Les dons aux associations, victimes de la crise ?

 |  | 438 mots
Lecture 2 min.
(Crédits : Reuters/Regis Duvignau.)
Pendant la crise sanitaire, seulement 10% des Français ont fait des dons aux associations ou à des cagnottes en ligne, selon un récent sondage Ipsos pour les apprentis d'Auteuil. Toutefois, 51% des répondants prévoient de donner au cours de l'année 2020, soit la même proportion qu'en 2019.

La pandémie pourrait faire des dégâts dans le secteur associatif. Selon un récent sondage réalisé par Ipsos pour les apprentis d'Auteuil, les dons aux associations ou à des cagnottes en ligne ont concerné un nombre plus restreint de Français (10%), tout comme le bénévolat pour des associations (9%). La crise a déjà commencé à provoquer des dégâts considérables sur l'économie, faisant craindre une perte de revenus chez de nombreux Français. La multiplication des appels aux dons et à la solidarité est déterminante pour de nombreuses associations.

Un Français sur deux prévoit de donner

Sur l'ensemble des Français interrogés, 51% des répondants prévoient de donner au cours de l'année 2020, soit la même proportion qu'en 2019. "Cette stabilité s'explique par la crainte à l'égard de l'avenir économique, qui tempère l'élan de générosité observé", explique l'institut de sondages. En revanche, la proportion de donateurs parmi les plus hauts revenus pourrait progresser au cours de cette année. 82% ont annoncé qu'ils allaient faire un don contre 77% en 2019. Parmi eux, 61% ont déjà donné au cours du premier semestre. De multiples outils fiscaux existent pour favoriser les dons en France.

300 euros de dons en moyenne

Les résultats de l'enquête indiquent que le montant de dons a atteint 300 euros en moyenne en 2019. Derrière cette moyenne, il existe des disparités. Ainsi, 48% des répondants affirment avoir réalisé un don de 100 euros ou moins, 23% ont effectué un don entre 101 et 250 euros et 17% entre 251 euros et 500 euros. Chez les hauts revenus, les dons atteignent 2.140 euros en moyenne. 65% ont donné 1.000 euros ou plus et 9% ont donné entre 501 et 1.000 euros.

La santé et la recherche médicale, principaux bénéficiaires

Sans surprise, la santé et la recherche devraient profiter d'une hausse de dons cette année. Parmi les sujets plébiscités par les Français, la santé et la recherche médicale arrivent en tête pour 39% des répondants. Viennent ensuite l'aide aux personnes les plus démunies (27%) et l'environnement (27%).

Chez les plus hauts revenus, la santé et la recherche médicale (48%), l'aide aux plus démunis (38%) et l'enfance et l'éducation (34%) arrivent en tête des causes les plus soutenues.

Méthode : 1.500 personnes interrogées dont 1.000 personnes représentatives de la population nationale âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas: sexe, âge, profession, catégorie d'agglomération, région). L'échantillon a été interrogé du 19 au 28 mai 2020. en ligne via l'Access panel Ipsos. 500 personnes dont le revenu annuel net du foyer est supérieur ou égal à 120.000 euros

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/06/2020 à 21:05 :
L'article est passé à coté de la crise touchant les dons aux organisation caritatives les plus vitales pour la population, au moment où les pauvres subissent le choc de la récession.

Emmaus, les restos du Coeur, le secours populaire, le secours catholique, et de façon générale les associations caritatives qui distribuent les repas, sont au bord de la rupture.

Avec la fermeture des magasins, les banques alimentaires sont à zéro alors que la demande à augmenté de 50%.

Je conseillerais au gouvernement de veiller soigneusement à éviter la faillite des restos du coeur, sinon ils vont voir ce que c'est des émeutes de la faim.
Réponse de le 07/06/2020 à 19:05 :
Désolé, les restaurants du coeur ne financeront pas la campagne de 2022 de Macron, donc Macron donnera a Renault et toutes les grandes entreprises qui rendront une parti de cette argent à son parti... Regardez si l'état voulait aider ceux qui en ont vraiment besoin, nos petits commerces de proximité se demanderaient pas si il ferme ou non...
a écrit le 04/06/2020 à 12:27 :
je dois avouer que la lecture de la methode me laisse un peu perplexe...
des quotas sur des gens de plus de 18 ans, avec categories d'agglomeration et profession!
whaou!
vous connaissez beaucoup d'ouvriers campagnards de 19 ans celibataires qui gagnent plus de 120.000 euros nets?
mmmmmmmm, y a bcp de choses tout a fait contraire a ce que j'ai appris quand je faisais des etudes...
a écrit le 04/06/2020 à 11:25 :
"La santé et la recherche médicale"

Et il serait temps de vérifier que chaque euro soit investi dans la recherche et seulement la recherche et non les pots de vins versés aux politiciens par exemple, merci.
Réponse de le 04/06/2020 à 13:34 :
si les comptes sont certifiés, demander aux certificateurs si y a des pots de vin dans les dépenses. On accède généralement à un bilan, mais si on veut consulter l'entièreté de la comptabilité c'est peut-être plus difficile (et ennuyeux pour un non comptable).
Y a-t-il des chercheurs politiciens ? :-)
J'ai reçu deux courriers avec stylo etc etc de la FRM, une fois adresse donnée par YPonroy (leur ai demandé d'arrêter de donner/vendre mes coordonnées) et l'autre par LaRecherche (pareil, demandé d'arrêter !), on donne à qui on veut. C'est bien fait, le fournisseur d'adresse est marqué après l'adresse sinon on ne sait jamais et est coincé.
Réponse de le 04/06/2020 à 14:15 :
"et ennuyeux pour un non comptable"

Et vu que le comptable est paramétré à prendre ces chiffres en compte ben c'est parfait pour le taf d'un journaliste en fait non ? :-)

"La carte de presse ne s'use que lorsque l'on ne s'en sert pas" de vous savez qui...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :