lors de la première vague un an plus tôt, a entamé ces derniers jours un timide reflux. Dans son dernier avis en date, le Conseil scientifique estime sur la base de projections que la cinquième vague de l'épidémie "n'est pas terminée" et que son impact sur le système de soins "va rester élevé mais en partie gérable, et ce jusqu'à mi-mars", à la condition de maintenir des mesures de distanciation sociale et les gestes barrières.
Parmi les mesures annoncées, le gouvernement va ouvrir à partir de lundi et sans obligation, le rappel de vaccin contre le Covid-19 à tous les 12-17 ans.
Le port du masque ne sera plus obligatoire en extérieur à partir du 2 février, date à laquelle seront abandonnées les jauges dans les lieux recevant du public. Le télétravail "ne sera plus obligatoire", mais recommandé à cette date, a encore indiqué le chef du gouvernement lors d'une conférence de presse à Matignon.
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Quant aux discothèques, qui étaient fermées depuis le 10 décembre car considérées comme propices aux contaminations par le Covid-19, pourront rouvrir le 16 février, et les concerts debout pourront reprendre à cette date. A date du mercredi 16 février, la consommation debout sera également à nouveau possible dans les bars. En outre, elle sera à nouveau possible dans les stades, les cinémas et les transports.
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