Télétravail : la règle des 3 jours minimum par semaine prolongée

Fanny Guinochet
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Elisabeth Borne devait prolonger de 15 jours l'obligation de teletravailler
SARAH MEYSSONNIER

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Elisabeth Borne devait prolonger de 15 jours l'obligation de teletravailler
SARAH MEYSSONNIER
Eviter la propagation du Covid, et essayer au plus vite d'en finir avec le pic Omicron. Telle est la position du gouvernement, alors que ce mardi 18 janvier, plus de 460.000 contaminations - un record - étaient recensées les dernières 24 heures.
Et ce sont aussi les arguments qu'Elisabeth Borne, la ministre du Travail, a présentés aux partenaires sociaux qu'elle a réunis ce mercredi. Et de les avertir :
"Nous envisageons de prolonger trois jours de télétravail au minimum par semaine, pour les postes qui le permettent."
Entrée en vigueur depuis le 3 janvier, cette règle devait à l'origine durer 3 semaines. Mais alors que la situation sanitaire est loin d'être stabilisée, le conseil de défense sanitaire qui se tient ce jeudi matin devrait la prolonger au moins quinze jours.
Cette annonce n'a pas manqué de faire réagir le patronat, qui apprécie guère l'injonction du gouvernement en matière de télétravail. Les représentants des chefs d'entreprises font valoir leur sens de la responsabilité face à ce virus, et n'apprécient pas que le gouvernement leur impose le travail à distance.
Selon eux, il y a peu de contaminations en entreprise, et le télétravail génère des effets néfastes sur l'organisation, ainsi que sur l'ambiance dans leurs sociétés, en générant une fracture sociale entre ceux qui peuvent effectuer leurs tâches à distance - les cols blancs- et les autres - les cols bleus - obligés d'être sur site.
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"Nous sommes tous usés par cette situation, nous aurions préféré une simple incitation", a ainsi déploré François Asselin, le président de la CPME. Au cours de la réunion, un membre du Medef, plus virulent, s'est même étonné que l'on arrête tout pour "une grosse grippe". De quoi agacer vivement la ministre.
Fanny Guinochet
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