Les classes moyennes, grandes perdantes des mesures du gouvernement en 2022
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'inflation des produits alimentaires demeure à des niveaux biens élevés.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'inflation des produits alimentaires demeure à des niveaux biens élevés.
Reuters
Après avoir frôlé des sommets en 2022, l'inflation a ralenti tout au long de l'année 2023. En octobre dernier, l'indice des prix à la consommation a augmenté de 4% contre 6,2% un an plus tôt. L'inflation resterait à un niveau élevé jusqu'à la fin de l'année 2023 et commencerait à se dégonfler en 2024. Face à cette explosion des prix, le gouvernement a multiplié les mesures pour amortir le choc sur le porte-monnaie des ménages.
Entre les chèques énergie, les indemnités carburant, la prime exceptionnelle de rentrée, la suppression de la taxe d'habitation, les Français ont bénéficié de mesures à la fois exceptionnelles et pérennes.
À lire également
Au total, tous ces dispositifs ont permis un bond du revenu disponible des ménages français de 8,4 milliards d'euros, selon l'ouvrage de référence Portrait social de la France dévoilé par l'Insee ce jeudi 23 novembre. Sur ce total, 4,6 milliards d'euros correspondent à des mesures exceptionnelles et 3,7 milliards d'euros à des mesures pérennes. Résultat, le niveau de vie des Français a augmenté de 190 euros, soit +0,7% en 2022. Mais derrière cette moyenne, il existe des disparités spectaculaires. « Les gains de niveau de vie sont plus importants pour les premiers niveaux de vie. Ils diminuent ensuite jusqu'au sixième décile. Ils réaugmentent ensuite dans le haut de la distribution », a déclaré Sylvie Le Minez, cheffe de l'Unité des études démographiques et sociales lors d'un point presse.
