Les 32 questions d'Emmanuel Macron dans sa lettre qui lance le grand débat national

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Emmanuel Macron lance le grand débat national par une lettre à tous les Français.
Emmanuel Macron lance le grand débat national par une lettre à tous les Français. (Crédits : BENOIT TESSIER)
En amont du grand débat national qui doit s'ouvrir mardi 15 janvier, le président de la République publie ce dimanche soir dans la presse régionale et sur les réseaux sociaux la lettre aux Français qu'il avait annoncée le 10 décembre, dans laquelle il leur adresse pas moins de 32 questions.

Dans ce long message, le chef de l'Etat pose en effet une trentaine de questions sur de nombreuses thématiques : impôts, laïcité, services publics, organisation des collectivités territoriales, transition écologique, institutions, démocratie participative, immigration... Des questions qui, estime-t-il, n'épuisent pas le débat mais "me semblent au cœur de nos interrogations".

Affirmant vouloir, à travers ce grand débat, "transformer avec [les Français] les colères en solutions", le chef de l'Etat appelle "le plus grand nombre" de citoyens à participer à cette initiative inéditedont il dit avoir "la ferme volonté de tirer toutes les conclusions".

Voici en intégralité le texte de cette lettre adressée
aux Français par Emmanuel Macron

Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,

Dans une période d'interrogations et d'incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.

La France n'est pas un pays comme les autres.

Le sens des injustices y est plus vif qu'ailleurs. L'exigence d'entraide et de solidarité plus forte.

Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l'éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l'effort partagé par tous.

C'est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.

C'est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d'opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.

Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre.

Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c'est tout cela, la nation française.

Comment ne pas éprouver la fierté d'être Français ?

Je sais, bien sûr, que certains d'entre nous sont aujourd'hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n'offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d'où l'on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.

Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d'effort et de travail.

En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.

Mais il y a pour cela une condition : n'accepter aucune forme de violence. Je n'accepte pas, et n'ai pas le droit d'accepter la pression et l'insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n'accepte pas et n'ai pas le droit d'accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait !

Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.

C'est pourquoi j'ai proposé et je lance aujourd'hui un grand débat national qui se déroulera jusqu'au 15 mars prochain.

Depuis quelques semaines, de nombreux maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J'ai eu de nombreux retours que j'ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l'Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l'étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l'initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens... Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.

Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l'intermédiaire légitime de l'expression des citoyens.

Pour moi, il n'y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d'accord sur tout, c'est normal, c'est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n'a pas peur de parler, d'échanger, de débattre.

Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d'accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu'on ne le croit.

Je n'ai pas oublié que j'ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu'il faut rendre à la France sa prospérité pour qu'elle puisse être généreuse, car l'un va avec l'autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l'emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu'il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours qu'il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l'épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n'a pas changé.

Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d'envisager l'avenir, de nouvelles idées.

À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d'entre nous, puisse participer.

Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C'est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l'organisation de l'Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d'ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n'épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.

Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l'action publique. L'impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C'est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d'avenir, notre recherche, notre culture, ou d'entretenir nos infrastructures. C'est aussi l'impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.

Mais l'impôt, lorsqu'il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s'investir dans les entreprises, créant ainsi de l'emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d'encourager l'investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d'être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

Nous ne pouvons, quoi qu'il en soit, poursuivre les baisses d'impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l'inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d'autres trop cher en raison des cotisations qu'ils paient. L'efficacité de la formation comme des services de l'emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage.

Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c'est l'organisation de l'Etat et des collectivités publiques. Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

Y a-t-il trop d'échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d'action au plus près des citoyens ? A quels niveaux et pour quels services ?

Comment voudriez-vous que l'Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l'administration et comment ?

Comment l'Etat et les collectivités locales peuvent-ils s'améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l'air. Aujourd'hui personne ne conteste l'impérieuse nécessité d'agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.

Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.

Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.

Comment finance-t-on la transition écologique : par l'impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l'échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu'il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Être citoyen, c'est contribuer à décider de l'avenir du pays par l'élection de représentants à l'échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l'issue des élections.

Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques?

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d'élus ?

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d'écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?

Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l'initiative ?

La citoyenneté, c'est aussi le fait de vivre ensemble.

Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c'est le devoir de l'asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s'est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d'un avenir meilleur : c'est comme cela qu'elle s'est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd'hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l'immigration et aux défaillances de notre système d'intégration.

Que proposez-vous pour améliorer l'intégration dans notre Nation ? En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

La question de la laïcité est toujours en France sujet d'importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu'elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l'avenir de notre nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n'importe quel sujet concret dont vous auriez l'impression qu'il pourrait améliorer votre existence au quotidien.

Ce débat est une initiative inédite dont j'ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n'est ni une élection, ni un référendum. C'est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d'âge ni de condition sociale. C'est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.

C'est ainsi que j'entends transformer avec vous les colères en solutions.

Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l'action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.

Françaises, Français, je souhaite que le plus grand nombre d'entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l'avenir de notre pays.

En confiance,

Emmanuel MACRON

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Commentaires
a écrit le 14/01/2019 à 15:22 :
1 priorité qui n'en est pas 1 : la "transition" écologique. Alors que dans ce domaine, la France excelle (EDF, Veolia etc).
Fiscalité : trop de rentiers d'en haut et d'en bas.

Le sujet qui n'est pas abordé : L'instruction publique d'un niveau lamentable depuis que c'est le fief de la gauche sociétale
a écrit le 14/01/2019 à 15:18 :
Pourra t on débattre sur les conclusions du débat ou simplement dire Amen?
Nous savons qu'il y a 2 mois de débat, mais nullement la date de remise de la conclusion qui, d'après la lettre de Mr Macron, aura lieu après plusieurs mois et... peut être bien près de la fin de son mandat!
Il aura ainsi tout le temps pour manœuvrer dans le sens de l'UE de Bruxelles!
a écrit le 14/01/2019 à 14:17 :
Au delà des choix politiques et des règlements légaux, ne devrions nous pas nous poser d'avantage la question du cloisonnement beaucoup trop important entre disciplines de gestions financières, fiscales et sociales, de gestion de la production, de l'innovation et de celle des investissements, de prendre d'avantage conscience de la nécessité du réalisme commercial, qui s'intéresse plus à ce que font et proposent les concurrents, aux opportunités moins dogmatiques, à la diversification et aussi aux aspects éphémères de la mode, à ce que veulent acheter les clients et comment on peut y répondre avec du technicoscientifique plus avancé et pertinent?

Visiblement ce ne sont pas nos élites financières, commerciales et administratives, techniques et scientifiques qui sont le mieux à même de le faire, quand on oublie souvent un peu trop d'associer l'ensemble des aspects du développement, et qu'il ne sert pas à grand chose d'optimiser les profits, quand on oublie de préserver le capital financier, social et technique, et que ce genre de gestion robotisée conduit à fermer les usines quand elles ne sont plus assez rentables, plutôt que d'être intervenu à temps pour les moderniser et les restructurer et d'avoir su dégager les moyens pour le faire de maniére concrète et responsable suffisamment développé une innovation pertinente et commercialement pertinente.

Il n'est vraiment ni utile ni nécessaire- et certainement tres improductif - d'être les champions du versement de dividende par habitant pour y parvenir. Moitié moins de dividendes suffisent amplement et ce qui pourrait parfaitement satisfaire n'importe lequel des investisseurs , permettrait d'empêcher la fermeture de bien des usines, permettrait de le faire sans avoir à se surendetter, sans le recours à des subventions onéreuses et inutiles.

Quand on observe la santé économique de l'Allemagne, qui sans le recours aux déficits publics, sans qu'il y existe une plus grande ardeur au travail, ou une discipline supérieure- il faut avoir vécu plus longuement en Allemagne pour en avoir bien pris conscience-, là où les salaires de l'industrie sont plus élevés qu'ailleurs, et qui obtient les résultats que l'on connait- même s'ils sont encore à beaucoup relativiser ? On pourrait se demander un peu plus comment ils font.
Pourquoi certains milieux dirigeants allemands avaient pu se rebeller contre certains dictats de gestion imposés par quelques grands groupes français du simple fait qu'ils n'intégraient pas avec suffisamment de réalisme la R&D incrémentale dans leurs prévisions budgétaires, dans la maniére de saisir les opportunités, de le faire avec un peu moins de critéres trop restrictifs ( et souvent parfaitement imbéciles). Et de pratiquer une politique de gestion qui contient plus de bon sens et de réalisme.

L'industrie n'a pas à être considérée comme une orange que l'on jette quand le jus a été bien pressé, ou encore comme la vache que l'on envoie à l'abattoir quand elle ne produit plus assez de lait. Dans la recherche du profit doit figurer aussi la préservation du capital d'origine, de sa valorisation à travers le développement d'un savoir faire pertinent, plus moderne et d'actualité.

Voilà bien des principes qui sont encore trop peu développés dans notre pays, aussi bien au niveau des syndicats - notamment chez ceux qui refusent la cogestion- que dans les milieux des élites et qui dans les milieux financiers ne savent pas distinguer ce qui relève de l'hypnose, de la croyance, de la mode, et des paris et qui peut ne pas toujours être tres réaliste, de ce qui relève d'une association bien comprise de l'ensemble des aspects financiers, commerciaux, techniques et scientifiques. Sachant que ces élites ne sont pas toujours bien au courant de ce qui est plus avant gardiste, et qui ne disposent pas de la meilleure créativité rationnelle. Cela commence par une meilleure connaissance du réalisme commercial et de tout ce qui peut mieux contribuer au développement en préservant aussi les bons équilibres financiers.

Ce ne seront pas les pirouettes verbales et l'adresse dont on peut faire preuve au cours des joutes oratoires comme celles que l'on pratique dans les prétoires et dans le monde politique, qui permettront beaucoup d'y arriver.
a écrit le 14/01/2019 à 10:53 :
"Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité "

En chargeant Emmanuelle Wargon fille de Lionel Stoléru ex- secrétaire d'État d'animer ce grand débat c'est mal barré.On peut rappeler que sa condition d'« ex-lobbyiste en chef » en matière environnementale du groupe Danone, l'a amenée à défendre l'huile de palme ou les OGM.elle avait succèdé à Sébastien Lecornu qui lui même vient d'être désigner pour animer avec elle ce débat.
Réponse de le 14/01/2019 à 14:07 :
Ben disons que bio il voit bien ce que ça veut dire mais c'est diversité qu'il ne comprend définitivement pas du coup il ne pioche des emplois fictifs qu'au sein de sa caste.

Pas facile d'aller chercher au sein d'une oligarchie en total déclin des gens compétents, je ne dis pas non corrompus en plus car là cela relèverait de l'exploit.

Si on les prend tous là on aurait de quoi faire bosser tous les juges français pendant une bonne année. Et le pire c'est que c'est ça qui le descend le plus aux yeux de l'opinion mais règle oligarchique oblige et incapacité de penser également, il perpétue cette tradition que tout le monde voit à l'heure d'internet.

Mais qu'ils sont bêtes...
a écrit le 14/01/2019 à 10:21 :
Macron parle d'écrire une lettre aux Français. Qu'il l'écrive ou qu'il ne l'écrive pas, ça coûte la même chose aux Français. En revanche, s'il lui prend la lubie d'envoyer son torchon aux 47 millions de Français inscrits sur les listes électorales (à moins qu'une autre "mailing liste" soit utilisée : laquelle ?), entre les 47 000 000 timbres, les 47 000 000 d'enveloppes écrites chacune avec une adresse différente, les 47 millions de lettres dont le destinataire change sur chacune, et le pliage en trois de cette parcelle d'Amazonie, la facture de cette arrogance mégalomane s'élèvera, pour le peuple français, à une somme s'écrivant avec 8 ou 9 chiffres avant la virgule, à mon avis plutôt neuf.

Je relaie l'appel de @Françoise Begrand : si vous recevez ce qui constitue un détournement de fonds publics, retournez-le à son destinataire avec écrit en rouge : REFUSÉ : brûle-forêt, gabegieur d'argent public, pantoufleur banquier de la Rotschild Cie, Démission.
a écrit le 14/01/2019 à 9:57 :
"Je n'ai pas oublié que j'ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle".

Ah oui, loi travail, SNCF, privation de nos barrages en mars 2018 et la reforme des retraites à venir par exemple viennent de demande de la commission europeenne ,il ne fait qu'appliquer des directives.Rien sur l'ISF n'ont plus.
a écrit le 14/01/2019 à 8:34 :
Macron va t-il répondre aux demandes des gilets jaunes? Des questions concernant l'immigration, l'indexation des retraites, la proportionnelle, la baisse des dépenses publiques, des impôts , la PMA, la baisse du nombre de députés et Sénateurs, la transparence sur les salaires des politiques, les niches fiscales , la fraude ou sa version light, l'optimisation fiscale, la décentralisation etc... Vu le contenu de la lettre, on peut en douter.
a écrit le 14/01/2019 à 8:06 :
Pas besoin de ce pavé monsieur le Président, quand l'etat redefinira son intervention dans les spheres de ce pays et de facto une baisse des depenses publiques ?
a écrit le 14/01/2019 à 7:56 :
On se demande quand mème si ce personnage n'est pas un peu limité intellectuellement !
Croire que ces propositions tronquées où ne sont abordées ni retour sur mesures iniques , ni immigration , ni UE , ni injustices fiscales ; suffiront a calmer le tiers état , relèvent d'un manque de psychologie -ou une "bornitude" inquiétantes !
a écrit le 14/01/2019 à 7:14 :
Un référendum oui une lettres non ils veu gagné du temps un tours de passe de Jupiter ????? Plus de confiance dans Jupiter 👎🇫🇷
a écrit le 14/01/2019 à 3:36 :
Boycotté La lettres de Jupiter ils a le mot de la fin c est une lettres patentes du roi a vide les ouvriers et LeS retraitees de revalorisation du pouvoir d achat stop les taxes ?
Réponse de le 14/01/2019 à 7:51 :
Arrêtez de vous rouler par terre comme un petit enfant capricieux. Vous ne construisez rien, vous ne faites que détruire sans rien proposer. Vous n'avez aucun droit de monopoliser la parole comme le font les Gilets Jaunes par la force depuis des semaines. Vous ne représentez rien : on est 65 millions à constituer le Peuple que vous vous croyez seuls à incarner.
Réponse de le 14/01/2019 à 10:28 :
@Britannicus
Vous n'êtes pas 65 millions, et vous ne représentez pas plus l'opinion publique française que les Gilets Jaunes.
Vous êtes à l'image de nos "élites", toujours dans l'infantilisation des gens qui ne pensent pas comme vous. Le réveil sera douloureux.
a écrit le 14/01/2019 à 1:24 :
Il fait les questions & les reponses.
Qu'advient-il du grand debat ?
Nul ne sait sauf lui.
Pauvre pays. On a les politiques que etc...
a écrit le 13/01/2019 à 23:29 :
Pour moi la 33° question est la principale. Par referendum : Etes vous d accord avec ma politique OUI ou NON .
a écrit le 13/01/2019 à 22:15 :
chaque fois qu'il y a des réformes dans ce pays c, est toujours pour faire reculer les droit du peuples suppression des avantages des élus quand il ne sont plus au pouvoir présidents , ministres !!!!!! ( mutuelles tickets restaurant prime !!!!!
a écrit le 13/01/2019 à 21:06 :
A première vue, cela semble un catalogue de questions non hiérarchisées, les importantes mélangées à d'autres anecdotiques, avec des oublis notables (par ex l'immigration, l'insécurité, les zones de non droit, ...) et des sujets tabous (ex les "réformes" accomplies jusqu'ici) . Par ailleurs Macron, toujours persuadé d'avoir raison, reste droit dans ses bottes, mais ne dit rien au sujet de l'avenir de son gouvernement d'incapables. Je ne vois pas bien ce qui permettra de sortir du grand défouloir représenté par les GJ, ni les orientations et améliorations qui pourraient suivre, et je reste très inquiet pour la suite des évènements. Quant aux mesures concrètes pour améliorer le quotidien des Français, c'est le vide
a écrit le 13/01/2019 à 21:03 :
Je préférais répondre à l’enquête des 32 questions en ligne si c’est possible sur un site officiel du gouvernement.

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