Le projet de loi antiterroriste adopté en première lecture au Sénat

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Le Sénat a adopté, ce mardi 18 juillet, dès sa première lecture, le projet de loi visant à "renforcer la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme" afin de lever l'état d'urgence instauré après les attentats de 2015.
229 sénateurs se sont prononcés en faveur du texte contre 106 contre. Globalement, Les Républicains, La République en marche, les centristes et le Rassemblement démocratique et social européen (RDSE, les radicaux de gauche, ndlr) ont voté pour tandis que les socialistes et les communistes ont voté contre.
Le projet de loi ne figurait pas dans le programme électoral d'Emmanuel Macron mais complète celui voté par le Parlement le 6 juillet dernier. Il prolonge, pour la sixième fois, l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre 2017.
Le texte, qui sera examiné à l'Assemblée nationale ensuite, propose de transcrire dans le droit commun plusieurs dispositions de l'état d'urgence comme les assignations à résidence, les bracelets électroniques ou encore l'interdiction de rencontrer certaines personnes.
Certaines dispositions, ayant essuyé plusieurs critiques, ont été modifiées afin de tenir compte des observations du Conseil d'Etat.
En outre, deux articles du projet de loi reprenant dans le droit commun des dispositions emblématiques de l'état d'urgence - les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance et le régime exceptionnel des perquisitions - ont été limitées dans le temps par les sénateurs, jusqu'au 31 décembre 2021.
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Le projet de loi établit également des mécanismes d'évaluation et d'encadrement des associations de lutte contre la radicalisation pour endiguer certains dysfonctionnements
Enfin, avec ce texte, les agents de sécurité de la SNCF et de la RATP pourront transmettre en temps réel les images captées par leurs caméras individuelles dans les cas où leur sécurité serait menacée.
D'ores et déjà, une dizaine d'organisations de défense des droits de l'Homme et le Syndicat de la magistrature ont exhorté Emmanuel Macron et son gouvernement à retirer ce projet de loi, qu'ils jugent "liberticide". Jacques Toubon, Défenseur des droits est allé jusqu'à le qualifier de "pilule empoisonnée" dans une interview donnée au quotidien Le Monde.
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Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur qui a présenté le texte en Conseil des ministres il y a près d'un mois, a, pour sa part, évoqué des "garanties" de protection des libertés individuelles. Dans un communiqué, diffusé mardi soir, il explique :
(Avec Reuters)
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