Le plan de Bayrou pour relancer la production en France sonne creux
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Le Premier ministre veut ramener de la production en France, mais reste assez vague sur ses leviers d'action.
REUTERS/Vincent Alban
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Le Premier ministre veut ramener de la production en France, mais reste assez vague sur ses leviers d'action.
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« Nous ne produisons pas assez », a répété à plusieurs reprises François Bayrou. Pour justifier ses dires, le Premier ministre s'est surtout appuyé sur le déficit de la balance du commerce extérieur de la France. « Celui-ci est supérieur à 100 milliards d'euros depuis quatre ans (...) Nous devons réduire nos importations », a-t-il commenté depuis Matignon ce mardi 15 juillet. Le chef du gouvernement a ainsi présenté un plan dénommé « En avant la production ». Déjà critiqué.
Derrière la proposition très décriée de supprimer deux jours fériés (le Lundi de Pâques et le 8 mai), il a ainsi été question de compétitivité du tissu productif. Nous allons agir sur l'énergie. « Nous visons les 30 térawattheures de contrats signés entre EDF et nos entreprises d'ici la fin de l'année », pour garantir l'accès à un prix attractif de l'électricité sans fluctuation et ce pendant plusieurs années. Si le ministre de l'Industrie fait savoir qu'il mise sur l'énergie hydroélectrique pour augmenter cette part, d'autres s'inquiètent de ce quota, jugé trop peu ambitieux.
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Pour mémoire, la fin du dispositif Arenh au début de l'année 2026 met tout le tissu industriel français sous tension. Jusqu'à présent, celui-ci garantissait un accès à l'électricité nucléaire à un prix plutôt faible pour 100 térawattheures dont 60% à destination de l'industrie. Ce changement majeur pénalise le tissu productif français à l'heure où la production industrielle a déjà reculé de 6,7% depuis 2017, selon une récente commission d'enquête parlementaire sur les freins à la réindustrialisation du pays.