Les aides de l’Etat étendues à de nouveaux secteurs d’activité

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(Crédits : Costas Baltas)
Après avoir annoncé le 31 juillet un « PGE saison » dédié au tourisme, le ministre de l'Économie promet ce lundi de nouvelles aides pour diverses professions. Les magasins de souvenirs et les galeries marchandes et d'aéroports notamment seront désormais exonérés de charges et de chômage partiel.

Magasin de souvenirs, de galeries marchandes et d'aéroports, métiers d'art, traducteurs-interprètes: le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé lundi que de nouveaux secteurs d'activité bénéficieraient d'exonération de charges et de chômage partiel.

"Nous allons élargir les bénéfices des dispositifs prévus pour le tourisme à un certain nombre de secteurs, je pense en particulier aux magasins de souvenirs et de piété", a déclaré le ministre lors d'un déplacement à Lourdes, lieu traditionnel de pèlerinages religieux, pratiquement à l'arrêt en raison des mesures sanitaires.

Les magasins de souvenirs et de piété, les boutiques des galeries marchandes, les boutiques des aéroports, les traducteurs-interprètes, les métiers d'art, les services auxiliaires de transport par eau, les paris sportifs, les labels sont concernés par la mesure.

Ils pourront accéder au dispositif d'activité partielle jusqu'à la fin de l'année, au fonds de solidarité jusqu'à la fin de l'année, et à l'exonération des cotisations sociales pendant 4 mois à compter de la publication du décret. De plus, ceux dont le chiffre d'affaires a baissé d'au moins 50% depuis 2019, pourront percevoir une aide de 1.500 euros par mois.

Lire aussi : Covid-19 : le tourisme français accuse de pertes d'au moins 30 à 40 milliards d'euros

A Lourdes, a-t-il ajouté, "les commerçants que nous avons rencontrés ont perdu 80, 85% de chiffre d'affaire. Pour Lourdes, c'est 70 à 80% d'activité en moins parce que les touristes étrangers, les pèlerins, ne sont pas là".

"Ici à Lourdes, c'est la triple peine, car nous avons des clientèles très internationales, qui correspondent à 62% des nuitées, souvent très saisonnieres, d'avril à octobre, et les pèlerins sont des seniors", a abondé le secrétaire d'Etat au Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne.

Le ministre délégué aux PME Alain Griset a également participé au déplacement à Lourdes, alors que se profile le pèlerinage du 15 août, principal évènement de l'année pour la cité mariale.

Lire aussi : Aide au tourisme: Le Maire annonce le lancement d'un prêt garanti par l'État "saison"

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Commentaires
a écrit le 11/08/2020 à 22:41 :
.. et on nous explique que tout cela défend l'économie française et notre compétitivité; désespérant de bêtise..
a écrit le 11/08/2020 à 14:05 :
quelle désastre pour la France , cette equipe qui ne pense qu'à 2022 honte aussi à ces LREM qui bêtement vont voter le budget
a écrit le 11/08/2020 à 9:10 :
En parlant d'aide :

C'est un court paragraphe d'une quinzaine de lignes passé presque inaperçu dans le dernier rapport annuel de la Cour des comptes sur le budget de l'Elysée. En page 8, les magistrats relèvent que l'enveloppe consacrée aux frais de justice par la présidence de la République a subitement enflé l'an dernier, passant de 2352 euros en 2018 à 159 766 euros en 2019. Ces dépenses représentent la prise en charge des honoraires d'avocat de quatorze collaborateurs ou ex-collaborateurs du Palais au titre de la protection juridique.

Le rapport de la juridiction administrative ne précise pas leurs noms mais France Inter révèle ce vendredi que l'un d'entre eux n'est autre que Claude Guéant, l'ancien secrétaire général de l'Elysée. L'intéressé reconnaît que, « comme la loi le prévoit », ses frais d'avocat sont payés à 100 % par le budget de la présidence dans l'affaire dite des « sondages de l'Elysée », pour laquelle il a été renvoyé devant le tribunal correctionnel par le juge Tournaire.
a écrit le 11/08/2020 à 9:02 :
Oui c'est vrai que toutes ces petites boutiques vendant toutes les mêmes bibelots achetés trois fois rien à la Chine et qui font des milliers de kilomètres pour parvenir jusque chez nous est vraiment une "économie" à sauver.

On croit rêver.
a écrit le 11/08/2020 à 8:52 :
Donc au lieu de transformer notre système pour l'adapter aux défis à venir, on va mettre tous nos moyens pour ralentir son inéluctable naufrage. Le sacrifice des générations futures continue.
a écrit le 11/08/2020 à 8:09 :
la distribution de cheques continue
vite il faut que la banque centrale prete plein d'argent a taux zero ( prets qu'elle annulera sans que ca coute rien a personne, sauf aux allemands danois et autrichiens) piour financer toute cette generosite
he, au passage, votez la retraite a 30 ans a la sncf, avec un minimum social de 5000 euros, pour faire plaisir a la cgt, ca ne coutera rien a personne si la bce a finance ca
a écrit le 10/08/2020 à 18:38 :
Lorsque l'on sollicite une allocation (APL, etc) on nous demande notre feuille d'impôts pour savoir si l'on y a droit.
Par contre, pour les propriétaires de magasins du monde de piété à Lourdes qui ont fait fortunes depuis des années et des années, pas de problème. On ne leur demande pas leur patrimoine et on leur attribuer de l'argent gratuitement. Et ce gouvernement après ça dit que notre système de retraite et en faillite et là ne veut pas mettre la main à la poche!!!!!

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